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Therapy? › Disquiet

cd 1 • 11 titres • 41:36 min

  • 1Still Hurts
  • 2Tides
  • 3Good News Is No News
  • 4Fall Behind
  • 5Idiot Cousin
  • 6Helpless Still Lost
  • 7Insecurity
  • 8Vulgar Display Of Powder
  • 9Words Fail Me
  • 10Torment Sorrow Misery Strife
  • 11Deathstimate

informations

"In dreams I have achieved everything" (Fernando Pessoa, The Book of Disquiet") --- La réédition du label Restless contient sept morceaux supplémentaires (Armed with Anger, Demon Demons, Electricity (reprise d'OMD), If you're driving pull over, Slippies, Smile or Die, We Kill People).

line up

Andy Cairns (chant, guitare), Neil Cooper (batterie), Michael McKeegan (basse)

chronique

Cette pochette un peu "Unsane by myself", aussi inesthétique qu'un homme nu mettant sa tête dans une poubelle, renferme un Therapy? très pop, très calibré. Presque un Therapy? de stades. De petits stades, locaux. L'appétit de mélodies voire de tubes a grandi. Bien bien mélo, cette Intranquillité, ouais... Ce regain de sucre n'est pas pour déplaire à qui chérit Infernal Love, et sait que le glucose est ingrédient essentiel chez Therapy? depuis au moins Nurse et Troublegum (l'album qui met tout le monde d'accord comme Downward Violator). D'ailleurs j'ai pu voir dans Disquiet une volonté de refaire le match Poubellegum - même si c'est pas la première fois (One Cure Fits All), dans un gabarit plus pop-rock. De façon à la fois hollywoodienne et modeste. Sans que cela sonne forcé, malgré quelques cabotinages pas bien méchants. Juste usé par la vie, tiédi par les années. Un adulte qui sans courir après sa jeunesse, la revit un peu, dans le délavé de la cinquantaine. Moins intense, c'est sûr ; mais juste. Therapy? rejoue culte sur table, avec riffrains et gripthmiques "on tient la forme"... Mais sonne aussi tenu par les obligations du quotidien, routines, rendez-vous, mains serrées en même temps que les dents. Et pour pas tout envoyer chier il chante de la variété au volant, par-dessus sa vieille formule punkpopmetalternatif. Il aura rarement sonné aussi ricain, et avec des mélodies aussi Hüsker Dü ("Tides" en tête), bête comme chewing-gum... Et en même temps, rarement aussi mélancolique. Une tristesse délavée elle aussi, hein, rien de bouleversant... Mais qui s'insinue quand même, à travers les jolis arpèges et les harmonies en chemisette, même par les morceaux les plus chochotte ("Good news is no news", "Torment Sorrow Misery Strife"). Un groupe touchant, à sa manière, avec ses petites obsessions. Malgré des passages parfois bien pilote automatraque, Therapy? sonnent inspirés, c'est aussi con que ça, après le frustrant (mais digne) A Brief Crack of Light... Peut-être parce que cette fois ont fait chauffer le stylo avant d'aller au studio ? Disquiet est bien un pur album à chansons, comme leur triplette-climax Nurbleglove. Pas aussi bon OK, mais comme ça, après ces quelques années à l'avoir comme une rengaine dans un coin, je le vois vraiment dans la suite directe de ces trois-là. Ils ont p't'être perdu de leur mojo depuis, le sursaut freaky Suicide Pact étant à part, mais j'suis attaché à ces mecs depuis mon adolescence, c'est comme ça. Même un peu fanés, s'ils y croient, ils peuvent m'incruster pépouze leurs mélodies rien qu'à eux, petits graffitis rose-turquoises dans la matière grise. Disquiet m'a donc fait plaisir, tout connement : comme un album de vieux rockeurs que j'affectionne, et qui tiennent la boutique... J'vois pas d'meilleure expression pour ce Disquiet. Les artisans sont là, la production est assurée, ils aiment leur métier. Vous voulez un morceau d'intro bien frontalternatif à la "Knives" ? Ben ça tombe bien ils en ont mis un pour commencer. Un package "pour offrir aux nostalgiques des années 90" ? Ils vous tartinent avec amour l'enchaînement impecc' "Idiot Cousin"/"Helpless Still Lost"/"Insecurity" puis la hargneuse "Vulgar display of powder", prouvant que la gnaque ne les a pas quittés. Therapy? alignent, enchaînent, they deliver the goodies, jusqu'au final au riff groovieux, aux couplets rincés-abattus et au refrain hanté de l'ami Cairns qui nous couverait comme une déprime que ça m'étonnerait pas. Cette "Deathstimate", à la fois poussive et belle, achève une sélection de therap'tubes qui ne marcheront jamais, sinon dans leurs cercles d'amis et de vieux fans... La lose est sous contrôle, Therapy? Inc. est entre de bonnes mains.

note       Publiée le mercredi 3 mai 2023

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Note moyenne        5 votes

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

De l'or. Massif. Et iodé sa mère.

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Oui, celle-ci elle saute à la gorge et y fait des gros nœuds.

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surimi-sans-mayo Envoyez un message privé àsurimi-sans-mayo

"There are lots of ugly people in this world

I know because I'm one"

mais Andy :'l

Message édité le 17-07-2023 à 12:29 par surimi-sans-mayo

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Le livret confirme donc que ce titre ne fait pas penser à Pessoa par hasard. Quel putain de groupe de sales lettreux, quand même, tu m'étonnes qu'il me donne autant envie de trinquer bras-dessus bras-dessous avec Andy.

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

"On ne peut pas faire remonter un soufflé" = fake news

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