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Paris Obscur › La marche des ombres

cd • 16 titres

  • 1Paris est sombre
  • 2Ces larmes que tu ne vois pas
  • 3Dans la tête de Valentina
  • 4Valentina
  • 5Hard to be me
  • 6L'enfer c'est toi
  • 7Saul is coming
  • 8Justine
  • 9L'océan
  • 10Prends-moi
  • 11Jessica
  • 12I wanted you to stay 4 the depression
  • 13Saul is going
  • 14Paris est très sombre
  • 15Perdu
  • 16La marche des ombres

extraits vidéo

informations

https://www.parisobscur.com/#albums-la-marche-des-ombres

line up

Paris Obscur (chant, musique)

chronique

Et si on laissait tout tomber ? Si on oubliait que Paris Obscur, c’est un univers avec des personnages aux relations complexes, à la psychologie fouillée ? Si on écoutait ce quatrième opus (déjà) comme un simple disque, sans chercher à tirer des parallèles, sans se poser trop de questions, en écoutant simplement les chansons ? Serait-ce l’impossible à demander ? Absolument pas, c’est là la qualité du projet, ses niveaux de lecture multiples. Souvent, les artistes lorsqu’ils ont terminé un nouveau disque en parlent comme de leur préféré (normal, on ne va pas au studio enregistrer de la merde) et j’ai presque envie de tenir semblable discours, la ‘Marche des ombres’ n’est-il pas mon opus favori de ce séduisant projet ? Il me semble qu’il dégage une forme d’urgence, de spontanéité, plus marquée que sur les prédécesseurs, comme si le destin des protagonistes du Paris Obscur s’emballait, se précipitait, comme s’ils perdaient eux-mêmes le contrôle de leur actions… Comme à chaque fois, les axes d’écriture sont multiples mais grosso modo, l’aspect cabaret lugubre au piano mettant en valeur les paroles (‘Valentina’) et des tentations plutôt metal (y compris dans le chant) me paraissent tisser l’essentiel de la trame avec les mille et une déclinaisons entre ces deux finalités. Exercice des plus périlleux s’il en est mais Paris Obscur relève une fois encore le défi sans sourciller, alternant textes en anglais et français, lenteurs angoissantes, accès de rage, mélodies cristallines au piano (soutenues de nappes de cordes, de clavier), parties plus rapides à la double pédale (‘Saul is coming’). Même si elle se laisse aller à des passages de lâcher-prise hurlés, la voix demeure cette étrange conteuse faussement maîtresse d’elle-même avec un timbre apaisant mais doublé d’une touche inquiétante qui pourrait exploser à tout moment. Je ressens ce quatrième volet comme un univers se rétrécissant sur ses propres contours, comme si les personnages se trouvaient prisonniers d’un théâtre de poche, se changeant en marionnettes que leur créateur manipulerait avec urgence en emmêlant leurs fils parfois, poussant ces drôles de personnages à une ambiguïté de relations plus poussée encore. Et voilà que je repars à disserter sur des concepts alors que j’avais promis de ne pas le faire… Disons que Paris Obscur évolue entre cabaret et rock metal, comme si Nick cave collaborait avec Paradise Lost avec l’aide Léonard Cohen et Solstafir, s’exprimant au travers de pièces jamais trop longues, capables d’instaurer ou de respecter des atmosphères sans perdre un sentiment d’urgence plus marqué que sur les disques précédents… Où donc s’achèveront donc ces destins dans cette course folle vers on ne sait plus très bien quoi ? La marche funèbre un peu fanfare qui clôture ne présage rien de bon…

note       Publiée le samedi 30 mars 2024

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