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Sun Ra › The Definitive 45s Collection 1952-1991

cd1 • 24 titres • 66:48 min

  • Sun Ra
  • 1I Am an Instrument1:37
  • 2I Am Strange3:23
  • The New Sound with Sun Ra and Arkestra
  • 3Chicago USA2:56
  • 4Spaceship Lullaby2:19
  • The Cosmic Rays with Sun Ra
  • 5Daddy's Gonna Tell You No Lie3:08
  • The New Sounds with Sun Ra and Arkestra
  • 6A Foggy Day1:04
  • Billie Hawkins with Sun Ra and His Arkestra
  • 7I'm Coming Home2:04
  • 8Last Call for Love2:28
  • Sun Ra and His Arkestra
  • 9Soft Talk2:43
  • 10Super Blonde2:37
  • Le Sun Ra and His Arkistra
  • 11Saturn3:02
  • 12Call for All Demons4:22
  • 13Demon's Lullaby2:41
  • 14Supersonic Jazz2:36
  • 15Medicine for a Nightmare2:37
  • 16Urnack3:50
  • The Qualities
  • 17It's Christmas Time2:45
  • 18Happy New Years to You!1:48
  • Yochanan, the Space Vocalist
  • 19M uck M uck (Matt Matt)2:48
  • 20Hot Skillet Momma3:14
  • Sun Ra and the Cosmic Rays
  • 21Bye Bye2:51
  • 22Somebody's In Love1:48
  • Le Sun Ra and His Arkestra
  • 23Hours After2:48
  • 24Great Balls of Fire5:29

cd2 • 20 titres • 69:15 min

  • Sun Ra and His Astro Infinity Arkestra
  • 1October4:42
  • 2Adventures In Space2:36
  • The Cosmic Rays with Sun Ra and Arkestra
  • 3Dreaming2:45
  • 4Daddy's Gonna Tell You No Lie3:06
  • Hattie Randolph with Sun Ra and His Astro Arkestra
  • 5Round Midnight3:51
  • 6Back In You Own Back Yard2:03
  • Le Sun Ra and His Arkestra
  • 7Saturn3:42
  • 8Velvet3:25
  • Yochanan, a Space Age Vocalist
  • 9The Sun One2:32
  • 10Message to Earthman2:26
  • Yochanan with Sun Ra
  • 11The Sun Man Speaks4:37
  • Sun Ra and His Arkestra
  • 12Space Loneliness4:35
  • 13State Street3:33
  • 14The Blue Set4:43
  • 15Big City Blues3:15
  • Sun Ra and His Arkestra Featuring Pat Patrick
  • 16A Blue One3:51
  • 17Orbitration In Blue4:46
  • Sun Ra and His Arkestra
  • 18Hell #1 (a.k.a Out There a Minute)3:27
  • Little Mack with Sun Ra and His Arkestra
  • 19Tell Her to Come On Home2:07
  • 20I'm Making Believe3:14

cd3 • 21 titres • 76:14 min

  • Sun Ra and His Outter Space Arkestra
  • 1The Bridge1:58
  • 2Rocket # 92:26
  • Sun Ra and His Astro Solar-Infinity Arkestra
  • 3Blues on Planet Mars3:27
  • 4Saturn Moon2:15
  • Sun Ra and His Astro-Intergalactiv Infinity Arkestra
  • 5Journey to Saturn3:46
  • 6Enlightenment3:28
  • 7I'm Gonna Unmask the Batman2:18
  • 8The Perfect Man5:01
  • Sun Ra and His Arkestra
  • 9Love In Outter Space3:51
  • 10Mayan Temple3:40
  • Sun Ra
  • 11Sky Blues2:44
  • 12Disco 20012:35
  • 13Rough House Blues3:36
  • 14Cosmos extensions4:25
  • Sun Ra and His Outer Space Arkestra
  • 15Quest2:36
  • 16Outer Space Plateau2:24
  • Sun Ra Arkestra
  • 17Nuclear War7:45
  • 18Sometimes I'm Happy4:30
  • 19On Jupiter / Cosmo Drama (Phrophetika 1)3:12
  • 20Cosmo Drama (Prophetika 2)3:17
  • Sun Ra
  • 21I Am the Instrument6:59

