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Luigi Boccherini (1743-1805) › Stabat mater

  • 2000 • Erato volume 79 • 1 CD

13 titres - 51:16 min

  • 1/ Stabat mater dolorosa 4.29
  • 2/ Cujus animam gemetem 1.41
  • 3/ Quae maerebat et dolebat 2.25
  • 4/ Quis est homo 1.39
  • 5/ Propeccatis suae gentis 3.30
  • 6/ Eia mater fons amoris 6.36
  • 7/ Tui nati vulnerati 4.16
  • 8/ Virgo virginum praeclara 5.19
  • 9/ Fac ut portem christi mortem 2.47
  • 10/ Fac me plagis vulnerari 2.02
  • 11/ Quando corpus morietur 3.44
  • Recitavo e aria
  • 12/ Ah no ! Son io che parlo 7.04
  • Aria da concerto
  • 13/ Care luci 8.02

line up

Cecilia Gasdia (Soprano) ; I solisti Veneti ; Claudio Scimone (Direction).

remarques

Il s'agit de la réédition dans la collection économique "le voyage musical" d'un enregistrement du label Erato.

chronique

Styles
musique classique
Styles personnels
musique sacrée-classique

Ce «Stabat mater» signé Boccherini est sans doute une des partitions du genre les moins sombres et tristes. L’œuvre est objectivement ravissante et particulièrement gracieuse mais baigne très largement, et même essentiellement, dans une atmosphère à la fois douce et légère. La fameuse première strophe, qui s’exprime généralement avec affliction et douleur, y compris dans les œuvres les moins dramatiques du genre comme celle d’Alessandro Scarlatti, est ici plus lumineuse, plus apaisée. L’écriture en est assez convenue, les cordes assurant une étoffe mélodique soyeuse et travaillée, le rythme est contenu, le chant virtuose et, en cette période purement classique, plus sensuel que dans une écriture baroque, et c’est souvent de sa magnifique et souveraine présence que naîtront les moments d’émotions véritables de cette pièce («Quis est homo», «Propeccatis suae gentis»…). A ce titre, si un aria comme « Eia mater…» ne peut raisonnablement être qualifié de triste ou mélancolique, sa ligne chantée est d’une lenteur et d’une finesse touchante qui confine à l’émotion. Boccherini a aussi fait l’impasse sur le dramatisme, la grandiloquence, pour ne délivrer que des airs lents et sereins, parfois méditatifs ou plus simplement fins et discrets. On retrouve la finesse mélodique de l’auteur des quintettes avec guitares, la richesse de son imagination et la grande facilité de son écriture. Voici donc une succession de moments aériens pour soprano, parfaitement servis par des cordes de velours ; des violons gracieux et mélodiques aux violoncelles profonds et rythmiques. Un pays de douceur, merveilleux et magistral, mais où l’oreille en quête de larmes et de mélancolie n’aura rien, ou si peu, à se mettre sous la dent. «Virgo virginum praeclara» et sa légère tension dramatique ombrant tout de même ce lumineux, et délicieux tableau.

note       Publiée le samedi 28 septembre 2002

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heirophant › samedi 26 novembre 2005 - 16:03  message privé !
bien dit darkanar!
Darkanar › samedi 19 avril 2003 - 23:17  message privé !
Mouais... C'est une curieuse façon de voir les choses et d'aborder un système de notation. Si tu ne veux parler que des oeuvres "sombres, tristes, mélancoliques, etc..." ne vaut-il mieux pas, dans ce cas, ne pas chroniquer du tout ce qui ne répond pas entièrement à cette étiquette plutôt que de "saquer" de cette manière un tel chef d'oeuvre?
Note donnée au disque :       
Sheer-khan › vendredi 18 avril 2003 - 13:27  message privé !
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La chronique précise qu'ils'agit d'une oeuvre délicieuse et réussie. La note, comme la majorité des notes attribuées aux disques de classique, ne veut rendre compte que de la pertinence de la présence du disque sur le site, présence justifiée par le type de pièce (requiem... stabat mater... leçons de ténèbres... nocturnes...), mais qui risque de décevoir les amateurs de sombres, tristes, mélacoliques etc... ainsi le requiem de Hasse a-t'il lui aussi la note de 3/6... il faut lire les chroniques, chers amis, qu'on ne les fasse pas pour rien.
Darkanar › vendredi 18 avril 2003 - 12:54  message privé !
Je te trouve bien sévère ici sur un des plus beaux Stabat Mater que je connaisse. Certes, la musique n'est peut-être pas très expressive et en cela ne dessert sans doute pas, il est vrai, le qualificatif de "Stabat Mater". Mais il en demeure une oeuvre magnifique, un ravissement vocal et une beauté contemplative que peu arrivent à effleurer.
Note donnée au disque :