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Stupor Mentis › Hymnus in Noctem

cd • 9 titres

  • 1Great goddess
  • 2The queen of rest
  • 3As a wealthie fount
  • 4Her naked secrets shows
  • 5The old essence
  • 6Scorn your freedom sold
  • 7Weep your souls
  • 8Light do but serve the eye
  • 9Ô Eternal Night

informations

Hymnus in Noctem" is a tribute to Night as a primordial Goddess and inspiring muse of creative melancholy. The concept that "melecholia" is not merely a negative state, but rather allows for deep and searching thought, self-examination, and study of the world. While humans often devote their daylight hours to trivial distractions, the night allows serious contemplation. All lyrics are from esoteric Georges Chapman poem : " The shadow of Night "( 1594).

line up

Audrey Bucci (chant, composition), Nicolas Fulcanelli (musique, composition)

chronique

L’art est un hélas un domaine de prédilection pour vérifier la véracité de l’adage que ‘nul n’est prophète en son pays’, pourtant je peine parfois à comprendre. Tant de gens en France vénèrent (à raison) Dead can Dance et personne ne porte aux nues Stupor Mentis ? Non pas que les Français copient d’une quelconque manière les illustres Australiens mais peu de groupes à ma connaissance ont su explorer la texture gothique (au sens littéraire) de la musique classique de manière si profonde en développant leurs propres codes. Cet ultime opus, bien que conçu comme un hommage à la nuit en tant que déesse et muse, sonne à mes oreilles comme le plus ‘lumineux’ du groupe et les teintes de la pochette lui correspondent bien, nous y reviendrons. ‘Hymnus in Noctem’ suit pour moi la philosophie d’une arche roman, les premières pièces nous élèvent vers les cieux dans des atmosphères certes mélancoliques mais porteuses de clarté (au sens sacré du terme) à coups de nappes de cordes, d’arpèges de guitare cristallins, de percussions lourdes ou martiales pour rythmer le pèlerinage car c’est de ça dont il s’agit. Le chant magnifique de Audrey Bucci fait le reste. S’élever vers le ciel n’a rien d’un fleuve tranquille, nuages et vents traversent l'azur obscur mais jamais la foi ne vacille même sur des pièces plus énergiques (‘As a wealthie fount’, mon favori) où l’esprit parait errer en vagues au gré des caprices d’Eole. Grâce à de telles chansons, même les béotien(ne)s de mon espèce peu friand(e)s de néoclassique réaliseront leur possible erreur. A partir du beau ‘Her naked secrets shows’, c’est comme si l’on atteignait un palier, un lit de nuées au bout duquel on distinguait les prémisses d’une lumière naissante mais qui nous reste interdite à nous autres humain(e)s; on la contemple de loin, les larmes aux yeux jusqu’à ‘Scorn your freedom sold’ dont les harmonies pas foncièrement joyeuses mais relativement claires annoncent le chemin de retour. Vers où ? La terre et ses turpitudes marquées par des sonorités plus sombres, plus tristes mais toujours aussi belles jusqu’au martial et vigoureux ‘O eternal night’ résonnant dans l’aube comme un au revoir à cette obscurité qui se dissipe mais laisse des marques de sa beauté magique dans les reflets de ce jour qui naît, à l’image des teintes troubles de la pochette…

note       Publiée le samedi 30 mars 2024

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