informations

line up

Luqman Ali, Marshall Allen, Atakatune, Robert Barry, Ronnie Boykins, Hayes Burnett, Vincent Chancey (cor anglais), William Cochran, Robert Cummings, Charles Davis, Danny Davis, Eddie Gale, John Gilmore, Wilbur Green, Jon Hardy, David Henderson, Jim Herndon, Tyrone Hill, Arthur Hoyle, Lex Humphries, Tommy Hunter, James Jacson, Stafford James, Clifford Jarvis, Walter Miller, Stanley Morgan, Pat Patrick, Julian Priester, Lucious Randolph, Michael Ray, James Spaulding, Sun Ra, June Tyson, Dale Williams, Richard Williams, David Young, Kalil, Roland Williams, Calvin Barron, Lonnie Tolbert, Matt Swift, Billie Hawkins, Victor Sproles, Yochanan, Alvin Fielder, Sam Thomas, Walter Strickland, Tito, Bo Bailey, Hobart Dodson, Hattie Randolph, C. Scoby Stroman, Little Mack, Jothan Callins, Fred Adams, Joh Ore, Samarai Celestial

chronique

Il est fantastique, ce coffret... Encore une autre manière d'aborder la chose, l’œuvre de Sun Ra, les différentes versions, variations de noms de l'Arkestra, à travers les âges – presque quarante ans, tout de même, en l'espèce ! Aussi : c'est l'occasion d'entre Ra AVANT l'Arkestra – accompagnés de divers musiciens qu'on retrouvera ou non, au long de ce voyage, de cette collection, jouant derrière des vocalistes dont, avec ou sans lui, on n'entendra ensuite plus guère le nom.

À vrai dire, avec ces trois disques, on a un peu l'impression d'écouter Radio Sun Ra – une rétrospective de toutes les musiques de ce monde plus ou moins parallèle, prophétique, inventé pour partie, ancré dans des formes qu'on croyait bien connaître, pourtant, qui « partent » toujours un peu (ou beaucoup plus) ailleurs, ici, investies par ces gens. Du jazz, bien-sûr – qui n'a jamais besoin « du free » ou « du bop » mais en saisit des échos pour les propulser dans son espace, sa dimension propre. Mais aussi, mais avant : du doo-wop, des « novelty songs » (chansons humoristiques, comiques, bouts de comédie de situation mis en musique), des chants de Noël (eh oui), du Rhythm and Blues qui tire même franchement Rock'n'Roll... Tout est là – tous les morceaux sont connectés à ces genres, en prennent et en comprennent étroitement la forme. Mais tout est toujours un peu... Désaxé – autrement approché, poussé souvent vers un drôle d'expressionnisme (les morceaux avec Billie Hawkins, et leur chant tellement exalté qu'il en devient perché... On n'est pas loin des facéties du Parliament Funkadelic de Clinton, quinze ou vingt ans plus tard, quand ceux-là se rendront d'un drôle de gospel à la fois hilare et éploré). D'humour, il est question, oui, bien-sûr, aussi, dès les débuts, dans la musique de Ra – d'une veine qui laisse planer le doute, toujours plus ou moins, ne dit pas ce qui relève d'une torsion délibérément appliquée à ces matières que les musiciens manient et ce qui découle d'un véritable délire.

On dévale les années – des fifties gominées aux seventies bariolées, aux eighties funky-pseudo-disco, aux toutes dernières sorties du vivant de Sun Ra. Certains classiques du groupe passent, aussi, repassent – Saturn, Enlightenment, Love In Outter Space... – et on entend une fois de plus comment ces musiciens savaient changer tout le temps, ne jamais fixer leur répertoire dans un « définitif » qui l'aurait consigné au musée. Sun Ra parle, par moments, presque seul – Radio Sun Ra, encore, messages délivrés directement, Spoken Words, Talking Blues dont on ne sait pas trop s'ils sont des sketches, d'inquiétants avertissements ou de bienveillantes salutations. Sun Ra lance un coup un Appel à Tous les Démons – et, mais c'est une superbe pièce, ce morceau, et la session autours, jazz « ellingtonien » porté sous ces cieux spéciaux. C'est aussi, c'est dit plus loin le « remède pour un cauchemar ». Ce séquençage chronologique, aussi, à cet effet magique : faire se côtoyer, succéder sans prévenir ce genre d'orchestrations sophistiquées, les presque-jingles pour fêtes de fin d'année, les cris exaltés du cintré Yochanan (The Space Age Vocalist)... L'histoire est mouvementée – et racontée comme ça. L'Histoire est mouvementée – et les arts, les chansons, les productions culturelles et commerciales, les gens de spectacle et les illuminés vivent au gré de la, avec et encontre. Les romances changent de saveurs, écoulées sur le marché, les rythment se hachent ou s'assouplissent, coulent ou cahotent, les technologies changent – des engins envoyés vers les astres, des machines à sons, à timbres, les Moog et les Fusées, d'autres synthés, d'autres circuits et d'autres véhicules.

