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Erotic Secrets of Pompeii › Mondo Maleficum

lp • 10 titres

  • 1Osiris at the large hadron collider
  • 2The wheel, the spade, the stars in motion
  • 3Faustina filmed in psychodrama
  • 4Venus ascending
  • 5Bad weather at Beachy Head
  • 6Utterly Rudderless
  • 7Crocodilian
  • 8Tenderness has failed me
  • 9Auguries and auguries
  • 10The unstitchingof everything

informations

Humm Studios, Angleterre.

line up

Thomas Hawtin (chant), Tom Hackwell (guitare, Moog, choeurs), Julian Port (basse, choeurs), Sean Jones (guitare), Jake Cheesman (batterie)

chronique

‘Make eccentricity sexy again !’, c’est plus ou moins chose faite avec Erotic Secrets of Pompeii (ESOP pour les intimes), un combo se réclamant de la philosophie du mouvement Panique (crée par Alejandro Jodorowsky, Roland Topor et Fernando Arrabal) et inspiré par des grands noms du post punk tels que The Fall ou Devo. Il suffit de jeter un oeil à leurs clips complètement barrés où règnent en maîtres maquillages psychédéliques, chorégraphies DIY hallucinées, costumes dingos et grimaces pour s’en convaincre mais comme nous sommes ici pour juger du sonore et non du visuel, penchons-nous sur leur album aux titres plus qu’évocateurs. Il démarre par un des meilleurs tubes post punk de ces dernières années, ‘Osiris at the large hadron collider’ posant assez bien les contours de l’univers de ces Anglais. Imaginez une version groove de Protomartyr ou Talking Heads en moins mécanique et vous aurez un début d’idée. Rythmique groovy aux lointaines influences funky, capable de basculer dans le punk aussi bien que le lounge, guitares incisives dopées aux amphétamines, chant profond très calqué sur la dynamique des instruments, quelques bruits au Moog, Erotic secrets of Pompeii nous livrent un disque sans temps mort tout à la fois entraînant et fou, sombre avec une touche d’humour grinçant post- Monty Python. Faire bouger les foules, c’est une chose mais surtout ne jamais trop caresser dans le sens du poil d’où la nécessité de balancer de l’électricité quand les gens sont trop installés dans le mouvement, s’orienter vers un cabaret menaçant (‘Auguries and auguries’) entre Pere Ubu et Nick Cave ou se la jouer faussement exotique (les mecs chantent quand même ‘Hecate, Hecate, mambo, mambo, release the young girls from their graves’ sur l’excellent ‘Venus Ascending’. J’adore, de même que le timbre de Thomas Hawtin, copain de classe de Nick Cave et Joey Casey, avec quelques brefs hoquets aigus copié sur le grand voisin Russell Mael, véritable monsieur Loyal vocal sur les mélodies barrés, bizarres de ses condisciples. Ok, nous sommes en 20204 et c’est moins caustique que The Pop Group, et alors ?

note       Publiée le mardi 21 mai 2024

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