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Gorod › Æthra

44:07 • 10 titres

  • 1Wolfsmond4:27
  • 2Bekhten's Curse3:52
  • 3Aethra5:45
  • 4The Sentry3:18
  • 5Hina5:10
  • 6And the Moon Turned Black4:19
  • 7Chandra and the Maiden4:08
  • 8Goddess of Dirt3:59
  • 9Inexorable4:20
  • 10A Light Unseen4:50

informations

Enregistré par Mathieu Pascal au Bud Studio. Mixé par Daniel Bergstrand et Lawrence Mackrory à Dugout Productions (Jakobsberg, Suède). Masterisé par Lawrence Mackrory à Obey Mastering (Uppsala, Suède).

Artwork par Jeff Grimal.

line up

Mathieu Pascal (guitare, composition), Julien Deyres (voix, textes), Nicolas Albery (guitare), Benoit Claus (basse), Karol Diers (batterie).

chronique

  • death metal technique de luxe

Tu savais que des idiots regardaient le soleil pour se nourrir et développer leur énergie ? J’espère au moins qu’ils écoutent Aethra en même temps pour donner un peu de decorum à la destruction de leur rétine. The Orb, bien entendu, mais pourquoi pas Aethra qui développe des thèmes mythologiques voire ésotériques flirtant avec le New Age qui sied aux sectes contemporaines, et dont les rayonnages « développement personnel », aujourd’hui mieux garnis que ceux consacrés à l’histoire et à la philosophie, sont la partie émergée. Et toujours pas de Gorod en tête de gondole ? Oh, je pense que mes Girondins préférés, loin devant Bertrand Cantat et Alain Juppé, sont plus malins que cela et il faut bien trouver des paroles à coller sur ces tartines de notes. Des tartines, certes, mais posés sur un napperon de dentelles. Classieux et spectaculeux, Gorod l’est toujours autant. Gorod, ça respire le grand large, l’audace, l’équilibre du monde. On ose même le chant clair, dosé au micron près et de très bon goût. Gorod peut aussi dès le premier morceau lancer du gros breakdown suivi d’un solo d’arc-en-ciel harmonique à s’en arracher le foie de bôôôté. Et je relance avec Hina qui part comme du Symphony X, enchaîne sur un riffing black melo et enfin sort un solo de l’espace direction Proxima Centauri. La seconde partie de l’album est plus convenue, dans le genre death tech scolaire relevé au brutal pepper. Le breakdown bien fat de Goddess of Dirt est là pour séduire le normie du XXIème siècle qui sommeille en toi. Un bon album de Gorod, c’est comme un Kurosawa : ciselé, dense, poignant, épique, violent, fourmillant de thèmes. Du bel-art tout-en-un.

note       Publiée le lundi 5 février 2024

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