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Portobello Bones › Portobello Bones

lp/cd • 8 titres • 33:31 min

  • 1Smile4:20
  • 2Bomb da House2:47
  • 3Angel2:31
  • 4Brain0:52
  • 5Candle4:44
  • 6I See It5:13
  • 7Scatophagus (Live Poitiers 1992)*8:43
  • 8Negative*4:27

informations

Enregistré par Fred Norguet et Jacques Granavault au Pôle Nord Studio. Mixé par Jacques Granavault.

Artwork : Sugar and Spice Corp. Les morceaux marqués d'un * sont présents seulement sur la version vinyle du disque.

line up

Lionel Fahy (guitare), Jeremy Johnson (chœurs), Franck Lepêtre (batterie), Jean-Christophe Tabuy (guitare), Fabrice Métais (basse)

chronique

Il est encore bien brut, ce premier Portobello Bones. Avec ces arrêtes en guise d'ossements (Bones, donc) sur la pochette – poiscaille ou mammifère, l'idée est là, d'être au plus proche de la structure, au squelette. C'est « graphique », comme on dit, aussi, découpé – en noir ou rouge sur blanc, selon les versions de l'objet. Ce n'est au fond – ce n'est vraiment – pas moins « émo » que la suite directe, pas moins au sens « émocore », du terme, post-hardcore versant Fugazi, Rites of Springs et compagnie. C'est plus proche, même, sur la forme – de tous les trucs en « core » – qu'à peu près tout, après. Le bruit – le côté noise dans « noise-rock » – est déjà là, cependant, qui rappelle que coreux ne veut pas toujours dire « tracer le plus droit possible dans une seule direction ». Bientôt tout s'affinera, en même temps que tout prendra de la force, de l'ampleur. Pour l'instant c'est compact et maigre, encore – squelettique au sens le plus essentiel du mot, encore une fois. De l'émotion, oui, du sentiment bouillonnant et noué, contraint, il y en a, déjà, indéniablement. Ce sera bientôt plus net – ça sort pour l'instant un peu brouillé, encore parasité par cette nervosité qui dès le disque suivant rendra leur musique si explosive, dynamique, quand ils lâcheront les charges en n'essayant pas de retenir quoi que ce soit mais sans plus tenter, on aura l'impression, de tout balancer à la fois. On braille davantage, ici. Le son, l'approche, est « live » – on entend d'ailleurs bien sur la version en concert de Scatophagus (présente seulement sur l'édition LP du disque) combien peu de temps avant, en direct, ça pouvait encore sonner brouillon, l'urgence bouffant un peu le compact de la chose. Ça s'étrangle un peu, parfois, à force de s'égosiller, de ne vouloir ainsi rien omettre, tout faire passer d'une traite – comme sur cet ultime morceau, repris d'un split avec Concrete Idea (autre groupe Tourangeau) sorti l'année d'avant. Il n'est comme « pas encore sec », tout à fait, oui, ce premier disque. Sans rien de trop, pourtant, sans rien qui fasse non-plus manque, comme un pas-assez. Ils s'y trouvent, déjà – sans chercher à faire croire, j'ai toujours eu l'impression, qu'ils y maîtrisent déjà tout. Ce n'est pas encore l'heure, peut-être, d'y penser, tout simplement. C'est le moment, encore, de faire simple – relativement, sans sacrifier pour autant le sens de la torsion qui fait que ça ne sonne pas bêtement « punk mélodique ». À s'y attarder, on entend vite que sous ce côté encore très direct, les types s'essayent déjà à l'arrangement, à de drôles d'harmonies faussées pour que ça ne rende pas aligné, trop proprement calqué sur le bord de la rampe de skate. La différence, à vrai dire, avec ce qui sur le suivant allait surgir, serait surtout une question de contrastes. Pas qu'ici ils soient moins marqués – au contraire, on y revient, parce qu'ici, ils saillent en traits, presque purement, les masses comme dessinées plutôt qu'exsudées, sculptées dans la matière pesante du son. Une sorte de bas-relief, disons, qui cherche encore la plénitude de la texture, son autonomie, la maintient encore, plus qu'ensuite, aux contours des tracés. On le perçoit encore à peine, à vrai dire, qui pulse... On en reçoit déjà les remous – mais en surface, en ondes encore pratiquement concentrique. Ce battement sourd, j'entends – qui sur女 (Nu), très bientôt, fera des perspectives aux angles moins communs, des places où s'égarer et se trouver. Un lieu où les trouver, où tenter de les suivre – pas rassurés ni bêtement rassurants (d'avoir autours des os développée plus de chair, à peine davantage, tout juste ce qu'il faut pour que s'y engouffre un souffle qui n'attendait que ça).

note       Publiée le samedi 17 février 2024

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