Vous êtes ici › Les groupes / artistes › S › The Skids › The absolute game
The Skids › The absolute game
- 2001 • Track records TRK1006CD • 1 CD
cd • 10 titres
- 1Circus games
- 2Out of town
- 3Goodbye civilian
- 4The children saw the shame
- 5A woman in winter
- 6Hurry on boys
- 7Happy to be with you
- 8The devils decade
- 9One decree
- 10Arena
extraits vidéo
informations
The Manor, Audio International, été 1980, Grande-Bretagne.
Je ne saurais trop conseiller la version 'Captain OÏ' qui inclut en bonus 'Strength through joy', une collection de morceaux enregistrés durant la session qui était proposée avec les premiers tirages de l'album à l'époque.
line up
Richard Jobson (chant, guitare), Stuart Adamson (guitare, choeurs, synthé, percussions), Russell Webb (basse, synthé, choeurs, percussions), Mike Baillie (batterie, percussions, xylophone, choeurs)
Musiciens additionnels : Derek Wadsworth (didgeridoo), Gracie Benson, Harriet Bakewell, Marlis Dunklau, Mary Volke, Sally Nettleton (chorale adulte), Alison Pipkin, Andrew Sigsworth, Chloe Dymott, David Pipkin, Esther Marshall, Hannah Yeadon, John Sigsworth, Jude Nettleton, Julius Newell (chorale des enfants)
chronique
Lancer un groupe, ça demande pas mal d’énergie, le souci, c’est que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Sortir un premier disque, à l’image d’une nuit de noce, ce n’est que le début de l’aventure et la suite s’avère souvent nettement plus ardue et périlleuse. Pour the Skids, tout semble rouler, en trois ans d’existence, outre les concerts, une signature chez Virgin, le combo s’apprête à sortir son troisième opus. Sauf que les premiers signes d’effritement ont déjà commencé avec le changement de batteur (ok, c’est courant) mais surtout le départ du bassiste William Simpson, membre fondateur. C’est Russell Webb qui prend sa place et joue donc sur ‘The Absolute game’, un disque qui parait opérer une synthèse des deux précédents, alternant entre morceaux crus et tribaux (‘Out of town’, l’excellent ‘Devils decade’ ) et d’autres plus orientés new wave (‘Goodbye civilian’), donc pas de changement notoire ? Si, quelques touches épiques (les choeurs de ‘A Woman in winter’, la guitare de ‘The children saw the shame’, la touche héroïque de ‘Curry on boys’, ‘One decree’) préfigurant le travail d’un autre groupe inexistant encore mais plus pour longtemps: Big Country. ‘The absolute game’ représente en effet l’ultime opus avec Stuart Adamson qui travaillera encore sur une ou deux chansons du 4ème Skids mais lancera surtout son propre projet mais ceci est une autre histoire. Rien de très étonnant quand on écoute, ce troisième disque expose tout le potentiel des Ecossais mais aussi leurs faiblesses. Concernant le premier, on retiendra des ambiances fortes, héroïques, sombres, tranchantes, un chanteur efficace, des musiciens investis, une énergie palpable et une certaine volonté d’évolution. Au niveau des secondes, un manque significatif de hits marquants (malgré le petit succès du single ‘Circus games’). La concurrence est rude alors, le public lambda (pas encore complètement lobotomisé comme aujourd’hui) relativement exigeant et The Skids expérimentent ce que beaucoup de formations post-punk vivront: sortir de l’underground punk, accéder à une certaine lumière tout en produisant une musique malgré tout trop alternative pour y demeurer longtemps. A l’instar de Ultravox période John Foxx, the Skids malgré leurs nombreuses qualités manquent de reconnaissance sans compter que U2 est en train de fracasser la baraque dans une veine proche en alignant des classiques indémodables. Très dommage car ‘The absolute game’ est de ces travaux dévoilant ses richesses sur le long terme, une série B mais noble (les métaphores martiales, un certain esthétisme, ne faciliteront rien). Après tout, les disques ont cette qualité, à l’instar des bouteilles et des livres, contrairement aux téléchargements digitaux qu’on consomme et jette à volonté, de permettre de (re)découvrir ces éléments au moment opportun, des années plus tard si besoin. Je n’aurais pas écrit ces paroles il y a dix ans justement mais ce skeud est clairement en train de devenir mon favori du groupe, détrônant peut-être le premier. Franchement, le riche ‘Arena’ vient jouer sur le terrain de Theatre of Hate et Danse Society sans casque ni coudières, pour gagner… Manquait juste un public réellement adéquat. 4,5/6
Dans le même esprit, Shelleyan vous recommande...




dernières écoutes
Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "The absolute game" en ce moment.
tags
Connectez-vous pour ajouter un tag sur "The absolute game".
notes
Note moyenne 1 vote
Connectez-vous ajouter une note sur "The absolute game".
commentaires
Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "The absolute game".
- nicola › Envoyez un message privé ànicola

Je verrais plutôt la corne d’abondance.
- Richard › Envoyez un message privé àRichard
Shelleyan ou le Tonneau des Danaïdes pour ses lecteurs. Merci pour cette découverte et l’appât Danse Society qui ne peut que fonctionner sur moi.

