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Vinnum Sabbathi › Of dimensions and theories
- 2020 • Stolen Body Records SBR073 • 1 LP 33 tours
lp/cd • 6 titres • 47:15 min
- Dimension A
- 1In Search of M-Theory09:14
- 2Quantum Determinism09:44
- Theory A
- 3An Appraisal04:30
- Theory B
- 4Beyond Perturbative States04:39
- Dimension B
- 5A Superstring Revolution I12:46
- 6A Superstring Revolution II06:20
informations
Enregistré, mixé et masterisé par Víctor 'KB' Velázquez au Testa Estudio, León De Los Aldama, Mexique.
Artwork : Asep Yasin Abdulah.
line up
Gerardo Arias (batterie), Samuel López (basse), Juan Tamayo (guitare), Roman Tamayo (synthé)
chronique
Vinnum Sabbathi prennent de la distance, de l'air, font le vide – visent la largeur de vue. Leur musique part dans l'Espace – un Espace, une exploration psychonaute autant que cosmonaute. De longues plages de S.F. – boucles ascensionnelles qui s'épaississent à mesure qu'elles montent, breaks qui font des lancées vers cette dimension sonore tendant vers l'infini. Stoner, doom, drone – tout un vortex, une tambouille psychédélique épaisse, le son pesant et planant. Pas de chant mais des samples, certains tirés d'archives de la N.A.S.A., d'autres qui semblent puisés, attrapés comme des émissions radiophoniquse, dans la coulée de discours d'autres chercheurs, penseurs, philosophes – qui tous parlent de ces voyages là, souvent en anglais, en portugais me semble-t-il, à un moment, en français, en une occurrence... Tout est narratif et tout est champs – magnétiques, gravitationnels, électriques.
Par moments on sent, on nous dit nettement que le voyage pourrait bien être une perdition, la supposée conquête une dernière fuite, avec au bout l'extinction de notre espèce – longtemps avant que ne s'effondrent, tout aussi inéluctablement, l'univers entier, les systèmes solaires, stellaires, que ne se désintègrent les étoiles mortes, dans un Rien qui embrassera, remplacera tout, de l'infinitésimal au grandiose. En d'autres passages, on a l'impression que des gens sortis de leurs scaphandres discutent calmement à la cantine de la Station, en route vers une nouvelle planète où pour quelques siècles, millénaires, tout pourra recommencer autrement, enfin démarrer sans que continuent de peser des ères et des ères de salissures et de gâchis. En tout cela – toutes hypothèses et tous espaces-temps découverts, supputés, proposés – règne une égalité de vue remarquable, une sérénité, même quand riffs, patterns, voix déjà fantômes, narrent ce froid terminal où tout s'abîmera, à la fin. En tout cela se tient, de bout en bout, une densité pas si commune dans ces genres-ci – dans les dérives cosmiques en longues orbites autour des amplis, à travers les nuages saturés, les tentatives de forer des trous de vers à travers l'éther et les nuées de météores.
Vinnum Sabbathi considèrent la Nuit, considèrent le Feu, considèrent les averses de lumière qui engloutissent et l'opacité qui découpe les corps (célestes, humain égarés, inconnus...) plus nettement que l’œil ne saurait voir, avant de tous les avaler sans qu'on sache si ailleurs, où que ce soit, ils seront recrachés, changés ou identiques. C'est une musique qui paraît échapper sans effort à sa propre masse, parvient à hurler sans qu'on se sente autre chose qu'enveloppés, absorbés, éléments dans l'Immense qui ne peuvent que se laisser porter, auraient tort de se débattre dans une peine inutile, des affres transitoires, forcément transitoires, si brefs, à l'échelle adoptée, qu'il ne rimerait à rien de les prolonger ou de vouloir les écourter. C'est une musique qui n'écrase pas, pourtant, ne paralyse pas, n'arrive pas pour plomber. C'est l'atmosphère qui prend, où l'on entre à nouveau, vivifiante et subrepticement toxique, intoxicante. C'est une vision – lucide et colorés, détaillée, vaste, étendue, où les cahots véhiculent, où les vaisseaux explosent au ralenti sous nos yeux, se scindent en atomes tandis qu'on est réduits, à mesure, jusqu'à ce que ces particules séparées, cette matières aux chaînes rompues nous entourent, comme autant de nouveaux géants célestes, de nouvelles galaxie où repartir, encore. Cantiques, quantique... Ces voyageurs-ci ont embarqué, dans leurs rations, les liqueurs adéquates pour s'éjecter où bon leur semble, quand le temps leur paraîtra venu, de la capsule obsolète, une fois finie, stoppée la trajectoire.
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Le Mexique... À des années lumières. (De Bono, aussi - ça en reposera certains).
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Du coup hop, tiens (après le Monkey3) j'enchaîne direct là-dessus... Il passe encore mieux avec le grain de chaleur - pas trop étonnamment vue la stonèritude du truc.
Message édité le 08-04-2024 à 15:15 par dioneo
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