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Social Distortion › White Light White Heat White Trash

cd • 11 titres • 43:52 min

  • 1Dear Lover04:46
  • 2Don't Drag Me Down03:51
  • 3Untitled04:46
  • 4I Was Wrong03:59
  • 5Through These Eyes03:16
  • 6Down On The World Again03:22
  • 7When The Angels Sing04:15
  • 8Gotta Know The Rules03:28
  • 9Crown Of Thorns04:16
  • 10Pleasure Seeker03:33
  • 11Down Here (w/ The Rest Of Us)04:20

informations

Enregistré par John Travis. Produit par Michael Beinhorn. Masterisé par George Marino. MIxé par John Travis et Mike Ness.

Sorti en CD, vinyle, cassette.

line up

Chuck Biscuits, Dennis Danell, John Maurer, Mike Ness

chronique

Il ne reste plus beaucoup d'albums que je peux chroniquer de tête ici, sans avoir à réécouter l'engin trente fois. Heureusement, Shelleyan a rappelé d'entre les morts Social Distortion, et là paf ! Ça je peux en parler, de Zeus ! Ce "White Light White Heat White Trash" je le connais par cœur. Le titre m'a néanmoins pendant longtemps plongé dans des abîmes de réflexion, en me demandant quel était le terme le plus important de cette Sainte Trinité : la Lumière ? La Chaleur ? La Déchetterie ? Le Velvet Underground ? Des séries Américaines sur les rednecks ? "My Name is Earl ?". En 1996, à une période où le punk rockab' n'était plus trop de mode (mais l'a-t-il été une seule fois ?), Social Distortion cartonnait sur les ondes FM avec son "I was Wrong" un tantinet gênant tellement il nous la jouait "Testify brotha" notre cher Mike Ness, à faire pénitence devant le monde qui n'avait rien demandé. Mais si l'on met de côté ce hit single, le reste est une succession de mélodies fracassantes, de grosses guitares tristes, de gros son qui fait la gueule, de versions "Johnny Cash" de la réalité version vieux punk tatoué mal embouché et sensible, frappant tellement juste quand on a besoin d'un pilier de comptoir avec qui déprimer, à ruminer qu'on est "trop vieux pour ces conneries". C'est pour ça qu'au delà de la pochette cliché, du son très très produit ou de ce single un peu trop simplet on peut réserver à cet album le même accueil qu'à ces disques "de mec" assénant de bonnes vieilles vérités amères durement apprises, les versions testostérone de journaux intimes que l'on peut lire adolescent, narrant non pas les errances post pubères de héros sortis chez "l'école des loisirs" mais bien de vieux darons ayant frôlé la mort, tâté de la taule, de la lose, du deuil et des addictions diverses. Un disque assez funèbre en sorte, comme une dernière danse avec la mort, en l’occurrence celle de Dennis Danell qui laissera quatre ans plus tard Mike Ness seul à bord de ce vieux rafiot qu'il a bricolé depuis Orange County en 1978... mais un beau disque, serti de chansons inoubliables, et qui restera comme une relique déjà à l'époque d'une esthétique que les publicitaires qualifieraient de "vintage" et que moi je désignerais seulement comme "cool" et sans doute... indispensable pour toute personne ayant trop poncé les Crowbar et ayant un besoin de variété dans les compagnons d'infortune qui parfois, doivent être utilisés à bon escient quand plus rien d'autre ne fonctionne...

note       Publiée le lundi 8 avril 2024

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    Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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    Aahah, le fourbe ! Je le réécoutais justement ce midi en prévision d'une chronique, hihihi. C'est vraiment un bel album aux lignes mélancoliques sans forcer, qui pourrait effectivement sonner convenu si ce n'est que la beauté de ses lignes punk équilibre clairement...

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