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Chemical Breath › Fatal exposure
- 1992 • Crypta records CD 55 C • 1 CD
cd • 9 titres • 38:12 min
- 1The Advantage of Disbelieve05:54
- 2Arachnid03:59
- 3Chamber of Lost04:10
- 4Deny Fear03:55
- 5Erased from Existence03:05
- 6Several Hours to Judgement03:46
- 7Lost Tribes04:30
- 8Hideous Perspectives03:42
- 9Mutilation05:11
informations
Delta studios, Wilster, Belgique.
line up
René Rokx (Guitares), Jurgen Maes (Basse), Andy Missotten (Batterie), Alain Chernouh (Chant, guitares).
chronique
Récemment, lors d’un concert de Brutus, je me faisais la réflexion avec un pote : La Belgique, ça fait un siècle qu’on se fout de leur gueule, mais musicalement, si je m’en tiens à une rigueur uniquement qualitative, ils nous explosent, mais d’une force... Ca ne s’arrête jamais, quel que soit le genre pratiqué, les belges, ils savent faire de la musique, ils l’ont toujours bien fait, et ça ne changera pas je crois.
Niveau Death metal, c’est vrai qu’en dehors d’Aborted j’étais un peu largué (tout comme la scène dite « actuelle » dont je ne vois absolument pas l’intérêt, à part préparer nos futures activités à l’EHPAD), heureusement, fidèle client de Vic records, j’ai profité d’une petite solde pour faire un tir groupé de rééditions bien quali du label et tomber, venons-y, sur ce premier album de Chemical Breath.
Un petit tour sur Metal Archives confirmera ce syndrome belge : le groupe sort d’absolument nulle part, n’ira pas bien loin, deux albums, les membres ne feront pas grand-chose (le compositeur fera tout de même une apparition sur un album de Callenish Circle mais est ce vraiment un haut fait d’arme ?), et le statut culte leur fut conféré quelques 30 ans plus tard, merci Internet.
Une histoire classique, et même pas très drôle, en fait, parce que « Fatal exposure », c’est un bon disque, indéniablement. Il est sorti au bon moment, en 1992, qu’il surnage clairement dans les prods de l’époque, et qu’il rappelle clairement qu’à l’époque, il fallait surtout être sur le bon label. Pas de bol, ca a été Crypta records. Résultat : le disque pète les 300€ aujourd’hui, mais personne ne l’a entendu.
Mais de quoi parle-t-on exactement ? De Death metal, de la frange technique et old school. Chemical Breath se place exactement entre Death (« Spiritual Healing » voire « Human »), et Pestilence (“Consuming impvlse”). Une musique qui réclame détermination, mise en place et précision, et ça on est servi. Il a tout pour lui ce disque, la technique, la prod’, les riffs, il ne lui manque que les compos, cette étincelle qui crée le headbang, au moins intérieur. Chemical Breath emprunte, malaxe et recrache avec goût certes, voire même un certain talent mélodique notamment, mais il se perd souvent, se répète, bégaye un peu. En bon moine copiste, il oublie un peu le relief, les respirations qui font d’un bon album un grand album. On écoute, on écoute, et on ne retient pas grand-chose. Et on comprend alors, oui Benediction, Disincarnate, ou même Cancer feraient objectivement pâle figure à côté, mais eux ils avaient *le truc*, ceci expliquant cela. Heureusement, le statut culte et la vénération pour les choses anciennes chez certains gars tout aussi anciens gommera le tri sélectif qui se pratiquait à l’époque. Et pourquoi pas ? C’est pas si dégueu.
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- KlaY › Envoyez un message privé àKlaY
Solide dans le style mais oubliable. Niveaux belges je leur ai toujours préféré Exoto, même bois, même catégorie de death alambiqué mais beaucoup plus efficace et intéressant.
