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Sparks › Big beat

cd • 13 titres

  • 1Big boy
  • 2I want to be like everybody else
  • 3Nothing to do
  • 4I bought the Mississipi river
  • 5Fill-Er-Up
  • 6Everybody's stupid
  • 7Throw her away (and get a new one)
  • 8Confusion
  • 9Screwed up
  • 10White women
  • 11I like girls
  • 12Tearing the place apart
  • 13Gone with the wind

informations

Les deux derniers morceaux sont des bonus et dans une veine très cabaret.

line up

Russell Mael (chant), Ron Mael (clavier), Sal Maida (basse), Jeffery Salen (guitare), Hilly Boy Michaels (batterie)

chronique

On en parle du visuel des Sparks ? Leurs looks, leurs pochettes, rien n’annonce au quidam ce qu’il pourra écouter, mystère total qui participe à l’aura de nos deux chenapans. A quoi s’attendre donc avec ce ‘Big beat’ ? Certainement pas au fait que trois ans plus tard les frérots en viendront à travailler avec Giorgio Moroder parce que là, c’est plutôt l’inverse, ce disque est très électrique. Au mieux, on peut y voir une forme de glam dépourvu de paillette et d’éclat, au pire une sorte de punk glacé ayant déjà viré au post punk alors que le punk n’a pas réellement explosé officiellement; avec les Sparks, les équations étranges sont souvent au programme, c’est dans leur ADN. Cette option rock est-elle dû au fait que les frangins ont renoué contact avec Earle Mankey, membre fondateur de Halfnelson ? Peut-être. On se retrouve effectivement volontiers projeté quelques années en arrière mais avec un aspect plombé. L’un des aspects caractéristique des frères Mael est leur côté barré mais sur ‘Big beat’, il n’en est que peu question, le disque sonne peut-être comme l’un des plus sombres qu’ils aient réalisés. Bien sûr, certaines chansons me font mentir ainsi l’excellent ‘I bought the Mississipi river’ renouant avec une vrai désinvolture dandy tant dans les orchestrations que le chant. On ressent chose similaire dans une certaine mesure sur ‘Confusion’ mais même un sourd notera qu’on est loin de l’insouciance des débuts. Il y a vraiment un voile obscur sur cet album qui n’est pas pour me déplaire; par moment, je songe à une version punk et pas celtic soul des Dexys Midnight Runners (le timbre sans doute)… Pour le reste, on navigue déjà dans une forme de punk propre tel qu’il sera joué par des formations telles que Eater, The Zeros avec des accents de hard fm tel que le pratiquera Queen au cours des 80’s. D’ailleurs que penser que Russell qui clame qu’il veut ‘être comme tout le monde’ tout en affirmant ensuite que ‘tout le monde est stupide’ ? Alors bien entendu quand vient le moment de noter, les langues s’agitent. Il est certain que ‘Big beat’ n’est pas l’opus le plus personnel des Mael, il est même étonnamment sobre et obscur. Manque leur folie musicale si particulière. D’un autre côté, que dire de gus rescapés du glam rock sans en avoir suivi les codes qui tâtent du punk rock sans jamais y avoir touché et qui basculeront dans la new wave disco trois ans plus tard ? Je sais bien que les choses allaient vite à cette époque mais tout de même. Sans compter que les morceaux, sans être exceptionnels, sont de bonne facture (‘Big boy’, ‘Fill-er-up’, I bought the Mississipi river’, la nouvelle version de ‘I like girls’, il y a de quoi se repaître avec bonheur) donc j’adhère plutôt… Ce n’est sans doute pas un hasard si tant de corbeaux apprécient le duo.

note       Publiée le mercredi 29 mai 2024

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