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R.E.M. › Chronic town

cd • 5 titres

  • 1Wolves, lower
  • 2Gardening at night
  • 3Carnival of sorts (Box Cars)
  • 41,000,000
  • 5Stumble

extraits vidéo

informations

Drive-In Studio, Winston-Salem, Norht Carolina, USA.

line up

Michael Stipe (chant), Bill Berry (batterie), Mike Mills (basse), Peter Buck (guitare)

chronique

Un peu étrange le cas de R.E.M., un groupe sorti de l’underground qui rencontrera un succès colossal à une époque et pourtant dont on sait peu de choses. Même la ménagère se souvient du brillant ‘Losing my religion’ mais le citoyen lambda ignore probablement que les Américains ont sorti près de quinze albums, sans trahir un instant leur intégrité musicale. R.E.M. ont été énormes au cours des 90’s mais qui les cite réellement au delà de quelques tubes imparables ? Beaucoup de fans de cette époque ignoraient qui plus est que le groupe était déjà riche d’une solide discographie à ce moment. Heureusement, son aura est plus présente que jamais car R.E.M. est une formation dont on ne se lasse pas, dont la musique durera éternellement. Parce qu’ils sont ricains, on a toujours hésité à en parler en termes post punk et pourtant, à l’écoute de ce premier EP aujourd’hui réédité, je ressens ce que j’ai ressenti sur ‘Murmur’, ces mecs, à leurs débuts étaient un pendant américain des Smiths. L’excellent ‘Wolves, lower’ dégage ce spleen si typique des Mancuniens, ce sens aigu de la mélodie, à ceci près que le jeu de guitare s’inspire clairement du folk américain et que je pige que dalle aux textes de Stipe; ‘Carnival of sorts’ et ‘1000’000’ ont l’air de sortir de sessions de ‘Three imaginary boys’ et pourtant, il est clair dans le feeling que ce groupe n’est pas européen. Si on effectue aisément des parallèles, R.E.M. ont déjà une personnalité marquée, un sens aiguisé de la mélodie baignée d’une indicible tristesse, véhiculée notamment par le chant déjà bien dans la place et charismatique. Sur ‘Stumble, ils font cohabiter l’esprit Simon & Garfunkel avec le groove froid du post punk et quelques délires niveau percussions… Si l’on excepte une première démo, voilà donc la première pierre d’un chantier de cathédrale qui durera près de 30 ans sans vrai faux pas… Près de 20.000 copies vendues à sa sortie, y a pas photo, les gargouilles, c'est jamais un hasard. 4,5/6

note       Publiée le samedi 30 septembre 2023

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dariev stands Envoyez un message privé àdariev stands
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Un joyau. 10 ans que je ne m'en lasse pas. Un charme fulgurant, nocturne, un peu occulte, campagnard et routier, entre foret et trains en ruine. C'est fin, obsédant, sixties sans être rétro (autant dire qu'ils ont la formule de la pierre philosophale). À des lieues de l'emphase qu'ils adopteront à partir du milieu des 80's, même si ça restera, là encore, un grand groupe. Est ce que les Smiths les écoutaient ?

Note donnée au disque :