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Sparks › The seduction of Ingmar Bergman

cd • 24 titres

  • 11956 Cannes Film Festival
  • 2"I am Ingmar Bergman"
  • 3Limo driver (Welcome to Hollywood)
  • 4"Here he is now"
  • 5"Mr. Bergman, how are you?"
  • 6"He'll come round"
  • 7En Route to the Beverly Hills Hotel
  • 8Hollywood Welcoming Committee
  • 9"I've got to contact Sweden"
  • 10The Studio Commissary
  • 11"I must not be hasty"
  • 12"Quiet on the set"
  • 13"Why do you take that tone with me?"
  • 14Pleasant hotel staff
  • 15Hollywood tour bus
  • 16Autograph hounds
  • 17Bergman ponders escape
  • 18"We've got to turn him 'round"
  • 19Escape (part 1)
  • 20Escape (part 2)
  • 21"Oh my God"
  • 22Garbo sings
  • 23Almost a Hollywood ending
  • 24"He's home"

informations

Radio Drama Studio, Stockholm, Suède; American Recording Co, Hollywood, Californie, USA.

line up

Russell Mael (chant), Ron Mael (chant, clavier)

Musiciens additionnels : Dean Menta, Jim Wilson (guitare, voix), Marcus Blake (basse, voix), Steven Nistor, Tammy Glover (batterie, voix), Elin Klinga, Steve McDonald, Katie Puckrik, Jonas Malmsjö, Rebbecca Sjöwall, Marie-Chantal Long, Saskia Husberg 8voix)

chronique

‘Mesdames et messieurs! Le Prix de l’humour poétique du festival du film de Cannes 1956 est décerné à Ingmar Bergman pour Sourires d’une nuit d’été! Ladies and Gentlemen, the winner of the 1956 Cannes film festival Best Poetic Humour Award is Ingmar Bergman’s Smiles of a Summer Night! Mina damer och herrar – Priset för bästa komedi vid 1956 års filmfestival I Cannes går till Ingmar Bergmans Sommarnattens leende.’… Accents grandiloquents, tension dramatique, Bergman parle: ‘Have you ever felt compelled to do something against your will ?’… Dans quel étrange projet (c’est une lapalissade avec eux) les frères Mael se sont-ils embarqués ? ‘The Seduction of Ingmar Bergman’, oeuvre commandée par le département théâtre-radio de la radio nationale de Suède, se propose d’explorer au travers d’événements imaginaires de la vie du réalisateur les divisions entre art et business, le cinéma européen, celui d’Hollywood, les contradictions d’une oeuvre… Etranges échos de la propre carrière en perpétuelle mutation des Sparks, caméléons ayant tutoyé le succès tout en restant chéris de l’underground, influents pour tant de musiciens et pourtant éternellement sous-estimés… Avertissement d’emblée, le support même s’adresse aux fans et ne conviendra guère aux novices. Pour celles et ceux ayant goûté ‘Lil’ Beethoven’ et ‘Hello young lovers’, aucune raison de ne pas tenter l’aventure. Quelques pièces portent clairement la marque de fabrique des deux frérots, ainsi le bon ‘Mr. Bergman, how are you ?’ typique de l’aspect opéra rock baroque développé sur les oeuvres précitées, entrecoupées qu’elles sont par des monologues du supposé Bergman dont la paranoïa face au cirque hollywoodien va croissante au point de se percevoir presque comme kidnappé par cette industrie. Ce côté très drôle mais plutôt entre humour noir et rire jaune emprunte au cabaret, pièce radiophonique obligeant mais est soutenu par les Sparks par divers moyens allant de l’étrange (‘He’ll comme around’), à l’ironie music-hall décadente (‘Hollywood welcoming comittee’) et bien d'autres astuces. En rois du baltringue, les deux frères s’y entendent pour nous tisser des climats cinématographiques un peu torves où l’on hésite entre rire forcé et inquiétude réelle avec des interludes primesautiers ajoutant au malaise paradoxalement (‘The studio commissary’). Les Mael impriment leur personnalité fortement sur la musique, on se trouve donc en territoire ‘familier’ (est-ce réellement possible avec ces ouvreurs de boîtes de Pandore ?); c’est peut-être au niveau vocal qu’on y perd légèrement puisque d’autres intervenant/es sont présent/es, non que cela gâche quoi que ce soit, simplement Russel ne peut pas donner pleine liberté aux intonations de son chant. Rassurez-vous, un paquet de belles pièces parsèment l’album évoquant forcément des échos des ‘Tommy’, ‘Arthur’, ‘Absolute beginners’ mais de manière plus intériorisée, moins grandiloquente (son format radiophonique obligeant). Car malgré le parti pris de l’imaginaire, on ressent fortement l’angoisse d’un artiste se sentant prisonnier d’un système le dépassant à tel point qu’il en sombre presque dans la folie et que d’invité de prestige, il en devient fugitif en quête d’évasion. Seule l’ultime pièce relâche la pression dans une forme de parade de fausset presque ridicule de laquelle on pourrait tirer pas mal de conclusions quant au statut de l’art. Pas l’oeuvre la plus simple dans laquelle s’engouffrer mais après deux ou trois écoutes, elle coule toute seule dans une tradition plus proche des opérettes de Kurt Weil que de la grandiloquence des opéras rock…

note       Publiée le jeudi 13 juin 2024

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