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Inferous › Doperider

cd • 3 titres • 17:25 min

  • 1Logan's Run1:19
  • 2La Pared8:36
  • 3Mentiras7:29

informations

Enregistré les 25 et 26 juin 2022 au OZ Estudio. Mixé par Inferous et Cristian Dalessandro.

line up

Seba Castro (batterie, synthétiseurs), Delisario Gronda (guitare), Matias Voda (basse, voix)

chronique

Titre explicite, pochette pas moins. Inferous vont encore nous emmener dans les profondeurs cosmiques cannabinacées, l'Abysse du Grand Trou Noir et du Vortex Vert Feuilles ? Tout juste... Le type dans le scaphandre est vilainement nécrosé – mais il n'a pas fini de planer, d'orbiter en se disant que c'est quand-même chouette d'être aussi HIGH pour contempler de loin la planète, il cherche encore sur quel bouton appuyer pour que ses propulseurs le calent sur le vent stellaire le plus proche, qui l'emmènera visiter d'autres éons et galaxies.

Toujours ce stoner chargé, riffs engraissés à l'huile de graines, de têtes pures, batterie obtuse mais concentrée, basse moelleuse, groove tout-confort mais qui balance trop fort (même au ralenti) pour qu'on s'endorme vraiment – c'est une musique qui tient au bord de l'éveil, oui, de l'état halluciné. Toujours cette voix lointaine, noyée – qui narre en espagnol des histoires de Mur et de Mensonges. Cette fois, les mecs injectent dans le mix de nouvelles textures, jeux de substances – des timbres, nappes, traits de synthétiseurs bien plus présents, qui font des fils irisés ou des surfaces étales, des volumes aux reflets doux et trompeurs, trompe-l’œil, pièges à lumière, à couleurs. C'est court, ce coup – deux titres, certes étendus mais deux seulement, précédés d'une brève intro. C'est spécialement bien senti, il faut admettre, aussi, les détails plus saillants, quand il faut et où il faut, encore plus travaillés que sur l'album sorti deux ans plus tôt, Somos la Noche – qui déjà cachait pas mal son jeu, gagnait en saveur, au fil des retours, des réécoutes. Une question de dynamique – l'alanguissement saisi à bras le corps pour le muer en force motrice, l'épaisseur molle du son adéquatement tournée, bée, pour mieux nous aspirer, l'élasticité presque lâche des matières faite machine à remous, à dégringolades et rebonds dans tous les sens – en confusion dimensionnelle. Ça n'invente toujours rien, à proprement parler – si ce n'est son propre espace, ce qui n'est déjà pas donné, il n'empêche, à tout le monde. Ce qui est l'essentiel, allez, quand on traîne dans ces parages où il ne s'agit que de se laisser porter.

Ça porte, oui, cet EP. Ça sonne. Ça résonne en-dedans comme si ça trouvait là – et qui sait ? – la sidérale échappée. C'est bien plus frais, en son, que le faciès rongé du gars dans la combinaison. J'ai fini ceci-dit par lui trouver un air bien sympathique, à notre tanathonaute explosé – à force il finira peut-être bien par me filer son rictus en guise de franc sourire. Ça porte... Et ça enfonce, s'enfonce. J'entends le bong qui glougloute. Je m'attends à ce qu'il me le tende – comme une espèce d'orbe parcouru d'éclairs, ou comme un improbable instrument de navigation.

note       Publiée le samedi 6 avril 2024

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Et je me rends compte à l'instant que Logan's Run - le titre de l'intro - est une référence à un film de S.F. dystopique qu'il me semble avoir vu gamin (L'Âge de Cristal, en V.F.) ! M'donnerais presque envie d'aller vérifier si c'était bien celui-là tiens.

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