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Vinnum Sabbathi/Bar de Monjas › Fuzzonaut Split

cd • 6 titres • 32:52 min

  • Vinnum Sabbathi
  • 1HEX I: The Mastery of Space7:07
  • 2Intermission (Fluctuations)1:44
  • 3HEX II: Foundation Pioneers7:34
  • Bar de Monjas
  • 4Hot Rail4:05
  • 5The Ripper4:34
  • 6Fuzzonaut7:45

informations

Enregistré le 7 mai 2015 et mixé par Miguel Fraino au studio Vesubio34.

Artwork : Mike Sandoval. La partie Vinnum Sabbathi du split, sans les morceaux de Bar de Monjas, a été rééditée en LP par le label Stolen Body en 2017 puis en 2023.

line up

Gerardo Arias (Vinnum Sabbathi et Bar de Monjas ; batterie), Samuel López (Vinnum Sabbathi ; basse), Juan Tamayo (Vinnum Sabbathi ; guitare), Roman Tamayo (Vinnum Sabbathi ; sampler, effets), Fausto José Rivera Peñaloza (Bar de Monjas : guitare)

chronique

Les crédits indiquent que ce split a été enregistré en une seule prise. Les deux groupes partagent un membre – alors qu'à priori l'un (Bar de Monjas) est basé à Lezipzig, en Allemagne et l'autre (Vinnum Sabbathi, donc) à Mexico City. Bon... À l'échelle du Cosmos, cette distance n'est certes rien ou presque. À l'échelle du trip – de la grosse charge stoner – le temps que ça prend, de rallier ces deux villes, n'est qu'une petite promenade à dos de riffs bosselés, à l'épiderme craquelé mais souple... Alors voilà, le tour en orbite tient dans une grosse demie-heure.

Du stoner, oui – instrumental de bout en bout, ici, hormis les habituels extraits samplés chez Vinnum Sabbathi (des bouts de reportages sur l'espace, de bandes éducatives produites par la NASA...). Du particulièrement lourd ET aérien, leur variété familière du produit servie ici bien fraîche, odorante, version qui colle aux doigts. Trois plages toujours aussi « narratives » sans qu'on prête forcément l'oreille, ici, à ce que ça raconte, vers quels chapitres et alinéas ça nous emporte, de quelles sagas ou de quel journal de bord. L'atmosphère – malgré ce poids du son, sa présence matérielle, épaisse – est beaucoup moins plombée qu'ailleurs chez eux, ouverte à une brise d'optimisme, le regard porté sur un avenir où l'univers entier ne semble pas encore sur le point de s'abîmer, les mondes de fondre et les soleils d'imploser. Une sorte de ballade, disions-nous

Côté Bar de Monjas, l'ambiance est un peu plus... Occulte. En même temps, le nom du groupe signifie Bar des Religieuses, des Nonnes, quelque chose du style. La débauche en cornettes, alors ? Disons que le doom guette – et tape, lourd, décidément. Comme ce batteur – qui est le membre commun avec Vinnum. Dans ce bar là on sert de drôles de jus, manifestement – de décoctions, concoctions. Des mixtures aux effets pas forcément contrôlables. Mélanges à l'antique un peu, marqués seventies, nettement. Des accès d'une sorte de space-rock qui n'est pas celui de l'autre face, de l'autre groupe sur le disque. Un psychédélisme qui barre bizarrement sur une espèce de jazz à vibraphone (ou autre instrument à mailloches/baguettes/marteaux), à un moment, vers la fin. C'est épais, là aussi – et (au moins) un peu moins fluide que chez Vinnum Sabbathi, pas du tout porté, cette fois, sur l'aérien. Ça semble d'abord moins « personnel » – quoi qu'avec ces scènes là, ces genres et sous-styles devenus depuis un moment particulièrement pléthoriques, on puisse finir par douter de sa propre subjectivité, entendre pour soi « du plus ou du moins » (d'originalité, d'accomplissement, d'idées à travers les balises clignotantes...) sans être toujours capable de préciser en quoi, comment, en quelle mesure. Disons qu'ici Bar de Monjas n'a pas l'air de chercher à se fouler pour varier vraiment les textures, altitudes, densités. Ça joue pesant et à plutôt droit – hormis l'épisode « jazzy » pré-cité. Ça enfonce le clou ou quelques portes sinon grandes ouvertes en tout cas plus verrouillées depuis bien longtemps, selon (sa propre oreille, à l'écoute, le degrés de « purisme » qu'on aura envie d'y mettre en guise de philtre/filtre, l'appétit qu'on aura plus ou moins pour les Ornières du Grand et des Petits Cornus).

Un bon petit splif... Euh. Split, alors ? Rien de plus rien de moins. Un pour la route, quelque chose comme ça – transcontinentale, ou pour aller d'un lieu A et un lieu B dans votre métropole, votre ville moyenne, votre cambrousse et tous intermédiaires, le casque enfoncé les jours, soirs, nuits, où le besoin se fera sentir de vous taper le trajet sans avoir à causer à quiconque. Hoodie conseillé, bonnet recommandé. Pour l'été, marcel et air absent, blasé ou mi-patibulaire (ou transporté trop loin pour « eux tous, là dehors », si c'est ça votre humeur ou votre tempérament, plutôt). On y prend goût comme ça. On finit par réclamer davantage de cowbell. On finit par se dire qu'ils ont fait d'autres disques, les uns et les autres, et qu'il faudra tâter, pour voir si ça nous mène.

note       Publiée le lundi 17 juin 2024

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