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Dopethrone › Hochelaga

  • 2015 • Totem Cat Totem 011 • 1 CD digipack

cd 1 • 7 titres • 40:26 min

  • 1Sludgekicker
  • 2Chameleon Witch
  • 3Vagabong
  • 4Scum Fuck Blues
  • 5Dry Hitter
  • 6Bullets
  • 7Riff Dealer

informations

line up

Vincent Houde (chant, guitare), Vyk (basse), Borman (batterie)

chronique

Miom ! Bigrement nutritif, et intuitif, le quatrième skeud de ces artisans québécois. Une sorte de quintessence animale, éthylique, d'un rock'n'roll de doomsters encrassé au maximum, tout en préservant le groove. Hochelaga (blase de l'ancien patelin iroquois qui fut recouvert par Montréal, nous dit le grand chef Wiki-Pédia) s'impose avec une facilité déconcertante. Une grosse giclée de bon son sale. Pas le moindre effort à fournir avec le copain Dopethrone, pas plus qu'avec Motörhead : mettez le casque ou posez votre cul pas trop loin des haut-parleurs - ils vous farciront les oreilles comme des dindes en deux-deux. La texture de ce son forme à elle seule une ambiance. Tâtez-moi ces guitares, et le GRAIN de ce chant, à la fois si croustillants, et si fondants ! Admirez-moi cette maîtrise de la réaction de Maillard, la caramélisation de ce son ! Nous pouvons qualifier ce son de sensuel. Les riffs de Dopethrone, la voix de Dopethrone ? Du crapaud en pâte à tartiner. Du beurre de rouille. Ces fumiers sont doués, j'en ai peur. Leur sludge'n'roll doomstoner est embourbé mais il avance sans faiblir, groovy à en crever ("Vagabong" ! "Scum Fuck Blues" !!!), en bref : ça rue dans les brancards et ça grûûûh dans les cercueils. Y a une cinétique jouissive dans cette sauce épaisse, très épaisse, qui pourtant coule de la façon la plus liquide dans le gosier des oreilles, "accessible-et-extrême-à-la-fois". Effet rouleau compresseur smooth, jusqu'au fumet grunge du final. Dopethrone trempe ses mouillettes dans ta tête à la coque. Hoche-la, gars ! "C'te marde est chaude, et c'est pas d'la marde", pour citer un punk à chien montréalais croisé pendant une indigestion de poutine nocturne, avant de me réveiller ruisselant de sueur, jurant de limiter drastiquement mon apport en graisses saturées au dîner. Peine perdue : le gras m'a eu. Fat is Life. Spell of the graillon. Hochelaga a sanctifié mon double-menton. J'ai croisé des têtes réduites aux cheveux huileux, headbanguant dans un rade souterrain, accrochées à des vestes à patches dont je ne distinguais plus très bien les logos, enduits de secrétions diverses, ne devinant que crânes et racines... Hochelaga a ambiancé tout mon HLM, avec son terreau souillé, ses poils caramélisés, sa jovialité morbide, dégobilleuse de formes malodorantes comme sa pochette, plus chargé qu'un backpacker syllogomane et en même temps aussi simple et cru que du Caillousse. Ou du Crack Sabbath. Z'ont l'accent amusant mais faut pas les sous-estimer sur le tellurique ou le cradasse les caribous, t-t-t... Paraît même qu'ils consomment du pus d'arbre, ces dégénérés.

note       Publiée le mercredi 3 avril 2024

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Note moyenne        2 votes

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Rastignac Envoyez un message privé àRastignac
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Sans oublier des clips de très bonne qualité.

born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Et Hochelaga, au-delà de son histoire, je crois que c'est surtout aujourd'hui que ça les intéresse, c'est un hood sa mère, il me semble.

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Leur meilleur, sur la crête entre cartoon et malaise. Le suivant est très bon aussi mais total cartoon, et les précédents... plus cringe que malaise.

Note donnée au disque :       
dimegoat Envoyez un message privé àdimegoat
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La saison Dopethrone est ouverte je vois ! j'en ai ou deux sous le coude pour nourrir la bête. Un groupe qui a tout pour être nul et qui est, au contraire, vachement bien.