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Kite › III

cd • 5 titres

  • 1Jonny Boy
  • 2If there's an if in us
  • 3A little moretime
  • 4Hexx
  • 5Castle of sand

extraits vidéo

informations

Panama Studios, Stockholm, Suède.

https://kitehq.bandcamp.com/music

line up

Niklas Stenemo (chant, musique), Christian Berg (musique)

chronique

Kite, c’est un peu le ‘Let the right one in’ de la pop, un de ces trucs forts, attachants et chelous comme seuls les Scandinaves peuvent en proposer… Déjà, les mecs, 15 ans de carrière et un seul album, un live, tout le reste étant constitué de singles et comme je ne les possède pas tous, je ne vais pas m’encombrer de chronologie. Commençons avec le chanteur Niklas Stenemo avec sa gueule aux joues creusées, son ambiguïté vestimentaire et surtout sa voix d’adolescent, le tout ne paraissant presque pas affecté par les années (alors qu’il est bientôt cinquantenaire); ce chant vraiment spécial, déchiré et épique parfois, participe beaucoup à l’identité du groupe. Concernant la musique, c’est une new wave à l’ancienne sans effet nostalgique, extrêmement riche, dansante mais soignée, profonde, comme une version sombre de Erasure. On a clairement affaire à des gens qui connaissent leur affaire, capables à l’instar de Depeche Mode de rassembler les foules alors que tout chez eux est trouble, à double sens, à commencer par leur nom contrasté par leur logo glauque. Ce troisième essai, c’est du lourd, une déclinaison d’un spectre sans couleur. Fabuleux ‘Hexx’ (les deux XX résument: chant féminin innocent, mélodie en béton, percussions lourdes et tribales, sonorités louches), un ‘Jonny Boy’ dansant, ambigu dans sa rythmique claquante, ses sonorités pesantes et son flutiau synthétique faussement inadapté mais parfaitement cohérent quant à la double (voire triple) lecture des textes. A côté de cela, ‘Castle of sand’ joue la carte de la mélancolie de bord de mer, la poitrine nue, sanglante, version baroque; les synthés, la production, chez Kite, c’est du lourd, même sur des influences faussement pop 80 (‘A Little moretime’). Le plus impressionnant là dedans est qu’on ne ressent pas spécialement d’effet nostalgique, le duo crée cette musique très naturellement car elle lui parle, il a des choses à exprimer par ce bief sans tenter de surfer sur un quelconque revival. Le combo d’ailleurs ne signe que sur des labels alternatifs expliquant probablement leur manque de reconnaissance international alors qu’on tient très clairement un boxer poids lourd de la catégorie new wave contemporaine/dark wave…

note       Publiée le samedi 29 juillet 2023

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