Vous êtes ici › Les groupes / artistesDDeadguy › Work Ethic

Deadguy › Work Ethic

  • 1995 • Engine VROOM-12 • 1 CD digipack

cd • 6 titres • 15:30 min

  • 1Running With Scissors02:10
  • 2Apparatus02:10
  • 3Puny Human03:00
  • 4Extremist02:12
  • 5Druid03:13
  • 6John Dear02:45

informations

Les trois dernières pistes sont originellement sorties sous le nom de "Whitemeat", sorti en 1994. La première version de "Work Ethic" consiste dans les trois premiers titres, sorti également en 1994 sous la forme d'un 7''. Donc techniquement, ici est décrite la version "compilation" qui elle est sortie en 1995, et qui regroupe ces deux singles/EP.

Produit par Deadguy et Steve Evetts. Enregistré à Trax East, février et septembre 1994. Illustration : photographie de K. Huckins par I.B. Stohlen.

line up

Pops (basse), Keith (guitare), Dave (batterie), Trim (voix), Crispy (guitare)

chronique

Chaque jour suffit à ses peines mais aussi à ses découvertes fortuites de petites pépites cachées par l’oubli des masses même si apparemment, Dillinger Escape Plan auraient invoqué l’influence de ce groupe sur leur manière de faire ce que les gens appelleront du « mathcore », que je qualifierais plutôt de « maniaquecore » personnellement, chacun sa chapelle, passe ton message à ton voisin. Mais si je voulais garder un bout de morceau de leur courte discographie, ça serait ce single vite devenu EP englobant leur premier « Whitemeat », gardant la meilleure des pochettes, à savoir celle de « Work Ethic », dont le titre sied à merveille à l’image si connue de nos campagnes le dimanche quand les canards et les volailles ensanglantées sont prises pour des sangliers par des chiens pris par des cousins pour leur oncle. Sec comme un coup de trique, ou un coup de fouet, ou d’un coup de… knout, cet EP/Single amélioré/sorte de compilation de premiers morceaux garde encore la fraîcheur d’un groupe qui s’amuse, et ressemblera ensuite ironiquement bien trop à tous les autres groupes de « matheux » maniaques et angoissés qui vont squatter les premières pages des magazines "alternatifs", Botch et Coalesce en tête, car sur cet album nous avons encore une sorte de groove bien plus, lui, empruntés à toute une génération de noise rockeurs adeptes des dissonances et de hoquets dansants comme un tango mécanique rouillé, que ce soit chez le premier Unsane ou Dazzling Killmen… des morceaux cintrés, agoraphobes, misanthropes, enfin, le cahier des charges est rempli, mais à ceci près qu’il l’est en 1994, avec des grosses guitares (ex-Rorschach arrive à la rescousse, oui celui qu'on voit sur la pochette), du chant bien gras et hurlé, un zeste de metalcore revêche. Pas content, pas fun, et en même temps si sombre et désabusé que leur discours semble ironique parfois, tel un 16 quand se dessine sur le visage de leur musique un rictus sludge, ce « work ethic » a su affirmer en moi cette étincelle de mépris du monde qui peut couver en chacun et qui, de temps en temps, a bel et bien besoin de s’exprimer.

note       Publiée le vendredi 23 février 2024

Dans le même esprit, Rastignac vous recommande...

Dazzling Killmen - Face of collapse

Dazzling Killmen
Face of collapse

ou un Orange 9mm, pourquoi pas

16 - Curves that Kick

16
Curves that Kick

Unsane - Unsane

Unsane
Unsane

dernières écoutes

    Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Work Ethic" en ce moment.

    tags

    Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Work Ethic".

    notes

    Note moyenne        4 votes

    Connectez-vous ajouter une note sur "Work Ethic".

    commentaires

    Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Work Ethic".

    saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
    avatar

    Une époque bénie des Dieux. C'est tellement vénère tout ça

    Note donnée au disque :       
    Damodafoca Envoyez un message privé àDamodafoca

    La filiation avec Dazzling est encore plus évidente sur l'incarnation suivante de ces gens, Kiss It Goodbye. Et pour la prod, ma préférence va pour le dernier EP, "screamin with the dead guy quintet" avec Steve Austin derrière la console.

    Rikkit Envoyez un message privé àRikkit

    Ou bien c’est Botch qui ressemble à Deadguy ? Il me semble que Botch ça arrive quelques années plus tard.

    Je ne connaissais pas cet E.P l’artwork est effectivement énorme.

    Pour le moment je préfère ptet la violence infernale (et la prod !) de “Fixation”, (finalement enregistré à peine un an après cet EP) mais il faut le temps que la bastos prenne aussi !

    Intheseblackdays Envoyez un message privé àIntheseblackdays

    Ou l’affiche du rape & revenge suédois Thriller en version Gironne.

    Message édité le 25-02-2024 à 00:43 par Intheseblackdays

    surimi-sans-mayo Envoyez un message privé àsurimi-sans-mayo

    On croirait un plan de Bernie.