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Big Country › Steeltown

cd • 10 titres

  • 1Flame of the west
  • 2East of Eden
  • 3Steeltown
  • 4Where the rose is sown
  • 5Come back to me
  • 6Tall ships go
  • 7Girl with grey eyes
  • 8Rain dance
  • 9The great divide
  • 10Just a shadow

extraits vidéo

informations

Polar Studios, Stockholm, Suède; RAK Studios, Londres, Grande-Bretagne.

line up

Stuart Adamson (chant, guitare, E-Bow), Bruce Watson (guitare, E-Bow, mandoline, choeurs), Tony Butler (basse, choeurs), Mark Brzezicki (batterie, percussions)

chronique

new wave / rock / rock wave héroïque

‘Tu fais quoi comme métier ? ‘. ‘Musicien’. ‘Ok mais tu as un job à côté ?’. Ben voyons… 1983, Big Country sort son premier opus, tourne, fait des plateaux, enregistre un mini puis sort son second album et être un zicos ne serait pas un vrai métier ?!? C’est la mine, ouais. ‘Steeltown’, j’adore le titre, la pochette, ce côté héroïque, engagé socialement… Certains estiment qu’il souffre un peu du syndrome du second album mais je ne partage pas cette opinion, je le trouve au contraire plus compact, précis. Certes, il n’inclut pas de hit immédiat comme ‘In a big country’, requiert plus d’attention mais se révèle plus sombre, moins épars et du coup, plus percutant. La production de Steve Lillywhite (oui, le même que U2) une fois encore confère une impression de chevauchée montagneuse à une rythmique indéboulonnable, une aura d’armée en marche aux guitares utilisant des techniques aux limites du hard rock pour retranscrire en électricité l’âme originelle des cornemuses; le chant de Adamson est plus assuré également comme en témoigne les deux brûlots d’ouverture. Le sentiment général évoque un combo qui a moins expérimenté pour se focaliser sur ses lignes de frappe les plus efficaces. Et ça marche. Non content de mettre en valeur le réel talent de musiciens doués capables de technique tout en lui donnant une fluidité pop (le couplet de ‘Steeltown’, véritable pièce de bravoure tout en sobriété), le disque aligne les excellents titres sans discontinuer. Enfin presque. Sous format EP, ‘Steeltown’ aurait défoncé la baraque mais hélas, c’est un LP. Après un ‘Come back to me’ inspiré du folklore avec son âme celtique, son aspect hymne s’élevant vers le ciel, pas désagréable du tout, une certaine dynamique se casse. ‘Tall ships go’ nous remet pourtant en selle d’un coup d’éperon dans un bouillonnement sombre, crissant, paraissant évoluer au rythmes de rotatives métalliques puant l’huile rance mais il est flingué par ‘Girl with Grey eyes’ lui aussi plus lent, plus tranquille et surtout très fade. Là encore, ‘Rain dance’ avec son thème folklorique relance d’un coup l’adrénaline mais quelque chose s’est distendu quand même. ‘The great divide’ et ‘Just a shadow’ font le boulot mais c’est le moment où épuisé après avoir dansé comme des malades durant tout un concert, on file vite aux chiottes et se prendre une bière avant le rappel (qui n’arrivera pas pour le coup). Ces deux chansons dégagent une impression de réchauffé, voilà la vérité (si ce n’est que Adamson est excellent derrière le micro en tirant sur ses réserves, défaut pour les uns mais pas pour moi). Rien de très grave mais face à une moitié d’album invincible et parfaite, l’effet est dévastateur. ‘Steeltown’ aurait pu être un excellent album, il se contentera d’être bon et c’est dommage. Flamboyant, il sait l’exprimer avec plus de retenue, s’avère marqué d’une ombre absente de ‘The crossing’ qui lui confère une profondeur particulière, une forme de poésie sociale quasi mystique...

Bon
      
Publiée le mardi 27 juin 2023

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    Raven Envoyez un message privé àRaven
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    U2 version prolétaire... Et pas tête à claques. Il y a des moments de grâce pure dans ces rouages herock (j'abonde dans ton sens pour le sous-genre Shelleyan), comme sur un Sparkle in the Rain. Rien que "Flame of the West" pour commencer un disque, y a moins... flamboyant.

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