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Misery Index › Traitors

37:21 • 11 titres

  • 1We Never Come in Peace 01:59
  • 2Theocracy 04:31
  • 3Partisans of Grief 03:36
  • 4Traitors 02:23
  • 5Ghosts of Catalonia 05:00
  • 6Occupation 04:43
  • 7Ruling Class Cancelled 02:07
  • 8The Arbiter 02:02
  • 9American Idolatry 02:19
  • 10Thrown Into the Sun 03:58
  • 11Black Sites 04:44

extraits vidéo

informations

Enregistré par Kurt Ballou en mai 2008 aux God City Studios (Salem, MA). Mixé et masterisé par Drew Lamond et Steve Wright en juin 2008 au Wrightway Studios (Baltimore, MD).

Illustration par Orion Landau

line up

Adam Jarvis (batterie), Mark Kloeppel (guitare, voix), Jason Netherton (basse, voix), Sparky Voyles (guitare)

Musiciens additionnels : Tomas Lindberg (voix [7]), Brian Daniloski (intro, 10), Guy Kozowyk (voix, 3, 4).

chronique

Avec Misery Index, on saisit tout de suite qui sont les traîtres. Dans l’esprit, pas de dépaysement à attendre, on reste sur du revendicatif énervé. Dernier bon album de Misery Index, Traitors est aussi le morceau-titre qui conclut chaque concert du groupe. Toutes les recettes du classique du meilleur groupe de metal des années 2000. Cela dit, même si la production a pris du muscle, il n’atteint pas, sur le fond, la fureur des deux albums précédents et préfigure la pente descendante à venir. Je suspecte d’ailleurs que le consensus autour de cet album se soit formé autour d’un son qui correspond davantage aux attentes du public au XXIe siècle. Mais ce qui compte, dans le metal, ce sont les riffs. Seulement les riffs. On aime Misery Index pour cette capacité à infuser des riffs et (un discours) grind dans une architecture metal. Cela paraît évident mais personne ne l’a fait mieux qu’eux. À part Dying Fetus, oui, mais c’est un autre sujet. Misery Index est plus aérien, plus punk, moins NY hardcore. Bref. On aime aussi Misery Index car l’écoute des cinq premières secondes d’un morceau est immédiatement jubilatoire. Sur Traitors, cette extase permanente n’est plus malgré un niveau général encore élevé et une ouverture qui préfigure un nouveau chef d’œuvre. Traitors est le premier album sur lequel va poindre l’ennui, avec des trous d’air ici et là, des riffs ordinaires qui n’ont pas le souffle épique de leurs prédécesseurs. « Partisans of Grief » tourne déjà un peu en rond en même pas trois minutes et « Ghost of Catalonia » me fait décrocher, surtout qu’ « Occupations » ventile ensuite un peu à vide. Heureusement, le retour à l’énergie punk/grind sur les titres suivants, dont l’énorme « Ruling Class Cancelled » offre un bon tremplin à une fin d’album mid-tempo qui joue dans une cour qui n’est pas la leur, dirais-je, celle du gros metal qui tache. Porté par quelques excellents morceaux judicieusement placé, Traitors souffre d’un manque d’inspiration que Sparky Voyles a sans doute vu venir avant de quitter le navire.

Bon
      
Publiée le jeudi 10 août 2023

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    blood Envoyez un message privé àblood

    Chacun son avis sur la carrière du groupe (perso, je vais jusqu'à Heirs to Thievery, après ça m'emmerde), il y a en revanche un aspect sur lequel ils étaient inattaquables à l'époque, c'était le live. Je les ai vus en concert plusieurs fois au cours de cette période, et c'était à chaque fois mornifle sur mornifle.