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The Palace Of Tears › Of ruination

cd • 7 titres

  • 1Terra Ephemera
  • 2Thy womb full of black nectar
  • 3Masque l'intrigue
  • 4Tears of the moon
  • 5Cold dead skin
  • 6Shadows of whispering phantoms
  • 7Of ruination

informations

Chateau of the Crying Mist, New-Orleans, USA. Masterisé par Robert Rich.

line up

V.L. Darkling (chant), Erick Scheid (guitares, claviers, programmation, effets)

chronique

Le Palais des Larmes, une version nocturne du Palais des Mille et Une nuits ? Un lieu de mystère en tout cas où des nappes tissent des trames velourées et obscures, où quelques lourdes percussions résonnent comme une danse au ralenti de fantômes réduits à de simples silhouettes… De l’heavenly sombre qui se consumerait à la lumière du jour et erre donc éternellement sous un ciel de nuit. Comme toujours dans le style, l’ensemble repose beaucoup sur le chant qui est effectivement très prenant. L.V. Darkling a un timbre pas trop aérien, empreint d’une légère gravité même si ses capacités techniques lui permettent largement d’emmener ses paroles sous la voûte des cieux. Son collègue habille ces mélodies de nappes tissées à partir de clavier, de guitare, avec une boîte pour marquer le tempo, toujours entre deux eaux, jamais trop lente ni trop rapide. La sauce prend aisément au départ, ces climats ombrés, nocturnes, évoquent un jeu de mouvements furtifs dans la pénombre, le bruissement de voiles que l’on effleure à moins qu’il ne s’agisse du vent. L’ennui est que les pièces sont plutôt longues et peu riches en variations notables (ce que je comprends car cela troublerait l’ambiance); en tant que béotien malgré la beauté de ce chant énigmatique, j’en viens quand même à l’impression d’écouter un peu tout le temps la même chose, une petite lassitude s’installe. Il se trouve de surcroît que les deux dernières chansons dépassent les sept minutes. Erick Sheid salit bien ses sonorités dans une pure tradition shoegaze sur ‘Of ruination’ mais cela ne suffit pas à relancer un intérêt qui somnole de plus en plus. Beau disque, c’est certain, mais qui, comme trop souvent dans le genre, s’égare dans ses propres volutes, frôlant de près une lassitude de l’auditeur(trice) en l’enlisant dans ses propres méandres.

note       Publiée le vendredi 23 février 2024

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