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Evoken / Beneath The Frozen Soil › S/t

cd • 7 titres • 64:06 min

  • Evoken
  • 1Omniscient10:14
  • 2The Pleistocene Epoch13:24
  • 3Vestigial Fears11:22
  • 4Into the Primal Shrine07:21 [instrumental]
  • Beneath the Frozen Soil
  • 5Ironlung09:09
  • 6Monotone Black I07:36
  • 7Monotone Black II05:00

informations

Evoken : Soundspa studios, Edison, N-J, Septembre 2008. Beneath The Frozen Soil : Dreamix Studios, 2007 & 2008.

line up

Evoken : John Paradiso (Guitare, chant), Nivk Orlando (guitares), Dave Wagner (basse), Don Zaros (claviers), Vince Verkay (batterie) Beneath The Frozen Soil : Linus Pilebrand (guitare, chant), Göran Nilsson (chant), Svante Enefalk (basse), Olof Holgersson (batterie)

chronique

Si vous avez lu la chronique de « A caress of the void », vous avez pu noter comment j’estime Nick Orlando comme LE compositeur d’Evoken. Je sais bien que sans ses comparses, Verkay et Paradiso principalement, le groupe ne serait pas ce qu’il est, mais le son Evoken, l’ambiance mi grotte mi cathédrale Lovecraftienne, c’est lui. Et cela se découvrira à l’écoute des albums d’après son départ, qui marqueront quelques changements pas toujours opportuns, bien que le petit dernier en date, « Mendacium » semble renouer avec une inspiration liturgique qu’on n’attendait plus.

Et ce split, c’est un peu la dernière offrande, la continuation de « Caress… », un groupe à son apogée, un groupe d’une lourdeur absolument dramatique, capable de dessiner les pires tableaux de tempête calme. Il n’y a ici aucune lumière, tout au mieux un rayon blafard au travers d’une fenêtre poussiéreuse, et très probablement brisée (« Vestigal fears »).

Evoken brise, en mille petits morceaux, n’importe quelle atmosphère. Le genre de musique qui fait s’arrêter. Ca ne tient pas à grand-chose, une osmose guitare clean bourrées de flanger et de reverb’, un clavier en nappes soyeuses, et cette brutalité immobile lorsque la bête se réveille. Le schéma est connu, il se répète, mais jamais il ne lasse. La bande à Nick sait amener ses breaks, sait alterner les tempos, Evoken demande de l’attention et t’écrase la gueule en retour, mais verticalement. C’est du ciel que Paradiso grogne et c’est en cela que cet EP tout comme le Evoken circa 00’s est une vraie merveille : le groupe qui fait le lien entre terre et ciel. Bon certes, on est plus souvent la gueule dans la boue, mais lorsqu’au détour d’un break on se fait relever la tête, alors on aperçoit un bout de soleil, dans le fond, voilé, gris, nébuleux.

Alors la partie d’Evoken, sur cet Ep c’est du 6/6, sans le moindre doute, et on regrette qu’il n’y en ait pas plus finalement. Une auto reprise du Promo 2002, et 3 inédits. Paradiso lui-même me l’a confié « Ouais, c’est vrai qu’on pourrait jouer « Omniscient » live, en fait, on devrait jouer plus de morceaux de Nick ». CQFD.

De l’autre côté du split, on a les suédois de Beneath The Frozen Soil. Groupe assez symptomatique des années 2000s, dirigé par le regretté Linus Pilebrand décédé récemment. (Un mot d’ailleurs sur la sympathie de ce garçon, hyper actif dans la scène de l’époque et dévoué au style. Un des premiers mecs de la scène que j’ai rencontré à l’époque). Copinage exclu, il faut avouer que BTFS n’est malheureusement pas un groupe exceptionnel, tout du moins capable de tenir le niveau face à la partie proposée par Evoken sur l’autre face. Concrètement on a un groupe de Funeral Doom vaguement sludgy qui tire son originalité surtout dans ses parties vocales plus proches d’EyeHateGod que de Thergothon. Le vocabulaire ici est classique, bien utilisé, on y sent même l’influence de… Evoken, au gré de ces parties claires avec la Holy Grail au maximum. Le groupe a d’ailleurs toujours su bien s’entourer, le split précédent était avec Negative Reaction, c’est pas rien. Mais j’ai du mal à ne pas m’ennuyer à l’écoute de… Monotone, I & II. On ne rit pas. L’exercice est super périlleux, proposer une musique over répétitive avec une quasi absence de breaks de batterie (qui sonne assez programmée ?), et Linus se vautre un peu parfois dans les poncifs de l’époque. On devine un peu ce qu’il va se passer, on ne vibre pas dans l’atmosphère ni-ni (ni suffocante, ni obscure) qui est apportée ici. Et du coup, on a un EP ni bon ni mauvais… Le cauchemar du chroniqueur, une moue intermédiaire qui ne sent pas bon : je n’aurais sûrement pas écouté ces morceaux s’ils n’étaient pas collés à ceux d’Evoken… C’est toujours risqué les splits avec les sommités d’un genre. 6 et 3 donc.

Bon
      
Publiée le mardi 11 novembre 2025

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