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Kerry King › From hell I rise

cd • 13 titres • 46:28 min

  • 1Diablo01:54
  • 2Where I reign03:50
  • 3Residue04:38
  • 4Idle hands03:44
  • 5Trophies of the tyrant03:32
  • 6Crucifixation05:14
  • 7Tension02:47
  • 8Everything I hate about you01:21
  • 9Toxic03:54
  • 10Two fists03:36
  • 11Rage03:24
  • 12Shrapnel05:01
  • 13From hell I rise03:33

informations

Enregistré aux Henson Studios

line up

Paul Bostaph (batterie), Phil Demmel (guitares), Kerry King (guitares), Mark Osegueda (chant), Kyle Sanders (basse)

chronique

Celle-là va être facile... En novembre 2019, quelques mois avant l'apocalypse covidien, Slayer a décidé (momentanément ?) d'arrêter les frais. Slayer... Enfin, plutôt Tom Araya, son bassiste/chanteur. Parce que pour les autres, et notamment Kerry King, la retraite n'avait pas sonné. Et justement, le guitariste californien avait déjà décidé de continuer l'aventure, mais sans le nom Slayer bien évidemment. C'est donc en solo que Kerry continue sa carrière et ce "From hell I rise" représente son premier album post-Slayer. Pour l'occasion, il a créé un groupe entier avec notamment à la batterie Paul Bostaph de... Slayer et au chant Mark Osegueda qui officie habituellement au sein de Death Angel. On retrouve aussi le bassiste de Hellyeah, Kyle Sanders, ainsi que l'ancien guitariste de Machine Head et de Vio-lence, Phil Demmel. Bref, on a affaire à un beau line-up de thrasheurs avec chacun une bonne trentaine, voire quarantaine, d'années d'expérience dans le milieu. Et donc, c'est tout naturellement que ce premier album reprend là où Slayer s'était arrêté avec "Repentless". Et franchement, il n'y a pas grand chose d'autre à dire tant il n'y a absolument aucune prise de risque ni différence avec Slayer. On retrouve ce thrash agressif, puissant et moderne popularisé par Tom, Kerry, Jeff et Paul ou Dave en leurs temps. Je retiens de ce disque deux choses. La première, c'est le manque de Jeff Hannemann. Depuis son décès, que ce soit sur "Repentless" ou bien sur ce disque, on ne retrouve pas la complicité entre lui et Kerry aux guitares et qui faisait toute la réussite et la singularité de Slayer. Kerry a beau être un excellent guitariste avec un style personnel, c'est l'alchimie qu'il créait avec Jeff qui faisait tout le génie des parties de guitares chez Slayer, sans compter l'incisivité des compositions écrites ensemble. Là, on a du générique, du bon, mais sans ce sel qui te faisait te taper la tête contre les murs en criant des SLAAAAYYYYYEEEEEEEEEEEEERRR à en devenir fou. Ce n'est pas mauvais, les musiciens sont super bons techniquement, il y a de bons plans et comme c'est bien speed et rythmé, l'écoute est facile. Ça a le goût de Slayer, on retrouve des plans et des enchaînements typiques, les breaks de Paul qui n'en finissent pas, les solos de Kerry King sont reconnaissables entre mille et il y a vraiment des rythmiques bien catchy typiques du metal moderne américain. Bref, du Slayer basique. Mais il y a aussi une deuxième chose qui a retenu mon attention, c'est le chant. Mark Osegueda fait ici une performance admirable. Dans Death Angel, je ne l'avais jamais entendu aussi agressif et vraiment méchant. Il a toujours été un excellent chanteur et frontman, je ne me fais d'ailleurs aucun souci pour les prochaines performances scéniques de la formation. Mais jamais il n'avait été aussi vindicatif dans son chant, on est même pas loin du growl par moment, notamment sur "Crucifixation". Et là, c'est clairement impressionnant et il permet au disque de prendre une autre dimension. Franchement, sans lui, j'aurais dit que ce disque était anecdotique. Là, il le rend vraiment bon. Sa performance donne un côté ultime et intense dans la noirceur et l'agression déployées. Niveau production, même si elle met en valeur l'agressivité de la musique du groupe, il y a quand même un côté moderne un peu trop prononcé. Il y a même des plans qui m'ont fait penser aux derniers travaux de Metallica, comme sur "Toxic". J'aurais préféré un son un peu plus brut et à l'ancienne. Au final, on a un disque assez homogène, sans prise de risque, avec des compositions plutôt basiques mais qui sont très bien interprétées. Et même s'il manque l'éclair de génie qui faisait à l'époque que Slayer était adulé et représentait une sorte de but ultime du thrash metal, ce "From hell I rise" est un bon disque, bien meilleur que le dernier Slayer. C'est déjà ça. A voir par la suite comment ce projet va évoluer...

note       Publiée le dimanche 16 juin 2024

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torquemada Envoyez un message privé àtorquemada

C’est vraiment « Repentless » bis, même Osegueda sonne comme Araya par moment.

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