Vous êtes ici › Les groupes / artistesIImperial Triumphant › Goldstar

Imperial Triumphant › Goldstar

cd • 9 titres • 38:15 min

  • 1Eye of Mars05:07
  • 2Gomorrah Nouveaux04:34
  • 3Lexington Delirium04:34
  • 4Hotel Sphinx04:49
  • 5NEWYORKCITY00:47
  • 6Goldstar00:54
  • 7Rot Moderne04:35
  • 8Pleasuredome05:35
  • 9Industry of Misery07:20

informations

Produit, enregistré et mixé par Colin Marston, Menegroth Studio, Queens, New York City, New York, Etats-Unis. Masterisé par Arthur Rizk.

Sorti en CD, vinyle, en ligne. Illustration par Zbigniew Bielak.

line up

Steve Blanco (basse, claviers, piano, voix), Zachary Ezrin (voix, guitare, orchestration), Kenny Grohowski (batterie, percussions)

Musiciens additionnels : Tomas Haake (narration [3,8]), Dave Lombardo (batterie [8]), Yoshiko Ohara (voix [5]), Brendan McGowan (voix [4,9]), J. Walter Hawkes (trombone [1,3]), Ben Hankle (trompette [1,3])

chronique

Imperial Triumphant est un groupe américain, un groupe new-yorkais, un groupe qui aime Fritz Lang, qui a dû jouer à mon Bioshock préféré, Imperial Triumphant est un groupe de nerds de la musique, ils aiment s’habiller comme au carnaval, ils aiment onduler sur scène comme des nonnes sur le dancefloor, et surtout, ils ont de l’humour, et ils sont productifs. Ils sortent régulièrement depuis quelques temps mes albums de l’année, et comme d’habitude, Imperial Triumphant version 2025 sera là pour me sentir plus puissant, plus svelte et décontracté, je reculerai deux pas en arrière pour prendre du recul, j’écouterai à nouveau Haendel comme au bon vieux temps où une seule harmonie, un seul accord pouvait me mettre en transe, quand une sirène de police coincidaient à des murmures dans un appartement où la poussière volète à travers la lumière artificielle de la rue, passant comme un radar à travers les persiennes mal fermées. "Le futur n'est plus vraiment ce qu'il était" pourtant. Ici, comme dans certaines jeux vidéos comme celui cité, mettant en scène des lieux rétro-futuristes dystopiques uchroniques, nous auront une fausse pub pour clope, l’illustration est une réclame affirmant qu’écouter ce disque risque de vous rendre fada, et on fera le pari, on se mettra à jouer avec la proposition d'Imperial Triumphant même si le futur, c'était mieux avant, et le rétrofutur j'en parle pas tellement il a été rabaché, remixé, revomi. En même temps, proposer la folie, c'est sympathique, c'est "substance mort" dans les oreilles, ce n’est pas non plus de la psychose au dernier degré, on n’est pas chez Portal. D’ailleurs, cette relative accessibilité pour du death metal tordu passe surtout par le format des chansons ressenties plus courtes, plus resserrées, plus percutantes, n’allant pas juste au hit à part le Haendel qui restera pour toujours un tube… c’est facile, ça coule tout seul et pourtant je suis attaché à cet album que je réécoute cette année très régulièrement, à petites doses. Imperial Triumphant c’est un peu cette bouteille de gnôle que vous ressortez de temps en temps, les autres là, les Deftones, les gutsofdarkness, les parties de Sims4 prenant le rôle de l’eau gazeuse qu’il vous faut utiliser pour ne pas tomber dans le pommes au volant de votre voiture après six heures de bouchons au niveau de Valence sur l’Autoroute du Soleil. Imperial Triumphant lui se déguste en snob, à petites gouttes, même si ça parait plus facile maintenant, surtout car il parait plus facile maintenant. Allez, je les inviterais même à manger un bout et boire un coup, et peut-être même je les écouterais blablater de l’état du monde. Mais trêve de rêveries : je veux juste écouter de la musique, carrée, dissonante, gutturale, polie, parfaite, comme une Testarossa à l’arrêt sur la route des vacances, on se demande ce qu’elle vient faire là, ça y est elle n’est plus, n’a t-elle jamais été ? Et dans une brume de souvenirs se dévoile des gratte-ciels impossibles, des machines pensantes hostiles, quelques humains hybrides qui sont comme une métaphore du son généré par Imperial Triumphant. On y repense, mais on se dit : « non, j’attendrai la semaine prochaine. Là, j’écris la chronique. Demain peut-être quand je serai seul, vide, incarné comme une méduse mécanique, tout gavé d’huile de baleine à chercher mes clopes Gooooldstaaaaar dans une poche que je n’ai jamais eu ». Peut-être on se l'écoutera, on ne souriera pas, on sera dans une familiarité sans âge, mélangeant période fantasmées et réelles, récits déconstruits et reproposés, belle musique, "j'écoute de tout mais ça c'est du bruit par contre", mais attends, le digipak est doux au toucher.

Très bon
      
Publiée le samedi 20 septembre 2025

Dans le même esprit, Rastignac vous recommande...

dernières écoutes

Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Goldstar" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Goldstar".

notes

Note moyenne        11 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "Goldstar".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Goldstar".

ClaudeWallace Envoyez un message privé àClaudeWallace

Leur album le plus fluide, le plus lisible. Maintenant, bon, on gagne en facilité ce qu'on perd en subtilité.

Note donnée au disque :       
born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Oui, c'est facile à comprendre, hein ?

Message édité le 21-09-2025 à 06:24 par born to gulo

Note donnée au disque :       
Heptanes Envoyez un message privé àHeptanes

Et dire que les gens comparent ça à Portal ou à DSO...

Note donnée au disque :       
Procrastin Envoyez un message privé àProcrastin

Envie de lui mettre 5 à cause du rif de fin de Lexington Delirium qui m'embarque pour le reste du voyage, mais bon, c'est chouïa trop enthousiaste ; je lui préfère quand même de beaucoup Alphaville.

Note donnée au disque :       
SG_Munn Envoyez un message privé àSG_Munn

Très bonne chronique, pleine de références, d’un album excellent.

Note donnée au disque :