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Limbs Bin/Sete Star Sept › Limbs Bin/Sete Star Sept

k7 • 9 titres • 40:42 min

  • A – Sete Star Sept
  • 1Peace Preservation Law20:19
  • B – Limbs Bin
  • 2Intro + Unmoored + A Breakdown of Respect + Authority Violated + Sweet Tea at the JCC + Alone1:07
  • 3Thamsanqa Jantjie + Love of Painful Noise0:44
  • 4White Christ + Golden Sandwich + Thuggery0:39
  • 5Late Night at the Compound1:01
  • 6Hemoclysm + XIII + Childs Park + The Color of Gore + Mars Penal Colony1:07
  • 7Apex Predator + To Step On the Bridge of Light + Total Collapse + Goodbye1:12
  • 8Goodbye Again + To Pittsfield, Forever Undefeated0:16
  • 9As Above, So Below14:03

informations

Enregistrement : Studio Grand Bleu (Tokyo) et Valley Free Radio.

Artwork : John Kruger Gray.

line up

Kiyasu Ryosuke (Sete Star Sept ; batterie), Kae Takahashi (Sete Star Sept ; basse, voix), Josh Landes (Limbs Bin ; voix, boîte à rythme), Molly Tetreault (Limbs Bin ; électronique)

chronique

Cette fois Sete Star Sept renoncent à leur brièveté coutumière. Pas de crachats noisecore, grind, nutscore etc. en format huit secondes fois x plages. Une seule piste, ici – même pas découpée, entrecoupée de silences – de vingt minutes. Un son... Difficile. Rien à voir avec le new-age Éric Serra, malgré le nom du lieu d'enregistrement – Studio Grand Bleu ! Pas grand chose non-plus de la Loi de Préservation de la Paix annoncé en titre. Du Sete Star Sept spécialement bordélique, plutôt – avec une qualité de rendu lo-fi pour tout dire assez dégueulasse, cymbales qui saturent, larsens flous, acoustique granuleuse... Ce qu'on entend le mieux – outre les sus-citées ferrailles, pour Kiyasu – ce sont les bruits de masse produits par la basse de Kae, les interférences, à quoi se mêlent, sporadiquement seulement, ses beuglantes de goule contrariée (qui font crachoter encore plus les médiums/aigus... On avait bien besoin de ça, tiens). Rude épreuve, l'écoute in-extenso de cette face, à vrai dire – même quand on goûte le sens du chaos du duo, qu'on a l'habitude de leurs cassettes, vinyles de tous formats, à la production diversement travaillée, souvent bien brute. Là... Eh bien c'est pire qu'ailleurs – je ne dis pas pire que jamais parce que bon... Matez la taille de la disco, difficile d'être sûr – d'avoir tout écouté. Pour une fois, pour résumer : « même moi, là, j'ai du mal - mais je les aime quand-même ».

Côté Limbs Bin, sinon ? Eh bien, c'est autre chose. Pas plus doux, oh non ! Pas plus propre. Différemment affreux, simplement... Limbs Bin – de Pittsfield, Massachusetts – balance (ici en duo... souvent ce n'est que Josh Landes, qui sévit sous cet alias) un autre genre de bruit. Un autre genre de « core », aussi ? Eh bien pour le moins de l'extrême, en tout cas, du radical. Elles sont là, les plages courtes – scindées en nombreux titres souvent mais difficilement discernables (au début... et plus tard ?). Des durées grind, donc. Du blast – au sens le plus litéral, bête et méchant, des rafales, de la boîte à rythme pure mitrailleuse. Des sifflements électroniques – gargouillis, grincements, glissements... Glitches sculptés, montés, dégueulés par les machines. Le type qui braille par dessus tout ça – ou au milieu, dans tout ça. Le truc vraiment absurde – de rapidité sans nuance, de violence chaotique. Comme si Tetreault (Molly, pas Martin) et Landes avaient piqué un bout du stock de boucan, de matos, de Bastard Noise et s'étaient mis en tête de le tordre et de l'emballer façon essorage à 1400 tours pour lui faire dire... surtout rien d'autre que des A!A!AAH!AAAHHHH!!!/TACTACTACTKTKTKTKTKT distordus, agressifs, gratuitement destructeurs. Sept plages comme ça. Puis ces deux-ci aussi décident de faire encore empirer la chose – de l'étirer sur, cette fois, presque un quart d'heure. As Above, So Below – on prend les mêmes et on continue/recommence/duplique simplement sur toutes ces minutes là ? Eh bien en quelque sorte. Sauf qu'on laisse tomber le sulfateuse-core et les hurlements. Qu'on ne garde que le bruit, la noise. Et que ça en fait du bon, de la bonne, dans ce registre harsh instable et contondant, pics-rouillés – tout en vrilles, tensions de circuits démenés pour voir si ça va casser, comment, à quel point, ce que ça va alors donner. Toujours le même foutoir – mais qui échappe, d'un coup, à la suspicion de simple blague. Ou alors c'en est – là encore – une excellente. Une jolie, horrible, horrifique tourmente. Pression et expansion. Modelage entropique, tout déborde et s'échappe mais ça fait des vraies formes, des volumes en mouvement qu'on prend d'un coup plaisir à contempler – où on se plonge avec la drôle de joie qui va avec ce genre de choses.

Ça passe vite, cette fois. Ça s'arrête là et moi aussi – rien de plus à en dire. Un split « un de plus pour rien » qui vaut « surtout pour ça » (pour cette dernière plage, pour sa dimension générale de « rien à branler, on l'a fait, c'est tout », aussi). Ça cesse sur un fade-out – une voix qui dit un truc en boucle. On en pense bien ce qu'on veut. On a dit qu'on coupait. On coupe.

note       Publiée le mercredi 3 juillet 2024

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