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Plague Garden › Under the sanguine moon
- 2025 • Bleeding light music 1 CD digipack
cd • 9 titres
- 1Running from Satan
- 2Religion
- 3Shadows
- 4The dirty dead
- 5Pandora
- 6Los niños perdidos (The lost boys)
- 7#1 Crush
- 8Blood fingers
- 9Blood debt
informations
line up
Fernando Altonaga (chant, guitare), Stephen Hannum (basse), Dæmien Alexander (guitre), Angelo Atencio (clavier), Azy Bats (chant féminin)
chronique
Dans ma chronique du bon ‘Blue captain’, j’expliquais que les éléments présents en ses sillons allaient encore être améliorés sur l'essai suivant, il s’agit donc de le démontrer maintenant. Cela s’entend dès les premières secondes de ‘Running from Satan’. J’ai beau aimer les boîtes à rythmes, l’usage d’une vrai batterie ajoute d’emblée du corps aux rythmiques sans gâcher leur potentiel dépouillé car le groupe persiste dans son optique de ne pas charger la musique. Il y a tout au long de ce disque (comme sur son prédécesseur) une impression de voûte, de réverbération, dégageant une obscurité unique à la fois dense mais jamais trop épaisse. Le combo dose en effet à merveille des passages épurés où basse et clavier sont rois, d’autres où le travail des guitares l’emporte entre froideur gothique et électricité deathrock plutôt appuyée. L’élément surnageant demeure le chant, profond, qui m’évoque tellement Ritual Howls (non que je veuille dénier à Plague Garden son identité) et confirme cette impression d’avancer de nuit non dans un cimetière mais plutôt des friches industrielles dans lesquelles la végétation reprend ses droits; les instants de presque silence (‘Religion’) n’en prennent que plus d’importance. Outre la batterie, un jeu de clavier légèrement plus développé, le combo a ajouté quelques vocaux féminins du plus bel effet (Azy Bats de The Palest Grey). Comment vous expliquer pourquoi cette obscurité de nuit sans lune (malgré le titre) me parle tant ? Outre la redoutable efficacité mélodique, cette production maitrisée dans l’art de ne jamais surcharger le noir, cette musique implique quelque chose de tendu qui ne se libère jamais complètement, même quand la guitare se lâche. Le mérite en revient à la rythmique chirurgicale qui ne cherche pas l’esbrouffe mais maintient une pression discrète tout au long du disque ainsi qu’aux apports subtils à peine perceptibles du clavier se coulant dans cette espace de réverbération marbrée pour y infuser une touche froide comme un frisson en bas de l’échine. Couplés à ce chant fabuleux, tout concourait au coup de coeur spontané pour cet opus, raison de ma commande d’ailleurs (c’est le manager du label qui a l’extrême gentillesse de m’envoyer le disque précédent en cadeau, je ne le remercierai jamais assez). Certes, on reconnaît la palette d’influences mais Plague Garden en usent pour tisser une obscurité extrêmement noire, rassurante et dangereuse à la fois, que je n’ai retrouvé que chez Ritual Howls… Un joyau obsidienne...
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