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Swans › The Great Annihilator

cd • 16 titres • 68:17 min

  • 1In02:27
  • 2I am the sun03:23
  • 3She lives07:00
  • 4Celebrity lifestyle04:10
  • 5Mother/father04:07
  • 6Blood promise04:15
  • 7Mind/body/light/sound04:52
  • 8My buried child02:58
  • 9Warm04:54
  • 10Alcohol the seed03:29
  • 11Killing for company06:55
  • 12Mother's milk02:27
  • 13Where does a body end?03:41
  • 14Telepathy06:11
  • 15The great annihilator04:53
  • 16Out02:25

extraits audio

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enregistrement

Février 1993, juin 1994 BC Studios-Brooklyn, Baby Monster studios-New York, Warzone-Chicago

line up

Martin Atkins (batterie), Michael Gira (chant, guitares, sons), Jarboe (chant, orgue), Algis Kizys (basse), Ted Parsons (batterie), Bill Rieflin (batterie), Clinton Steele (guitares), Norman Westberg (guitare)

remarques

chronique

Difficile de catégoriser un disque des Swans tant il est vrai que ce groupe ne ressemble qu'à lui-même : une identité forte autour d'un couple mythique, Michaël Gira et Jarboe. L'énorme discographie des américains est d'autant plus tentaculaire qu'elle a abordé des genres très variés et donné naissance à de multiples projets solos et de collaborations toujours surprenantes. S'il ne devait y avoir qu'un seul disque à conseiller (idée stupide je vous l'accorde), 'The great annihilator' serait celui-là. Dès 'In' l'auditeur a un aperçu très significatif de l'univers 'swansien' : accords de guitares aériens, percussions soutenues et puissantes (retour entre autres de Ted Parsons de Prong), nappes atmosphériques et choeurs. Le génialissime 'I am the sun' continue sur cette même lancée avec une énergie incroyable, une rythmique tour à tour martelée ou en roulements, et des choeurs d'enfants pour donner écho à la voix éthérée de Michaël Gira ! C'est le même genre de folie qui anime 'Mother/Father', sur lequel la voix si particulière de Jarboe se fait vindicative et efficace. De moments intimistes (la sublime folk de 'Blood promise', celle plus pop de 'Warm') en explosions rock cold ('Celebrity lifestyle' qui fait penser à Sonic Youth) ou carrément apocalyptiques ('Mother/Father', 'The great annihilator', extraordinaire morceau-titre), le registre des Swans surprend, émeut, perturbe. Les voix de Gira et Jarboe possèdent un timbre unique et il est impossible de résister à ces mélodies subtiles et ces harmoniques transcendantes. Je pourrais faire le tour de tous les titres de cet album, mais je ne saurais réduire ce bijou en catalogue de sensations fortes et serais loin de la réalité. 'The great annihilator' est un chef-d'oeuvre, un vrai, un de ceux qui ne lassent jamais tant leur richesse est infinie. Un disque composé avec amour, colère, sang et sueur. GRANDIOSE !

note       Publiée le vendredi 10 septembre 2004

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notes

Note moyenne        48 votes

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Raven › mercredi 26 août 2020 - 18:33  message privé !
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Me souviens bien des deux concerts lyonnais mentionnés par Dariev. Je suis sensible au volume, en général ça sature vite (parce qu'à partir d'un certain niveau le son est comme recouvert d'un sifflement uniforme, du coup je distingue plus la musique), et avec Swans j'ai assez vite fini par débouchonner et suivi ça sans désagrément, c'était même assez cosy avec leur espèce de demi-centaure de batteur frappant tout ce qui est à sa portée clochettes incluses. Pour Killing Joke dans les mêmes années, c'était plus agressif de mémoire.

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Twilight › mercredi 26 août 2020 - 18:27  message privé !
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ça c'est clair, quand tu vois les mecs qui matent leur portable durant un concert des Swans (mais les exemples sont multiples), on se dit que le concert a perdu une de ses vocations de changer ta vision du monde...J'espère que la pandémie=pénurie de concerts rappellera qu'un concert, c'est pas un salon mondain à la gestuelle planifiée d'avance...

Note donnée au disque :       
surimi-sans-mayo › mercredi 26 août 2020 - 18:23  message privé !

Moi jdis que majoritairement la peuplade des concerts n'incite pas à la bienveillance.

Damodafoca › mercredi 26 août 2020 - 17:36  message privé !

Le volume, on peut pas dire que ce soit du mépris du public : tu viens en connaissance de cause. Pour des artistes comme ça, comme Swans, comme chez Dälek (c'est clairement une volonté !), The bug, MBV, ou le dub en général, le volume c'est un moyen d'accéder à autre chose, une puissance, de nouvelles résonnances, un aspect physique, des vibrations, que tu ne peux pas capter autrement. Je suis complètement OK avec Cinabre. Je vois pas le truc de jouer fort pour jouer fort, mais quand c'est une proposition de l'artiste à part entière, faut l'intégrer. Un groupe, une formation, un artiste, n'est pas là, en théorie, pour servir la soupe. C'est comme les gens qui vont voir Massive Attack en espérant entendre Teardrop pendant 1h20 et qui font la gueule quand les mecs entament le set par united snakes et son infrabasse dégueu. Et bien c'est aussi ça MA, c'est des punks (?) qui font ce qu'ils veulent. Après, le volume peut être fort mais soigné. Du vrai volume fort mais bien traité, c'est utilisable et diffusable. Tu te fais plus mal avec tes écouteurs d'iphone et ta musique compressée qu'avec un concert à 110db. Et un concert où ça devient physique, c'est quand même une putain d'expérience.

Procrastin › mercredi 26 août 2020 - 16:39  message privé !

Ya que toi qui s'énerve, hein! :)

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