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Plešatá Zpěvačka › Saturnus

cd • 10 titres • 29:05 min

  • 1Intro1:57
  • 2Mluvčí Siluet3:01
  • 3Středověk (das Mittelalter)4:26
  • 4Temná ontologie2:18
  • 5Zlo se směje1:33
  • 6Svět o sobě3:04
  • 7Našeptávač2:15
  • 8Kati2:27
  • 9V minulém životě3:27
  • 10Už hořela4:36

informations

Enregistré à Pekla au Kundolab en novembre 2010.

line up

Hororotoro (basse, voix, synthétiseur), Orel (guitare), Manic (batterie)

Musiciens additionnels : Nelo Blaster (voix fantôme sur Našeptávač), Indos (voix sur Temná ontologie), Adamek (voix sur V minulém životě), Milan (conseiller spirituel)

chronique

Il serait presque « normal », ce premier Plešatá zpěvačka. Les premières dizaines de secondes, disons. Et ensuite par passages trompeurs, parce qu'on y trouve à peu près facilement ses repères. Des repères – riffs – doom, des espèces d'accélérations punk. Pour un peu, une sorte de stoner refroidi – gélifié sur un trottoir de Smíchov. Sauf que voilà oui... C'est déjà bien gluant, troublé. C'est déjà bien dégueu, sali – barbouillé sludge mais avec de drôles de couleurs, moins « prendre tant à tant de cachets en fonction de la douleur » que « j'ai avalé quoi, bordel, je sens que ça monte bizarre ». On me dira que c'est un détail, que ça peut revenir au même...

Celui-là est tout de suite dru, voilà. Les constructions – les compos – sont presques linéaires, paraissent telles quand on connaît la suite (le très siphonné Vlasy diev​č​at qu'ils sortiront neuf ans plus tard, par exemple). La voix s'arrache déjà bien mais sans les crises de delirium, encore. Quelques parties de guitares viennent déjà braillé leur psychédélisme détraqué du foie, c'est vrai – mais ça reste bref, ça fait d'ailleurs un album assez court, pour le moment. Des idées trouvent la place de se pointer, pourtant, déjà, pas alignées, pas stabilisantes – sur la deuxième moitié du truc, en gros, ça commence à sentir bizarre. On commence à se sentir bringuebalé, on y retrouve ce qui plus tard nous tombera raide et accidenté sur la tronche. On dirait un peu qu'ils cherchent leurs marques, d'accord – eux disent que le disque a failli être leur seul, leur dernier, qu'il a failli les écraser. C'est vrai qu'à sa manière, il pèse, déjà.

C'est vrai qu'à peine fini, une sensation de pas assez me saisi. Et que plutôt que d'en mettre un autre, me prend l'envie de relancer celui-là. D'entendre mieux comme les larsens chantent fort – encore raides aux entournures mais pas gênés dès ici, pour nous rouler dessus, ne nous glisser sur les vertèbres. Vlà-t-y pas qu'au deuxième passage, son envie de nous dérouiller devient réciproque, contagieuse. OK... Ça ressemble à quelque chose, encore – on a d'autres noms qui viennent, moins obscurs, on est moins tenter d'inventer des genres, des appellations sans queue ni tête, absurdes. Mais c'est qu'au vrai, il n'y aura jamais besoin, que les noms seront autant de cailloux à gober plus qu'à semer – Petit Poucet Deviendra Digéré.

Puis c'est quoi, oh, ce cassage de rythmes – de pattes, de certitudes – sur Das Mittelalter ?! Le Moyen Âge, ça veut dire. Elle sont tordues, leurs masses d'arme, on préfère ne pas se demander ce qu'ils invoquent, leurs Montjoie Saint-Denis... Ça y est : à repasser aux mêmes endroits, on a fini, très vite, par s'y paumer – on dirait qu'ils changent le terrain, le relief, entre les moments où on y pose le pied, où on y ose passer une tête. SCHLACK. Au coupe-chou de gueux de la Bohême plutôt qu'au fil lustré d'un quelconque chevalier teutonique. De toute façon ça repousse, ces choses là, dans ces contrées hallucinées – les têtes, les bras, toutes sortes de membres et de morceaux. Parfois, même, ça revient en bouquet à la place de l'article unique initial.

Bref, me voilà repris au truc. À me demander où j'avais vu jouer ça, comment j'ai pu dire une connerie pareille : « normal ». Y'a pas de normal. Si t'es normal, c'est que tu t'es égaré. On va te remettre dans le zigzaguant chemin, dans les chicanes qui vont te râper l'épiderme et te piquer les chair. On va te remettre les ossements à leurs indues places. Tu vas aimer ça, tu vas voir. Dans une vie passée (V minulém životě), c'était le genre de bidules qu'on te chantait comme berceuse. Suffit de revenir aux bases. Celles qui sont toutes sapées. Ça fera de belles dégringolades à raconter lors des prochaines veillées.

note       Publiée le lundi 3 juin 2024

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