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Simon Dreams In Violet › Dreaming the lost (1992-1996)

cd • 16 titres

  • 1In my dreams (original mix)
  • 2The Lake - To -
  • 3Sensation (first version)
  • 4Cambiamenti (edit version)
  • 5She walks
  • 6Dreaming in violet (empty mix)
  • 7Cold
  • 8Frau Death (final mix)
  • 9Lust
  • 10Ephemera
  • 11Paranoia
  • 12Insanity
  • 13Witches hour
  • 14Lestat (edit version)
  • 15Alice (live version)
  • 16Alice suicidée (instrumental)

extraits vidéo

informations

Italie, entre 1992 et 1996.

line up

Massimiliano Maria (chant), Luigi Lai (guitare), Lo Spettro di se Spesso (basse, dulcimer, violon), Alice (alias Lo Spettro di se Spesso) (batterie)

Musiciens additionnels : Stefano Fenu (guitare), Massimiliano Galeota (guitare classique)

chronique

Les Romains de Simon Dreams in Violet s’inscrivent dans la bouillonnante scène gothique transalpine du début des 90’s. Bien qu’ayant acquis un statut culte de par leurs concerts, le groupe ne sortira en réalité qu’un unique LP que le label Swiss Dark Knights ressort aujourd’hui avec une playlist modifiée et des bonus extraits de deux singles. Pour notre plus grand bonheur. Simon Dreams in Violet témoignent en effet aux côtés d’autres de cette propension des Italiens de s’inspirer mais de ne pas copier au contraire des Britanniques ayant souvent eu du mal à s’extirper de l’aura de leurs pionniers. On devine que nos jeunes gens ont écouté les Sisters of Mercy, Joy Division ou les Cure mais ils parviennent aisément à malaxer tout cela pour proposer un son qui leur est propre. Tour à tour dynamique, mélancolique et grise (‘Cambiamenti’), la musique est profonde, cristalline, propice à l’introspection mais aussi tranchante et incisive (‘She walks’) avec des guitares tirant vers le deathrock, empruntant aussi bien au goth rock qu’à une cold wave meurtrie. L’atmosphère se construit sur un son de batterie sec qu’on pourrait aisément prendre pour une boîte malgré la richesse du jeu, une basse impeccable l’enlaçant dans toutes ses variations, des parties de gratte intelligentes et créatives portant en leurs cordes mélodies et ambiances, ainsi qu’un chant habité aux limites du prêche selon les pièces. Voix grave mais qui ne singe personne, existe de par ses propres intonations, un peu à l’instar des compatriotes de Artica en légèrement moins plaintif. On sent une écriture ambitieuse mais non arrogante avec un objectif émotionnel et non de démonstration stérile. N’attendez pas de Simon Dreams in Violet de tubes binaires destinés aux pistes de danse même si plusieurs morceaux donnent furieusement envie de se dégourdir les jambes: on privilégie les roulements, on ajoute des cassures, des accélérations, des modifications de tempi et le résultat est des plus probant. Bien que nos Italiens aient opté pour la Langue de Shakespeare, je trouve qu’on retrouve une scansion spéciale propre à nombre de formations du pays chantant dans leur langue natale. Remette au goût du jour une musique de cette trempe n’a rien d’une nostalgie complaisante; outre le fait de redonner sa chance à des musiciens n’ayant à l’époque pas récolté toute la gloire méritée, elle rappelle aux légions de projets cold wave insipides et lisses d’aujourd’hui ce que signifie un travail ressenti, exprimé avec des tripes et un minimum de conviction. Rafraichissant du haut de ses trente ans.

note       Publiée le mardi 4 juin 2024

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