Des singles de Sun Ra... L'idée, au fond, devrait peut-être sembler saugrenue. De fait non. Ce type était musicien – professionnel, à vie. Ces fragments, les courtes faces regroupées dans ce gros objets, sont au même titre que les albums, que les disques live, que l'Improbable et explicite Space Is the Place (le film) des chapitres du Dire, du cycle sans fin qu'il avait pris, jamais lâché avant de lui même calanché. Car oui : Sun Ra le musicien se voulait conteur, extra-lucide, amuseur et très sérieux chroniqueur de ce monde d'où il disait venir, parler. Sun Ra se voulait, il le dit au début et là fin de ce recueil : un Instrument. Ou l'Instrument – l'article change, entre les deux versions (celle qui ouvre le CD1, enregistrée au début des années cinquante ; celle qui ferme le CD3, enregistrée deux ans avant la mort de Ra). Un détail ? Ce triple-disque en regorge. On pourrait y passer une ou deux existences, ou quelques unes de plus avant de tout y entendre.

Chef-d'oeuvre
      
Publiée le jeudi 19 juin 2025

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    Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

    Petit lien intéressant: https://reclinernotes.com/2025/03/05/some-other-dimensions-in-yo-la-tengo/

    Les EP étaient dur à choper à l'époque (je les avais eu via ForcedExposure de mémoire), aujourd'hui suffit de chercher un peu sur le net (vraiment juste un peu). Autant "Now 2000" est vraiment dans une veine free où l'on peut avoir du mal à percevoir la patte Yo La Tengo, autant le suivant est plus "hybride" dans un sens loin d'être négatif. Il y avait un grain regain de vitalité sur le scène free durant la deuxième moitié des 90s et une partie de la décennie suivante avec William Parker comme catalyseur souvent (même quand il n'était pas présent étonnamment). Et ça ne s'embarrassait pas forcément d'étiquettes.

    Message édité le 24-06-2025 à 22:07 par Coltranophile

    Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
    avatar

    Sur l'EP c'est une version trio/une version avec des enfants qui font les repons (très cool, alors que je suis pas fan par défaut des "chants d'enfants")/la version jazz-indie donc... Et le remix par Mike Ladd pour finir, que je trouve pas passionnant pour le coup. Je ne connais pas celle de Prisoners of Love de mon côté ! (J'ai un peu tout d'eux à rattraper passé Fade, qui m'avait un peu coupé l'envie... Alors que maintenant j l'aime plutôt bien, et que je sais que chez eux un album qui me plaît moins est... Juste un album qui me plaît moins, pas la garantie que le suivant ne va pas plus me causer... Donc voilà, à rattraper).

    Note donnée au disque :       
    Giboulou Envoyez un message privé àGiboulou

    Oui c’est vrai - je ne connais que la version sur Prisoner of Love - uniquement batterie+voix - qui est assez géniale car avec une dynamique assez différente de l’originale. Sinon, celle de Irreversible entanglement est assez cool aussi.

    Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
    avatar

    Nuclear War que... Yo La Tengo reprendront AUSSI d'ailleurs, sur un EP entièrement consacré à ce titre - trois versions dont une avec Susie Ibarra et d'autres gens "du jazz moderne" + un remix. Faut croire que les trois d'Hoboken ont un truc avec le Sunny...

    Message édité le 24-06-2025 à 10:17 par dioneo

    Note donnée au disque :       
    Giboulou Envoyez un message privé àGiboulou

    Effectivement Dio, il est fantastique ce coffret. Peut-être la meilleure porte d’entrée dans l’agence spatiale. On y retrouve l’essence de chaque période : le groove rock&blues des débuts (Rough House Blues), les premiers pianos électriques bricolés de l’époque night of the purple moon (Quest - étonnant d’ailleurs qu’aucun producteur de hip-hop n’ait utilisé cette intro de l’espace), les chansons gospel blues (Dreamin’ magnifique qui sera reprise par Yo la Tengo sur Smattering…outtakes) jusqu’au kosmic groove de Nuclear War. Bref, essentiel ce machin même si tu as déjà exploré un peu les planètes du système héliocentrique .