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The Angels of Light › How I Loved You
- 2001 • Young god records YG16 • 1 CD digipack
cd • 10 titres • 69:57 min
- 1Evangeline
- 2Untitled Love Song
- 3My True Body
- 4Jennifer's Sorry
- 5Song For Nico
- 6New City In The Future
- 7My Suicide
- 8New York Girls
- 9Public Embarrassment Blues
- 10Two Women
informations
line up
Michael Gira (chant, guitares), Thor Harris (dulcimer, piano, chœurs)
Musiciens additionnels : Bliss Blood (chœurs, ukulélé, scie musicale), Christoph Hahn (guitare, lap steel), Dana Schechter (basse, piano, melodica, chœurs), Lawrence Mullins (batterie, timbales, vibraphone, orgue, tambourin, castagnettes, glockenspiel, cloches), Birgit Staudt (accordéon, melodica, piano, synthétiseur, chœurs), Siobhan Duffy (chœurs)
chronique
Mère était une sainte femme. Elle me chantait des chansons douces. Elle me lavait dans la bassine, me séchait les cheveux avec vigueur. Elle faisait des petites pointes tortillées avec les coins de la serviette pour l'intérieur des oreilles, et c'est comme si j'entendais tout plus fort et plus net, après. Elle me faisait de délicieux sandwiches, emballés avec amour, en chantant de la voix la plus tendre du monde. Elle sentait la liqueur et les fleurs. Dans ma boîte à goûter elle posait ses gâteaux. Sur mon front, un baiser. Elle avait des mains fines et un sourire d'ange. Elle était la lumière. Tout le monde l'aimait c'est vrai, mais pas autant que je l'aimais, Mère.
Père était un homme autoritaire. Il tenait Mère. Mère tenait à lui. Malgré tout. Elle buvait beaucoup, et lui disait parfois qu'il sentait le parfum de femme. Il répondait avec des mots durs. Et il répondait parfois sans mots. Père avait de grandes mains. Il fabriquait des gros meubles. Il achetait des outils. Il souriait, mais sans ses yeux. Il allait le soir, on ne sait trop où. Avec un œil sévère il ajustait ses manches. On le voyait peu. Père était l'ombre. Il avait un piano. Il frappait les touches. Il frappait les touches, de plus en plus fort. Moi j'allais au dodo. Do, l'enfant do. J'essayais de rêver. Père chantait des berceuses spéciales, qui m'empêchaient de dormir. Il ne voulait pas la paix, Père.
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- Raven › Envoyez un message privé àRaven

Je n'ai jamais osé l'écouter, celui-ci... Comme une impression qu'il a atteint ici l'aboutissement de ses ballades amères-icana. Vais tenter de suivre ton conseil, Jacques.
- Note donnée au disque :
- jacques d. › Envoyez un message privé àjacques d.
L'équilibre réussi entre le Gira solo et le projet communautaire (alternatif aux Swans (?)),il faut le trouver dans l'album "the Angels of Light Sing Other People".
- Coltranophile › Envoyez un message privé àColtranophile
« qu'il ne parle jamais de lui mais s'efface devant Dieu... » Elle est belle, celle-là. Ça voudrait être plus à côté de la plaque que ça ne pourrait pas. Vague souvenir d’avoir préféré le précédent à celui-ci.
- Gouzi › Envoyez un message privé àGouzi
"Marrant, on m'a parlé hier d'à quel point Monsieur Gira est un artiste complet qui fait du beau avec tout ce qu'il touche, qu'il ne parle jamais de lui mais s'efface devant Dieu... bref, là je viens d'ecouter 5 minutes sur spotify et ça m'a gavé."
punaise, c'est vraiment pas comme ça que je le vois ! Du beau avec tout ce qu'il touche en plus !!? Non mais tendre vers la beauté, alors je ne connais pas la disco intégrale des Swans, juste quelques albums soit écoutés, soit survolés, mais jamais eu l'impression que ce soit son but, et en tous cas pas le résultat que j'ai ressenti. Plutôt du "trouble" en fait, du trouble sombre, assez antipodique avec la notion de Beauté, je trouve.
Il a quelque chose qui m'a toujours intrigué et fasciné chez Gira ( et je ne dois pas être le seul tellement c'est flagrant quand voit sa tête, assez en cohérence avec sa musique d'ailleurs. On se demande ce qu'il a vu ( peut-être même plutôt que ce qu'il a vécu... après, juste une vague impression ) : c'est cette espèce de rigidité intransigeante, quelque peu obscure et sans artifices ( abreuvée par une religion made in US ?- il semble y avoir un fond "ésotérique" chez les Swans).
Et bien entendu les débuts indus' des Swans qui contraste avec le virage qu'ils ont pris avec White Light, puis Love of Life ...
On peut penser à Death In June, anglais pourtant, quelque part, non ?
Bref, il y a une cohérence mais du mal à en comprendre les rouages.
- Cinabre › Envoyez un message privé àCinabre

Ouep. Musique pour gens fâché avec le démiurge (tout beau tout gentil qu’il soit ou non d’ailleurs).
Edit: le père pourrait-on dire même pour faire un parallèle avec la chro. Son autorité même. L’absence de sa tendresse. L’abandon. La trahison du bien! Pour qui puisse bien comprendre ce que ça veut dire en réalité. Il comble le vide. Il le remplit d’air. Il se gonfle comme un gars qui doit se battre mais qui préfère se vider la tête sur du papier pour en faire un film pour les esgourdes. Rêve d’enfant, cauchemar d’adulte si c’est pas l’inverse. C’est absurde et touchant. De cette manière là uniquement d’ailleurs. Sinon on lui préférera toujours la lumière la vraie. Qu’on trouve ailleurs bien sûr, mes petits papillons!
Message édité le 29-09-2025 à 15:50 par Cinabre
- Note donnée au disque :

