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B12 › Electro-soma
informations
La plupart des titres sont sortis sous divers pseudonymes entre 1991 et 1992 sur leur propre label.
line up
Mike Golding, Steve Rutter
chronique
909ème chronique, enfin... Revolution 909 ? Guts n'est pas prêt. Current 909 ? Pas à la hauteur de son nom (on en reparlera tout de même)... Jeff Mills ? L'est déjà là... Derrick May aussi... Voyons, Detroit... B12 ! Le duo dans la lignée la plus directe de Detroit vient en fait d'Ilford, Essex, et se range avec tous les précurseurs de la vague 'Artificial Intelligence' de chez Warp. Et des sons de la TR-909, il y en a à la pelletée sur ce premier album.
B12 n'a jamais eu d'autre prétention que de faire de la Detroit techno à la sauce anglaise, c'est-à dire un peu plus cérébrale et moins physiologique. Ambient Detroit ? Impossible de ne pas se laisser prendre par le premier titre entièrement kosmik avant de se plonger dans la soupe de hi-hats et de claps de Hall of Mirrors. Qualifier B12 de rétro-futuriste serait trop facile, la vérité étant que c'était déjà rétro en 1993, la plupart des titres provenant de vinyles sortis entre 1990 et 1992 sous des noms divers (Musicology, Infamix, Redcell, etc). C'est tout un artisanat de musique électronique qui se voulait intemporel, un pied dans le futur et l'autre dans le passé, que Mike Golding et Steve Rutter tricotent sous l'ombre de pseudonymes et labels obscurs. C'est ce qui peut aussi faire sonner cet Electro-soma un peu conservateur tandis que leurs contemporains tels µ-ziq, Autechre ou encore Richard James brisaient les barrières et les possibilités des sampleurs-séquenceurs. Un album dont les limites sont bien comprises par ses progéniteurs qui ne cherchent qu'à extraire de toutes leurs machines d'entêtantes mélodies (mémorable 'Metropolis') et grooves froid-chaud typique de la Motor City ('Bio Dimension' ou tout autre titre en fait tant ils se suivent sans anicroche). C'était, un peu comme pour Bytes ou Incunabula, une excuse pour caser toute une série de titres en format album 'd'écoute de salon' pour la fameuse série de chez Warp. Si leur second album Time Tourist gagne en richesse et intemporalité, cet Electro-Soma si contextuel se tient tout seul comme au premier jour, aussi charmeur que désuet.
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- Dioneo › Envoyez un message privé àDioneo

Tout à fait le souvenir que j'en ai, de ce disque (ce qu'en dit la chro)... Detroit tech chillax, fraîche comme le brouillard, claire comme le métal dépoli d'un bunker SF posé dans une aube pâle ou une lente tombée de crépuscule au bord d'une route suburbaine où on roulerait à gauche... Faudra que je réécoute enfin ça, ainsi que le suivant, ça fait partie avec quelques autres trucs (genre Landcruising de Carl Craig, entre autres) d'un sorte de BO diffuse de ces années là de mon existence, sans regret ni nostalgie.
Message édité le 09-11-2025 à 18:58 par dioneo

