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Marilyn Manson › One assassination under God (chapter 1)

cd • 9 titres

  • 1One assassination under God
  • 2No funeral without applause
  • 3Nod if you understand
  • 4As sick as the secrets within
  • 5Sacrilegious
  • 6Death is not a costume
  • 7Meet me in purgatory
  • 8Raise the red flag
  • 9Sacrifice of the mass

informations

line up

Marilyn Manson (chant), Tyler Bates (guitares, basse, claviers), Gil Sharone (batterie)

Musiciens additionnels : Lola Colette (piano), Maxwell Urasky (programmation)

chronique

En 1996, l’Antéchrist occupe les plateaux télé, avance sous les projecteurs, il est devenu une superstar, une idole médiatisée, il fait peur et fascine. Vingt-huit ans plus tard, son aura a pâli, pas sa détermination… Rien d’un exercice de style, il est question de justice cette fois-ci mais pas question de rendre les armes. Voilà trois albums que Marilyn Manson a démontré qu’après sa traversée du désert, il fallait encore compter sur lui, artistiquement du moins, et ce nouvel opus ne va pas faire mentir cette affirmation. L’Antéchrist redevenu homme a perdu du poids, se laisse pousser les cheveux à nouveau, affute son image, redevient combattif, à sa propre échelle cette fois-ci. Dommage qu’il faille se farcir la plus immonde pochette de sa discographie pour accéder à ce disque plutôt fabuleux à mon goût. ‘One assassination under God’ pourrait représenter ‘Antichrist superstar’ tel qu’il sonnerait 28 ans après, cette fois-ci sans jeunisme ridicule, de manière crédible et équilibrée. Niveau mélodique, c’est une tuerie emplie de petites trouvailles, notamment les lignes de synthé. Ce sont elles qui ouvrent ‘One assassination under God’ avec leur tristesse désabusée, ce seront encore elles qui concluront l’émouvant ‘Sacrifice of the mass’; entretemps, elles auront épicé à propos ‘No funeral without applause’. Il y a aussi la voix, Manson n’a jamais si bien chanté, qu’il s’agisse de moments intimes (‘Sacrifice of the mass’, ‘One assassination under God’) ou plus punchy (‘Meet me in purgatory’ à l’accroche quasi pop, ‘Raise the red flag’). C’est un vrai plaisir de l’entendre moduler son chant entre tristesse, menace et hurlements. Enfin, je trouve le travail des guitares remarquable, notamment dans les instants de tension en arrière-plan (‘As sick as the secrets within’, ‘Meet me in purgatory’, ‘No funeral without applause’) avec des touches limite deathrock. Bien entendu on n’échappe pas à quelques riffs bourrins mais ils me paraissent équilibrés. On notera que certaines structures sonnent un brin connues mais pas question de redite, les arrangements sont plus subtils, variés, avec cassures, tensions, accélérations, accalmies… On tremble parfois en craignant une énième séquelle de ‘Beautiful people’ avec ‘Sacrilegous’ ou une bourrinade à l’ancienne (‘Nod if you understand’) mais quelques détails permettent à ces vilaines tentations de mieux séduire que certains essais similaires passés… Brian s’offre même des excursions pas loin des terres de Depeche Mode et Gary Numan avec une vraie efficacité (‘Death is not a costume’). Bien entendu, le skeud va diviser, celles et ceux qui n’ont toujours vu MM que comme un projet metal seront déçu/es comme ils le sont probablement depuis pas mal de temps, d’autres trouveront lassantes les sempiternelles thématiques et allusions à la religion/société. Je répondrai que bien que je n’aie rien à foutre des paroles, j’admire plutôt la constance de l’artiste par rapport à ses convictions qui prennent d’autant plus de sens dans le contexte actuel. L’autre qualité de cet album est qu’il peut se déguster chanson après chanson mais aussi comme un tout. Pourquoi ? Parce que nous ne somme plus dans l’exubérance, le chanteur s’est enfin concentré sur sa musique (même s’il se victimise dans les paroles), semble avoir compris qu’il ne s’agit plus de combattre un pays entier, sans pour autant renoncer à la provocation car ses convictions n’ont pas mué. Des quatre derniers brillants opus sortis par le groupe, celui-ci serait peut-être bien mon favori. Ma seule peur est la mention 'Chapter 1', j'ai peu foi dans les concepts à rallonge...

Très bon
      
Publiée le mercredi 4 décembre 2024

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Si Born Villain est le plus goth, celui-ci est le plus grouft. Chacun ses goûts.

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Je crois que "Sacrilegious" est la pire. Enfin, dans la catégorie "horrible avec du goût". Parce que dessus, y a aussi quelques bons "horribles sans aucun goût".

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Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

Il s’effondre après 3/4 écoutes comme le maquillage de notre Wednesday Adams en plein soleil. Sacreligious est absolument ridicule.

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Voilà. J'ai tenu jusqu'au bout. Putain quel enfer.

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allobroge Envoyez un message privé àallobroge

Une bienvenue résurrection pour bibi, le CD dans la bagnole aussi, la zik de Manson tiens éveillé et passe super bien en voiture effectivement !

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