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The Godfathers › Birth, School, Work, Death

cd 1 • 11 titres • 36:56 min

  • 1Birth, School, Work, Death
  • 2If I Only Had Time
  • 3Tell Me Why
  • 4It's So Hard
  • 5When I Am Coming Down
  • 6Cause I Said So
  • 7The Strangest Boy
  • 8S.T.B.
  • 9Just Like You
  • 10Obsession
  • 11Love Is Dead

informations

chroniqué à partir de la réédition CD du label Lemon, incluant six pistes bonus : Miss That Girl (B-Side), I Can Only Give You Everything (B- Side), When Am I Coming Down (Live Cabaret Metro, Chicago, IL: March 26, 1988), Cold Turkey (Live Cabaret Metro, Chicago, IL: March 26, 1988), Those Days Are Over (Live Cabaret Metro, Chicago, IL: March 26, 1988), I'm Unsatisfied (Live Cabaret Metro, Chicago, IL: March 26, 1988)

line up

Peter Coyne (chant), Chris Coyne (basse, voix), Kris Dollimore (guitare, voix), Michael Gibson (guitare, voix), George Mazur (batterie, percussions, voix)

Musiciens additionnels : Bobby Valentino (violon)

chronique

"BIRTH ! SCHOOL ! WORK ! DEATH !" À bramer à tue-tête en pensant à la retraite à soixante-dix ans, car comme nous le savons "l'espérance de vie ne fait qu'augmenter dans nos sociétés modernes". Sous ce refrain imparable et ce titre d'album/pochette très hardcore punk dans l'esprit, un rock rétro BCBG étriqué, d'apparence générique, apprêté pour des playbacks civilisés sous projecteurs blafards... et qui pourtant vous amidonne les badigoinces, vous laisse ce petit arrière-goût de clope à jeun. Un rock "revival" semblant trivial, proprement motorisé avec ce son très net, rigide, en somme très eighties pour un genre roots et organique - ce qu'il est aussi quand la basse montre bien sa face ("Tell me why"), même si on sera toujours en-deça de la sauvagerie garage de leurs lives. Quelque chose de de tendu se dégage du rock des Godfathers, quelque chose resté comme une arête en travers de la glotte depuis le percutant et hargneux Hit by Hit. Quelque chose de discrètement punk sous ce feeling réac, ces cravates aussi droites que la prod ou les guitares impeccables, ce son "aussi cru de lumière que chez The Jesus and Mary Chain et aussi clé-en-main que chez AC/DC" comme dirait mon sticker marketing, si j'élaborais ces amusantes petites saletés au lieu de les coller sur mon frigidaire. Enfin peu importe quel groupe en particulier évoquent les Godfathers, c'est surtout leur propre tronche qu'ils ont sous leur allure de quidams académiques du rock bien joué, c'est ce qu'on se dit après le nombre de tours de platine réglementaire. Cette impression aussi subtile que tenace de tension, dans leur musique, ne tient qu'à des petits détails, comme un éclat métallique dans la poche intérieure du blazer... Quelque chose qui se ressent par exemple dans la métronomique et bien nommée "Obsession", à la fois swinguante et rigide à mort. Le rock corrige le 'n'roll, le redresse à coups de ceinturon. La dose de brillantine est suspecte. Pourtant, ça peut jouer avec la fraîcheur enjouée d'un Marty McFly, voire avoir l'air aussi couillon de ringardise brute que du Bijou... Pourquoi donc leur zique a cette allure menaçante et crispée, peut-être pas étrangère aux Stranglers avant qui ils jouèrent ? Parce que le rock de ces Parrains plus marlous que Marlon est toujours tiré à quatre épingles, gominé et souriant, comme le sera Michael Madsen dans Reservoir Dogs ; faudra juste lui sucrer son coupe-chou s'il veut écouter la radio... Enfin pour le rasoir, je pense à la netteté tranchante des six-cordes. Et pour la radio, à ces tubes sans gloire hormis l'éponyme, alignés aussi méthodiquement que des dominos. Ce qui n'empêche pas la présence - encore une fois pas forcément évidente au premier coup d'oreille - de morceaux plus tordus (par exemple "When am I Coming Down", glissant dans le psychédélique l'air de rien, ou la maniaque "The Strangest Boy"). Une musique de tocards douteusement consensuels jusque dans leur final mélo-lover facile, de fils à papa des beaux quartiers toujours présents à la baston du week-end contre les prolos (comme dans Outsiders). Toutes ces impressions étant sûrement autant inspirées par le chant austère de Peter Coyne, comme par sa gueule, puisque je suis convaincu que le physique de certains musiciens peut infecter leur musique... Birth School Work Death, en somme, c'est un peu le rock du bal du lycée, sympa, stylé, super bien balancé ; mais dans un monde où Marty McFly a perdu contre Biff Tannen.

note       Publiée le lundi 1 mai 2023

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    Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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    J'ai dû écouter ça à l'époque, le nom m'est forcément familier mais j'avoue que ça ne m'a pas laissé beaucoup de souvenirs. A réécouter peut-être...

    allobroge Envoyez un message privé àallobroge

    Ah ils ont quelque chose, même si trop propret, et puis quand même quel putain d’hymne definitif et jouissif que ” BIRTH ! SCHOOL ! WORK ! DEATH !

    Note donnée au disque :