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Piano Magic › Writers without homes

  • 2002 • 4AD CAD 2209 CD • 1 CD digipack

cd • 11 titres

  • 1(Music Won't Save You from Anything But) Silence6:39
  • 2Postal3:05
  • 3Modern Jupiter4:41
  • 4[1.30]1:30
  • 5The Season Is Long8:41
  • 6Certainty3:08
  • 7Crown of the Lost4:14
  • 8It's the Same Dream That Lasts All Night0:56
  • 9Dutch Housing3:11
  • 10Already Ghosts4:44
  • 11Shot Through the Fog2:53

enregistrement

Woodbine St Studios, The Fortress et à domicile, Angleterre, 2001

line up

Vashti Bunyan (chant), Glen Johnson (guitares, programmation, voix), Miguel Marin (batterie, percussions), Alasdair Steer (basse), Jerome Tcherneyan (programmation, percussions), Paul Anderson (chant), Pete Beresford (vibraphone), John Grant (chant), Robert Johnstone (guitare), Ronal Lippok (chant), Bigas Luna (voix), Suzy Mangion (chant), Caroline Potter (chant), Simon Raymonde (piano), Charlotte Marionneau (chant), James Topham (violon)

remarques

chronique

Après la parenthèse de "Artists' Rifles", Piano Magic revient à un propos plus elaboré, mais toujours aussi minimal, et, ce qui ne gâche rien, aussi plus enlevé. Cela démarre d'ailleurs très fort avec "(Music Won't Save You From Anything But) Silence" qui remet au goût du jour ce jeu de guitare fantômatique qui, accompagné d'une section rythmique pêchue, semble avoir puisé son inspiration du côté des désormais inévitables canadiens de Godspeed You Black Emperor ! Mais attention ; ne nous emballons pas. Dès le second titre, c'est l'amorce d'une succession de plages intimistes qui se soumettent volontiers à l'utilisation d'échantillonnages numériques ("Modern Jupiter", "Certainty"), donnant une saveur trouble à leur univers déjà excessivement introverti dans des passages évoquant autant de poèmes aux relans macabres. Les sonorités usitées sont brillantes, allient rondeur et amplitude, vibraphone à l'appui (comme par hasard). Le chant masculin généralement mal assuré a été intelligement confié à une série d'invités parmi lesquels on retrouve John Grant, des Czars, dont le timbre se situe quelque part entre Paul Buchanan de The Blue Nile et Perry Blake. On notera aussi la présence, à ce titre, de Charlotte Marionneau qui vient réciter un texte en français sur fond de scie musicale à la Mercury Rev, de vibraphone à la Tortoise, pour un résultat pas si éloigné du Björk le plus sensible et intimiste. Comme pour l'album de Rothko, Simon Raymonde des Cocteau Twins parraine l'entreprise en co-signant trois des onze titres de l'album, gage de qualité supplémentaire pour ceux qui n'étaient pas encore convaincus. Un brillant album de l'année 2002 qui ne passera pas inaperçu auprès de ceux sensibles aux beaux objets et aux belles pochettes, grâce au concours des artistes du label 4AD chez qui ils ont pour la première fois signé.

note       Publiée le jeudi 10 octobre 2002

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Note moyenne        2 votes

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ericbaisons › vendredi 27 août 2010 - 15:45  message privé !

Quelle disco ils ont désormais ces salauds de romantiques

dariev stands › lundi 3 août 2009 - 23:39  message privé !
avatar

j'aurai jamais cru voir vashti bunyan apparaître ici, en 2002 qui plus est !!

Potters field › mercredi 9 janvier 2008 - 10:26  message privé !
le dernier est excellent, si je peux me permettre