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Clutch › Slow Hole To China : Rare and Unreleased
- 2003 • River Road Records 005 • 1 CD
- 2009 • Weathermaker music WM005 • 1 CD digipack
cd • 15 titres • 46:50 min
- 1King Of Arizona
- 2Slowhole To China
- 3Nickel Dime
- 4Sea Of Destruction
- 5Oregon
- 6Easy Breeze
- 7Hale Bopp Blues
- 8Four Lords
- 9Rising Son
- 10Guild Of Mute Assassins
- 11Willie Nelson
- 12Equinox [reprise de John Coltrane]
- 13Hoodoo Operator
- 14Day Of The Jackalope
- 15Ship Of Gold (West Virginia)
informations
Première édition de 2003, réédition augmentée (trois titres) en 2009. Chroniqué à partir de cette dernière (Slow Hole To China : Rare and RE-Released). Il existe depuis 2024 une version remastérisée avec pochette alternative (la seconde ci-dessus).
line up
Neil Fallon (chant), Tim Sult (guitare), Dan Maines (basse), Jean-Paul Gaster (batterie)
Musiciens additionnels : Eric Oblander (harmonica sur "King of Arizona"), Heartbeat (congas sur "Equinox")
chronique
Matrixé par l'écran-roi au point de cliquer encore sur certaines sottises que l'algorithme me propose quand je suis occupé à poser ma pêche penché sur le stupidphone, cet outil communicant de la non-communication, j'ai récemment souffert en entendant la description qu'un guitariste youtubeur faisait du rock, décrivant les accords en ré mineur, et patati et patata, jusque là rien que de technique... Puis il affirmait qu'une musique est chiante quand elle se contente de répéter la même recette sans être - je cite - "inventive". Et là, ce demeuré prenait comme exemple, je vous le donne en mille (attention, vous êtes prêts ?) : ...Dream Theater. "EPIC FAIL", comme on dit outre-mare aux canards (réchauffement climatique). Et comme dirait Ed War Balladeur, cousin de Nicolas Chtar-Cosy : "je vous demande de vous arrêter (pauv'con) !" Encore une preuve au massage qu'être musicien n'a jamais été synonyme d'avoir moins de merde dans les oreilles, s'il en fallait une. Ce type a simplement pas dû entendre parler de Clutch, en fait.
Ce que ce genre d'obsédés du "nouveau" ne voient pas, à force de se filmer débiter leurs âneries en se croyant malins, c'est que le rock, has been ou pas, exégètes moisis à la Philippe Manœuvre au rang de ses défenseurs ou pas, est un des derniers trucs semblables à du bon artisanat qui continuent leur chemin en musique, malgré toutes les variations déjà entendues, par-delà les générations. Parce que suffit de réussir un riff à la con, pour que les vieux cons et les jeunes cons accrochent à l'unisson sur son bon son. Parce que quand j'écoute Clutch même avec cette compile de fonds de tiroirs datant de 1999 à 2002, ben c'est ce que je ressens. Porté par le poum-tchack parfaitement calibré d'une impeccable "Guild Of Mute Assassins". Et si t'es pas d'accord avec mon analyse, lecteur dubitatif : j'te dis zut et flûte et zou-zou-zou-zoubida, car je secoue mon boule et mes boules jaunes qui barbotent en testicuzzi, j'écoute le bon rock qui sent la terre, la terrrrre, la terrrrreuh ma denrrrrrrée ! La terre du Maryland. La terre qui tourne. La terre qui twerke dès le riff déjà-entendu-mais-je-m'en-balance de "King of Arizona" (sur ma version - mais ça marche aussi avec "Slow Hole To China"), et au fil de tous ces morceaux qui ajoutent-que-dalle-à-la-discographie-mais-qu'importe ! Quand il n'est pas corrompu par l'inventivité, et pleinement dévoué au rite, pardon au rythme, à la répétition du même truc en mieux, sacrificielle, missionnaire, le rock donne des Kilmister. Terre ! Terre ! Ou des Fallon-Sult-Maines-Gaster. Terre ! Ici l'orbite de Jupiter ! Alors vous me direz "Raven, radoteur relou, au lieu de t'exciter sur ton rock clutchien accrocheur mais sans créativité, tu pourrais nous causer de trucs expé, chiadés... érudits !" Ce à quoi je répondrais : lisez les paroles, avec vos grosses lunettes de musicologues ! Et vous comprendrez alors, que Clutch n'est pas "your average rock band". Et s'il faut que ça passe par la musique, parce que j'entends "Johnny chantant du Thiéfaine ben ça resterait du Johnny" (pas sûr mais admettons) : vous avez la preuve par le riff, le rythme, le groove et le funk. En plus ça gagne en puissance aux réécoutes. Alors aux chiottes les pincettes, et en avant guinguette !
Le feeling, flamboyant comme dans le hard rock furieux d'une "Sea of Destruction", jusqu'au jouissif hard rock d'ivrogne "Day of The Jackalope", sortie d'un coït entre le loup-garou alcoolique de Swordfishtrombones et une des groupies en débardeur de ZZ Top. Allez, cinq boules, bien roulées et bien rugueuses, comme le son de gratte sur "Willie Nelson", nourri à Hendrix et à l'amour des choses bien faites, ou ces percussions irrésistibles sur la géniale reprise pleine de punch de Coltrane ("Equinox"). C'est pas le meilleur disque de Clutch, il ne contient pas leurs plus saillants tubes... mais c'est un des plus homogènes, alors que c'est une compilation, ouais, c'est con hein. Et c'est peut-être moins complexe, mais c'est quand même autre chose que les salmigondis écœurants de groupes à la mords-moi-le-nœud comme Dream Theater, charmant avant tout les mélomanes fâchés avec les galipettes, le steak-frites et l'évidence... Oui, c'est gratuit, mais ça soulage.
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