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Dying Fetus › Descend Into Depravity
- 2009 • Relapse records 1 CD
33:39 • 8 titres
- 1Your Treachery Will Die with You03:33
- 2Shepherd's Commandment04:27
- 3Hopeless Insurrection04:31
- 4Conceived into Enslavement04:23
- 5Atrocious by Nature03:51
- 6Descend into Depravity05:01
- 7At What Expense?04:37
- 8Ethos of Coercion03:16
informations
Enregistré, mixé et masterisé en avril-mai 2009 par Steve Wright aux WrightWay Studios (Baltimore, MD).
line up
Sean Beasley (basse, voix), John Gallagher (voix, guitare), Trey Williams (batterie)
chronique
2009, le fœtus mourant fixe enfin son équipe de gynéco titulaires, réduite à l’essentiel : l’obstétricien en chef Dr. Gallagher, son fidèle second le Dr. Beasley et le petit nouveau, l’interne surdoué Trey Williams. Après la valse des mercenaires, nos courageux aventuriers du death metal postpartum entendent bien mettre les points sur les i et un coup de pied au cul du monde contemporain. C’est ce que l’on aime chez Dying Fetus : un esprit punk dans un corps death metal, avec un blaze goregrind. Descend Into Depravity évoque la faillite du système, la corruption, la cupidité, l’égoïsme au détriment du bien commun, l’absence de loyauté y compris envers ses soutiens. Ma foi, des crimes à mes yeux bien plus horribles qu’un banal homicide. Dans un pays comme la France, qui s’inquiète plus du coût des pauvres que de celui de la corruption, portons les paroles du morceau-titre en étendard : « Dishonesty the tool to keep your pockets full / Affecting everyone whether or not they backed you ». A ceux qui pensent que les méchants complotent dans l’ombre contre le peuple, Gallagher a bien compris que c’est plutôt le contraire : ils étalent leur morgue et leur impunité en plein jour, la réalité n’étant qu’une fiction parmi d’autres. Alors, que nous reste-t-il ? L’engagement militant et/ou le deathgrind.
Louable est donc l’effort politique de cet album et le réel intérêt des paroles, chose rare en death metal, le tout porté par un son musclé en rupture avec les précédents. Il n’en demeure pas moins assez décevant. Une petite demi-heure de musique qui tape fort mais ne laisse guère d’empreinte. Le morceau d’ouverture, cathartique, est un classique indiscutable mais il est bien seul. On peine ensuite à trouver des riffs ou structures vraiment enthousiasmantes sur la durée car ils ne s'appuient pas les uns sur les autres et les bonnes idées se trouvent ainsi isolées. Ce n’est jamais mauvais car l’interprétation est impeccable et le flow deathgrind finit toujours par cocher la case du bonheur primaire mais on attend de meilleurs riffs de la part des rois du break orgasmique, des borborygmes gouleyants et du solo velouté.
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