Vous êtes ici › Les groupes / artistesSSparks › Propaganda

Sparks › Propaganda

  • 2006 • Island 74321 22426 2 • 1 CD

cd • 14 titres

  • 1Propaganda
  • 2At home, at work, at play
  • 3Reinforcement
  • 4BC
  • 5Thanks but no thanks
  • 6Don't leave me alone with her
  • 7Never turn your back on mother earth
  • 8Something for the girl with everything
  • 9Achoo
  • 10Who don't like kids
  • 11Bon voyage
  • 12Alabam right
  • 13Marry me
  • 14Interview

informations

Les titres 12 à 14 sont des bonus.

line up

Russell Mael (chant), Ron Mael (claviers), Adrian Fisher (guitare), Ian Hampton (basse), Dinky Diamond (batterie), T. White (guitare)

chronique

  • glam pop baroque

‘Comment un groupe de rock peut-il à la fois avoir du succès, être sous-estimé, extrêmement influent et criminellement négligé ?’, questionne Edgard Wright réalisateur du documentaire ‘The Sparks Borthers’… Effectivement mais les Sparks défient la logique de l’histoire de la musique. Celle du travail aussi. Après le succès de ‘Kimono House’, les concerts ayant suivi, on se demande bien comment le groupe a trouvé encore le temps d’enregistrer directement un nouvel album et pourtant… Leur déménagement en Angleterre porte largement ses fruits, nous y reviendront avec une boutade. Pour l’heure, en 1974, le glam se meurt gentiment et pourtant son esprit survit grâce aux moins glam de ses représentants. Alors que les futurs punks et goths sont encore sous le charme sulfureux des paillettes, des maquillages, l’aspect rock des guitares, les Mael qui n’ont jamais eu cure des maquillages vont au contraire se saisir de son aspect le plus léger, le plus dandy en poussant au maximum certains éléments développés avec sérieux par Marc Bolan: voix de fausset, arrangements baroques, énergie cabaret injectée en plein rock… La formule avait cartonné sur ‘Kimono my house’ et selon moi, elle marche une fois encore ici. ‘Propaganda’ est un véritable tourbillon de glam décalé comme si les acteurs du ‘Rocky Horror Picture Show’ en tournage avaient gobé des speeds par poignées. Franchement, il y avait quoi dans leur porridge le matin à ces chers frères Mael pour nous pondre des mélodies pareilles ? Oui, parfois on frôle le kitsch mais on l’évite toujours de par cette saveur sucrée amère caractérisant les arrangements… On danse, on s’éclate mais n’y aurait-il pas abus d’ivresse ? On en chancellerait presque. Difficile d’être neutre avec un disque que j’aime tant incluant des chansons que je peux écouter en boucle, ainsi le magnifique ‘Don’t turn your back on Mother Earth’ dont les orchestrations évoquent volontiers les Beatles de ‘Strawberry fields forever’. Russell y chante si magnifiquement bien, tour à tour poignant, grandiloquent mais toujours dans le dosage juste. Et que dire des splendides ‘At home, at work, at play’ et ‘Don’t leave me alone with her’, véritables tourbillons de rock baroque à en faire tourner la tête. Je ne connais pas la renommée des Mael au Japon mais quand j’écoute le second, je reste persuadé que des formations telles que Malice Mizer y ont forcément jeté une oreille. D’ailleurs, il y a’ Bon voyage’ et les groupes de Visual adorent eux aussi placer du vocabulaire français (pas toujours maitrisé d’ailleurs phonétiquement). Et par moment, les Sparks quittent le flirt ambigu avec le baroque pour expérimenter des trucs plus barrés, ainsi ‘Who don’t like kids’. Avec les Sparks, il vaut mieux opter pour les éditions enrichies car elles le sont avec des pépites. En parlant de joyau, cette version se conclut par une interview des deux frères dans laquelle Russell commente leur arrivée en Angleterre, discute de son projet de livre de cuisine, confesse qu’il n’est pas bon cuistot mais que ça n’a pas d’importance et finit par décrire sa recette de ‘crème caramel’ en face d’une journaliste hilare; Ron n’est pas en reste en parlant de sa collection de cartes postales… Ces mecs ont subi des perfusions de sang britannique à la naissance, c’est pas possible de sonner plus british que british, y compris dans leur diction claire et classe. En résumé, ‘Propagande’ est un disque fabuleux, Russell y chante comme un demi-dieu, les arrangements, les mélodies sont irrésistibles. Un vrai traité de dandysme pop complémentaire de ‘Kimono my house’ car avec les Sparks la vie est plus belle; rien de sombrex, juste de la folie pure et quotidienne. Et vous avez vu cette pochette ? Ca vous évoque 1974 ? Ces mecs sont hors du temps...

note       Publiée le mercredi 27 mars 2024

Dans le même esprit, Shelleyan vous recommande...

The Beatles - Magical mystery tour

The Beatles
Magical mystery tour

T. Rex - Tanx

T. Rex
Tanx

Compilations - Bandes originales de films - The Rocky Horror Picture Show

Compilations - Bandes originales de films
The Rocky Horror Picture Show

Roxy Music - For Your Pleasure

Roxy Music
For Your Pleasure

Sparks - Kimono My House

Sparks
Kimono My House

Malice Mizer - Memoire + Voyage sans retour

Malice Mizer
Memoire + Voyage sans retour

dernières écoutes

    Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Propaganda" en ce moment.

    tags

    Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Propaganda".

    notes

    Note moyenne        3 votes

    Connectez-vous ajouter une note sur "Propaganda".

    commentaires

    Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Propaganda".

    Dale Envoyez un message privé àDale

    Juste au dessus de Kimono selon moi et par là même: the best of the best. Les deux avec Moroder, Angst in my Pants et In outa Space sont formidables aussi.

    Thirdeye Envoyez un message privé àThirdeye

    Wow sacrée discographie en tout cas..

    COLDSTAR Envoyez un message privé àCOLDSTAR

    Enregistré peu de temps après "Kimono my House" et avec (en partie) le même groupe, Propaganda est effectivement un disque très similaire au précédent en terme de style ET de qualité. "At Home..." et "Reinforcements" placés au début du disque me paraissent ici les meilleurs titres.

    Alfred le Pingouin Envoyez un message privé àAlfred le Pingouin

    Reinforcement me fait penser à Laibach, dans le côté... ben propagande justement. Y a toujours des mélodies incroyables, comme celle de Marry Me, Never turn your back... et BC a une énergie irrésistible. Vraiment aussi bien que Kimono my House pour moi.

    Note donnée au disque :