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Frontier › Live at the Empty Bottle

13 titres - 61:44 min

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enregistrement

Enregistré au Empty Bottle, Chicago, USA, 23 juillet 1996

line up

Kevin Ireland (basse), Michael Tsoulos (batterie), Stephen Wessley (guitare)

remarques

Tirage limité et numéroté

chronique

Styles
rock
indus
Styles personnels
alternatif > post rock

Cet album en concert au Empty Bottle est en réalité un seul et même long titre qui fait l'intégralité du disque. Une improvisation, semble-t-il, qui démarre, l'air de rien, sur un tempo à quatre temps lancé par la batterie. On évolue de plages en plages au gré des nouvelles variations sonores qui sont dessinées, tantôt par l'entrée de la basse, tantôt par un rythme devenant un peu plus enlevé, sans compter les effets de sustain et de delay permanents que distillent les guitares pendant plus d'une heure. Pas d'envolées lyriques, pas de démonstrations techniques ; juste l'assise d'un voyage qui se veut hypnotisant et qui se déroule, imperturbable, dans un style que ne renierait pas les grands noms de la scène teutonne, comme Faust ou Neu !, voire les allumés d'Hawkwind. Mais en l'absence des sentiments d'insouciance et de déconne qui vont d'habitude de paire avec le genre, rendant, du coup, tout réel décollage beaucoup plus laborieux. Tout au long du périple, la musique de Frontier n'est que prétexte à l'agencement de nappes sonores interminables dans lesquelles les uns aiment à se perdre, les autres à s'y ennuyer. Car si le défi était de tenir l'auditeur en haleine jusqu'au bout, il faut avouer qu'on a bien du mal à rester encore concentré avant que la première demi heure soit passée. Quand on évolue dans un tel contexte, les alternatives ne sont en effet pas nombreuses ; le groupe n'ayant d'incidence sur sa musique qu'en jouant sur les dynamiques ou sur le tempo, ses possibilités s'en retrouvent fatalement limitées si bien qu'on en a vite fait le tour au point de se demander ce qu'ils vont bien pouvoir trouver pour s'extirper de cette situation. Passées les trente premières minutes, en guise d'approche différente, quelques arpèges de guitare introduisent un chant lointain, noyé dans un flot de décibels et qui a bien du mal à se frayer un chemin dans ce paysage tumultueux. A ce stade, on se dit que le groupe a épuisé toutes ses ressources (bien maigres) et qu'il est condamné, à présent et jusqu'à la fin, à se répéter. Ce n'est hélas pas les dix dernières minutes, faites de larsens exacerbés sur une rythmique plus métronomique que d'habitude, qui vont nous extraire de cette torpeur. La démarche, sans être d'une grande originalité, reste néanmoins défendable. Peut-être aurait-il fallu injecter à tout cela un petit je ne sais quoi qui aurait permi au commun des mortels de rester captivé de bout en bout, ou alors être plus raisonnable et revoir ses prétentions à la baisse en réduisant facilement de moitié la durée du calvaire.

note       Publiée le jeudi 3 octobre 2002

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