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Forever Grey › Alabaster chamber

cd • 8 titres

  • 1The style is death
  • 2Sacrifices made
  • 3Winter has ended nearly
  • 4The hunger
  • 5Turn on death
  • 6Love is temporary
  • 7Cathedral of hailstone
  • 8Haunted symbols

extraits vidéo

informations

https://forevergrey.bandcamp.com/

line up

Kevin Czernik (chant, musique), Samantha Kubiak (chant, musique)

chronique

‘Caveau d’albâtre’, ça sonne mieux que ‘La statue d’ivoire’ d’Yves Duteil et bien évidemment, il n’y a aucun rapport, il s’agit juste d’un tour de passe-passe pour démarrer la chronique et capter votre attention. Forever Grey est un combo qui travaille dur : cinq minis et singles en 2015, en K7 ou en digital (compilés en CD par Bat-Cave productions) mais c’est à partir de 2016 qu’il franchit un cap en ne sortant plus que des albums. Le premier d’entre eux s’intitule donc ‘Caveau d’albâtre’ ; effectivement, il y a quelque chose, plus que d'un tombeau, d’un hiver personnel recrée par l’art entre les quatre murs d’une pièce dans cette musique. Imaginez ‘Closer’ que vous dépouillez de toute trace de gras et vous aurez un début d’idée. Nos Américains aiment à lancer un rythme mixé en avant, enrobé d’une basse, avec parfois quelques lambeaux écorchés de guitare, l’arrière-fond étant occupé par le chant, tantôt masculin, tantôt féminin, parfois les deux en répons dans le même titre, à chaque fois perdu dans la réverbération. La chronique pourrait s’arrêt… Non, on pourrait croire que Forever Grey ne sont que de vulgaires nostalgiques/plagiaires de Joy Division alors qu’ils ont plus de personnalité que cela et une démarche différente malgré tout. Certes, les Mancuniens sont une influence évidente de même que les Cure époque 'Seventeen Seconds/Faith', on cherche à brasser la même grisaille avec ces teintes anthracites bien plus que d’albâtre mais les Américains travaillent davantage les effets de minimalisme et de répétition pour créer une transe hypnotique, parfois assez pêchue même (‘Turn on death’, ‘Love is temporary’…), ajoutent une légère touche dark wave (‘The hunger’). Creusons davantage. On sent l’importance de l’ambiance dans cette musique mais je relève deux qualités essentielles. La première, le duo ne se contente pas d’instaurer un climat, il développe chaque fois un squelette de mélodie, un peu paresseux mais efficace ; deuxio : la production ne sonne pas clinique, c’est dépouillé mais pas sec, stérile. Plus que dans un caveau, ces compositions m’emmènent dans le labyrinthe végétal de ‘Shining’ mais nappé de brouillard. On déambule le long des allés buissonnantes fantomatiques ce qui n’a aucune importance car de toute manière, on erre sans but, on se fout bien de savoir si l’on va quelque part. Je pourrais même ajouter qu’avec une recette relativement simple, Forever Grey, tout en méritant son nom, nous évite toute forme d’ennui. Bien joué, la cold wave n'est pas forcément une spécialité américaine.

note       Publiée le mercredi 26 juillet 2023

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    Richard Envoyez un message privé àRichard

    Acheté lors de sa sortie et un seul souvenir : ennui total.

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