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Ponte Del Diavolo › Fire blades

cd • 7 titres

  • 1Demone
  • 2Covenant
  • 3Red as the sex of she who lives in death
  • 4La razza
  • 5Nocturnal veil
  • 6Zero
  • 7The weeping song

extraits vidéo

informations

Deepest Sea Studios, Turin, Italie.

line up

Erba del Diavolo (chant), Nerium (guitare), Krhura Abro (basse), Laurus (basse), Segale Cornuta (batterie)

Musiciens additionnels : Vittorio Sabelli (clarinette), Andrea L'Abbate (synthé), Lucynine (thérémine), Davide Straccione (chant masculin)

chronique

Apparemment Satan est plutôt doué en génie civil, c’est pourquoi on a fait appel à lui dans bien des régions du monde pour construire des ponts. Il n’est pas non plus le plus malin du lot puisqu’il se fait chaque fois avoir lors du payement en âme (la monnaie officielle de l’enfer). Logiquement, un groupe devait forcément un jour y puiser son inspiration et c’est chose faite avec les Turinois de Ponte del Diavolo. Eux aussi ont fait des études: black, doom, goth et ils sont bien décidés à utiliser ce qu’il appris. Sans parler de révolutionnaire, le combo installe assez vite une atmosphère à filer le frisson qu’il va maintenant tout au long du disque en variant les artifices. Pas de fioritures, ‘Demone’ déboule en cavalcades black metal qui se muent vite en une forme de dark punk, pas de growls ou de hurlements, c’est pire, une voix féminine parfaite en héroïne de tragédie ou d’un film de Argento à sa grande époque. Bien sûr, l’alternance de moments au turbo et de passages plus tranquilles est connue mais je trouve que c’est très efficacement mené car le groupe parvient à maintenir un sentiment d’angoisse qui peut éclater à tout moment, certains passages avec effets d’échos sont diaboliques. ‘Covenant’ démarre plutôt dans le deathrock tribal avec batterie lourde, comme un chariot en marche avec lancinements de guitares des deux côtés, et ce chant ! Elena "Erba del Diavolo" Camusso mérite bien son surnom, elle qui ne bascule jamais dans les extrêmes de son timbre mais les frôle de manière flippante quand il le faut. On le remarque aussi dans la chanson d’après qui démarre manière goth rock avant d’accélérer entre deathrock et black, demi pour cette voix proprement diabolique capable de chanter ‘la la la la’ ou de basculer dans l’incantation. Ce mélange efficacement géré permet aux Italiens d’aligner des morceaux lents écoutantes sans lassitude, même quand ils nous font le coup de l’intro atmosphérique (‘La razza’). Histoire d’ajouter à la touche film d’horreur, Ponte del Diavolo utilisent les services d’une clarinette sur trois pièces, d’un orgue et même d’un thérémine sur ‘Covenant’. Alors que la formation parait nous avoir mené à son point d’orgue sur ‘Zero’ avec une accélération (la rythmique mouille son maillot sur ce disque) dantesque, voilà qu’ils concluent avec une excellent reprise du ‘Weeping song’ de Nick Cave and the Bad Seeds démarrant sur les chapeaux de roue pour faire le lien avec le morceau d’avant avant de calmer légèrement la violence sans jamais l’abandonner; composition apparemment à des années lumière du répertoire de Ponte del Diavolo, elle se font au contraire parfaitement dans l’atmosphère deathrock/doom/black du disque grâce au talent des artistes. Je raffole personnellement de ce trop rares groupes telles que Eye of Nix opérant une jonction tendue tendue entre les aspects les plus extrêmes du goth et le metal, Ponte del Diavolo confirment.

note       Publiée le samedi 22 juin 2024

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