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Antonio Vivaldi (1678-1741) › Stabat mater

21 titres - 52:02 min

  • Concerto ripieno RV114 en ut majeur - 1/ Allegro 2'27 - 2/ Adagio 0'43 - 3/ Ciaccona 3'01 Cantate ''cessate, omai cessate'' RV684 - 4/ Largo e sciolto Cessate, omai cessate 1'58 - 5/ Larghetto & Andante molto Ah ch'infelice sempre 5'17 - 6/ Andante A voi dunque ricorro 1'14 - 7/ Allegro Nell'orrido albergo ricetto di pene 3'35 - Sonata a quatro ''Al Santo Sepolcro'' RV130 - 8/ Largo molto 2'22 - 9/ Allegro ma poco andante 2'41 - Introduzione al miserere ''Filiae Maestae Jerusalem'' RV638 - 10/ Recitativo. Adagio. Allegro. Adagio Filiae maestae Jerusalem 1'54 - 11/ Largo Sileant zephyri 6'37 - 12/ Recitativo Sed tenebris diffusis 0'58 - Stabat Mater RV621 - 13/ Stabat Mater dolorosa Largo 2'53 - 14/ Cujus anima gementem Adagio 1'47 - 15/ O quam tristis Andante 1'50 - 16/ Quis est homo Largo 2'48 - 17/ Quis non posset Adagio 2'03 - 18/ Pro peccatis suae gentis Andante 1'49 - 19/ Eja mater, fons amoris Largo 2'44 - 20/ Fac ut ardeat Lento 1'39 - 21/ Amen Allegro 1'04

line up

Andreas Scholl (Contre-ténor); Ensemble 415; Chiara Banchini (direction)

remarques

chronique

Styles
musique classique
Styles personnels
musique sacrée-baroque

Des thèmes au violon tous plus tristes et beaux les uns que les autres, une écriture limpide et simple, un rythme parfait et solennel, un chant entre prière et larme, plainte et complainte… Antonio Vivaldi a signé un des plus beaux et des plus poignants Stabat Mater qui soit. Celui à qui l’on a pu reprocher une certaine légèreté, une trop grande facilité d’écriture signe là où d’autre se perdraient en baroque un joyau de mélancolie pure et magnifique. Extrêmement accessible en raison de son vocabulaire simple, du rythme délié et de la surprenante et évidente beauté de ses mélodies, la partition est toute entière tournée vers la peine et la douleur : Vivaldi était prêtre et prenait la douleur de Vierge très au sérieux. La beauté vient des accords que joue la basse continue, profonds et graves, sur lesquelles les cordes les plus claires expriment, en alternance avec la voix, des lignes dont la mélancolie vous entre dans la tête et le cœur à la première écoute, et ne vous quitte plus. Les instruments se font discrets et infimes pour que la voix soit reine, ses accents, ses troubles, ses affections sont perceptibles, au centre du sujet… avant qu’elle ne se taise, comme à bout de force morale, et que délicatement les cordes prennent de l’ampleur, et la suite mélodique. Entre le balancier d’une basse régulière, et la sobre confrontation de la voix et du violon, Vivaldi a trouvé la suffisance et la profondeur. Il livre ses notes les plus bouleversantes, comme ce thème récurrent qui ouvre le «virgam virtutis…», puis vient régulièrement nous reprendre le cœur. Pas une strophe de joie, pas une ligne de bonheur ou d’enjouement, Vivaldi a écrit la douleur, la tristesse et les larmes. Un véritable monument de mélodies en larmes pures… une merveille parmi les merveilles.

note       Publiée le samedi 28 septembre 2002

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taliesin › dimanche 12 mai 2013 - 17:55 Envoyez un message privé àtaliesin

@bouclelunaire : clap clap clap ! Bravo, rien à ajouter, magnifiquement commenté, je plussoie comme on dit de nos jours ;-)

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Moonloop › dimanche 12 mai 2013 - 16:27 Envoyez un message privé àMoonloop

Il y a un aspect très "lumineux" chez Vivaldi... Sa musique est à la fois vivante et vivifiante. Elle véhicule une grande énergie, une force dans le rythme, une aisance, une "justesse" à travers les humeurs parcourues. Un aspect très aérien aussi; versatile mais toujours dans la clarté et la sincérité de l'expression... Ce que Sheer-Khan a résumé dans le terme "d'évidence"... Pour ce qui est des 4 saisons, je crois que la pièce a été un peu dénaturée, comme tant d'autres dans le "classique". Plus d'un serait pris d'éructations dès l'entame et pourtant, cette œuvre aussi est un monument (après, c'est selon la sensibilité de chacun, bien sûr)...

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Anomaly › samedi 19 août 2006 - 18:10 Envoyez un message privé àAnomaly
=')
Note donnée au disque :       
Arno › vendredi 3 février 2006 - 17:50 Envoyez un message privé àArno
Y a un "que" en trop...
Arno › vendredi 3 février 2006 - 12:47 Envoyez un message privé àArno
Ce que je voulais dire, c'est que sur GOD, la note en bas d'une chronique de musique "classique" et que la chronique elle-même font toujours référence à la composition et pas à l'interprétation... Comme tu l'auras remarqué, les remarques sur l'interprétation sont dans "remarques"...