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Moby › Animal Rights

  • 1996 • Mute Records CDStumm150 CMV 5.0150.20.391 391.0150.20 • 1 CD

cd • 12 titres

  • 1Now I let it go
  • 2Come on baby
  • 3Someone to love
  • 4Heavy flow
  • 5You
  • 6My love will never die
  • 7Soft
  • 8Say it's all mine
  • 9That's when I reach for my revolver
  • 10Face it
  • 11Living
  • 12Love song for my mom

informations

line up

Moby (chant, guitares, clavier, batterie)

Musiciens additionnels : Hahn Rowe (violon)

chronique

Moby doit-il figurer sur Guts ? Cela demeure sujet à caution mais ‘Animal Rights’ le mérite certainement, ovni absolu et one shot dans la carrière de l’Américain. Alors que Richard Melville s’est enfin taillé un succès commercial et d’estime dans les milieux techno et electro avec son album ‘Ambient’ et surtout le single ‘Go’, sa carrière stagne. Il n’est pas satisfait de l’agencement de ses premiers opus sortis sans son consentement, quant aux critiques de son dernier disque, ‘Everything is wrong’, elles collent bien au titre et sont mitigées. L’ardent défenseur de la cause animale va alors prendre tout le monde à rebrousse-poil (ses fans notamment) en revenant à ses premières influences. ‘Animal rights’ ne ressemble à aucun autre travail de Moby car il se profile dans une optique punk/noise rappelant que l’homme est aussi multi-instrumentiste. Cependant produire un simple album de hardcore lui eût été trop simple, il va donc en brouiller les codes. On ne se méfie pas en enclenchant le skeud qui débute avec le délicat et mélancolique ‘Now I let it go’ interprété à la guitare sèche et aux cordes; c’est avec ‘Come on baby’ que l’auditeur(trice) réalise son erreur: rythmique néo-psychédélique post Madchester mais avec des guitares au grain sale et un Moby qui chante, hurle, fait couiner l’électricité. Dès la pièce suivante, le rythme s’accélère, on déboule carrément dans le punk hardcore, avec une violence qui s’accroit au fur et à mesure des chansons. Léger pied sur la pédale mais certainement pas dans la rugosité du son sur ‘My love will never die’ mais autant les fans d’electro pourront à juste titre titre se sentir grugé(e)s autant celles et ceux appréciant Minor Threat, Youth of Today, Shellac seront à la fête. Les aficionados de June of 44 aussi avec des compositions telles que le plus lent mais mal nommé ‘Soft’ ou un ‘Face it’ plus expérimental de dix minutes qui verront se succéder des influences grunge blues et noise rock. Malgré un militantisme jamais renié, Moby est aussi connu pour son attitude zen et son sens de l’humour (notamment lorsqu’il interprète un chanteur punk d’un groupe balançant de la viande sur le public dans ‘Suck’ aux côtés de Alice Cooper et Iggy Pop) et certain(e)s peineront alors à comprendre sa (bonne) reprise du ‘That’s when I reach for my revolver’ de Mission of Burma (c’est fou comme les gens peuvent être étriqués d’esprit). Après un tel déluge de décibels, le disque s’achève dans la sérénité avec un ‘Living’ instrumental et bluesy, volontiers tristounet mais apaisé, comme si l’artiste faisait la paix avec le milieu de la musique après avoir craché sa colère, pour mieux conclure avec guitare sèche et violon comme sur l’intro. Inutile de préciser que ‘Animal rights’ sera un échec retentissant tant critique que commercial, manquant de flinguer la carrière de son géniteur qui se relèvera magistralement avec ‘Play’ mais attendra près de vingt ans pour retenter de la musique plus ‘musclée’ avec son groupe Moby and the Void Pacific Choir.

note       Publiée le lundi 5 février 2024

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GrahamBondSwing Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Un album assez varié au final, punk, pop, rock, blues, noise et j'y ajoute indus.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Je voulais le faire venir en douce sur guts via son Voodoo Child - The End Of Everything, le seul truc que j'aime vraiment du gars. 'Go' avait aussi bien hanté mon enfance, mais vu que c'est du Badalamenti....

Damodafoca Envoyez un message privé àDamodafoca

Play me sort par les yeux à cause de sa prod (je peux pas l'expliquer, mais j'ai une paire d'albums dont le son m'horripile...) et j'ai totalement lâché la carrière du monsieur, jusqu'à son album de 2018, "everything was Beautiful..." qui est un album très honnête de trip hop bien gaulé.

SEN Envoyez un message privé àSEN

Je sais pas si il mérite de figurer sur Guts, il n'est peut être pas sombre et expérimentale mais y'a des morceaux de Moby que je kiffe sans aucune honte ! Go par exemple et ses multiples remixes, Extrem Ways, Honey, Flower et l'album Play en général... Oui y'a carrément quelque chose chez Moby !

nowyouknow Envoyez un message privé ànowyouknow

Je l'ai toujours perçu comme intègre, même s'il a avoué avoir couru après le succès/showbiz dans les années 2000. Je pense que c'est juste la musique qu'il aime, il a été marqué mar Unfinished Sympathy et il a décliné ça à l'infini. Mon erreur est d'avoir creusé un peu les b-sides période Play / 18, ça a un peu efrité l'image que je je me faisais du type derrière Everything Is Wrong ou Play dans mon esprit. Ces albums arrivent te donner l'impression qu'il peut tout faire alors que les 3/4 c'est du sous uematsu symphonique random.