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Dead Infection › Surgical disembowelment

cd • 10 titres • 34:40 min

  • 1Maggots in Your Flesh03:05
  • 2Pathological View on the Alimentary Canal03:17
  • 3Torsions03:52
  • 4Undergo an Operation03:16
  • 5After Accident03:43
  • 6Xenomorph02:58
  • 7Let Me Vomit04:36
  • 8Spattered Birth02:40
  • 9Start Human Slaughter04:07
  • 10Deformed Creature03:06

informations

PR studios, Olsztyn, juillet 1993.

line up

Cyjan (batterie), Kelner (basse, chant), Maly (guitares), Tocha (guitares)

chronique

Make Guts Degueu Again ! On continue la petite tournée Gore over Europe Centrale, avec un petit arrêt en Pologne cette fois. Dead Infection, là bas, c’est plutôt une grosse affaire, pensez donc, le second groupe de metal après Vader à s’être exporté sur un label étranger, s’pas rien. Après, bon, en terme de crédibilité, faut assumer quand même que ce soit un groupe de goregrind qui, par défaut certes, se fasse étendard du pays.

En même temps c’est vrai que la Pologne en 1993, ça paraissait pas ouf joyeux de notre point de vue d’occidentaux relativement nantis. Perso, j’imaginais un machin assez sombre, gris, en formica avec des vieilles sans dents qui maugréent au passage des gens. Et pour le coup Dead Infection, ça coule de sens : y a zéro lumière dans cet album, tout pue le vieil hopital désaffecté, avec des tables en formica justement - on va droit au but. Blast, re blast, et du single foot hein sur fond de riffs bien binaire. Le gore grind est bien là, mais à la différence de leurs confrères Tchèques, ils n’ont pas oublié d’y ajouter un peu de personnalité. On n’a pas seulement un n-ième clone de Carcass, Dead infection gargouille a sa façon et croyez moi c’est pas fin fin. Non, j’y entends beaucoup de riffs à la Terrorizer voire carrément des parties empruntées au Napalm Death de « Mentally murdered (« Let me vomit », c’en est troublant). Mi grindcore, mi death metal, toujours avec une certaine recherche dans ses plans typés parfois hardcore/punk, la recette était déjà là, et bien appliquée, ça blaste, ça breake, ça d-beate, ça punkise, Mick Harris a fait des petits, et puis bah... Ca calme, façon chair de poule et tête qui dodeline le poing qui se serre et se lève sans trop comprendre comment : greuuh gruuhh greuuhh FLEESSHHHHH !!!

Bref rien de bien révolutionnaire si ce n’est que ce disque, bah il refroidit salement la pièce. Difficile de savoir à quoi cela est dû et peu importe finalement. Ce qu’on attend de ce genre d’album c’est qu’il nous en mette plein la tronche oui, certes, mais si en plus il peut arriver à recréer une ambiance de morgue boueuse façon pied froid avec étiquette qui se met à bouger, et bien c’est plutôt à son avantage.

On a beau être bizarres, nous, les gros bourrins footeux du coin, y a pas à dire, ce premier album, il mérite un peu son statut culte, merci d’ailleurs le jeu de batterie de Cyjan (RIP) qui bastonne un max à une époque où les références manquaient un max, mais également à ces vocaux qui semblent rentrer dans nos oreilles comme autant de cérumen dégoulinante de nos doigts humides après avoir tenté de les nettoyer. Et si perso, je lui préfère son petit frère « A chapter of accidents » qui va un peu plus loin dans son concept et dans sa maitrise du genre, faut rendre honneur à « Surgical disembowelment », c’est un classique. Et en plus les textes racontent pas n’importe quoi, pour une fois.

Très bon
      
Publiée le jeudi 22 mai 2025

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R_ONE Envoyez un message privé àR_ONE

ces vocaux qui semblent rentrer dans nos oreilles comme autant de cérumen dégoulinante de nos doigts humides après avoir tenté de les nettoyer.

Vendu. Tu sais nous parler poky.

torquemada Envoyez un message privé àtorquemada
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« Let Me Vomit » : bah non, retiens-toi !