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Mass Mental? › How to Write Love Songs

cd • 10 titres • 34:53 min

  • 1Bounce04:47
  • 2Go Mexican Go04:34
  • 3Frog Stomp03:05
  • 4Circus01:19
  • 5Speedmental04:09
  • 6I Win04:34
  • 7Bad Vibes02:41
  • 8Mazzmental03:32
  • 9Lifeline04:05
  • 10Kill Ya02:02

informations

Produit par Mark Dodson. Mixé par Dave Dunn, Mark Dodson et Robert Trujillo. Masterisé par Mark Casselman.

L'album est dédié à Lynn Strait, chanteur de Snot (et à son chien Dobbs). Il n'est sorti qu'au Japon.

line up

Robert Trujillo (basse "Bass Fishing"), Benji Webbe (voix "Bass Vocals"), Armand Sabal-Lecco (guitare "Bass Lead"), Brooks Wackerman (batterie "Bass Head", voix sur Speedmental)

Musiciens additionnels : Danny Carbonel (voix, 1), Joey Castillo (percussions, 3), John Wackerman (batterie, 6), Danny Reyes (percussions, 6), Richard Battson (performer, 7), Stephen Perkins (batterie 9), Joey Kiparda (percussions, 9), Crane Whitfield (voix, 10)

chronique

funk / metal alternatif / funk de destruction massive

Tu connais le bassiste de Metallica ? il pose bien sur les photos et on lui laisse faire le guignol au début de For Whom the Bell Tolls. Dans l’temps, à la casa arvernha, on avait un poster du bonhomme : pieds nus à la plage, cheveux interminables au vent, basse en bandoulière, moue satisfaite, mimant la prise d’une vague. Trujillo est plus cool que toi, tu ne pourras rien y faire, et il est sans doute aucun le gars le plus sympathique du metal game. Il cachetonne chez Metalloche mais je m’en bats les balloches, il ne les a pas volés, ses millions (par valoches). Infectious Grooves était le meilleur groupe du monde et il a sécrété un bâtard chromosomiquement discutable : Mass Mental. Avec un point d’interrogation. On pourrait même en ajouter deux et les coller à l’envers. Mass Mental, c’est avant tout de la basse. Les crédits en attestent. Porn bass à s’en frotter le zboub sur les enceintes. C’est très décousu, plus proche de Mr. Bungle que d’Infectious. Prends Speedmetal par exemple qui alterne sing-along funky, cri à la Araya, riffs inaudibles, et toujours une tartine de basse par-dessus. Le reste est à l’avenant, avec un effectif pléthorique de guests dont on ne sait trop lequel fait quoi à quel moment. Infectious Grooves, Dub War, Ugly Kid Joe, Snot, ça respire quand même une certaine époque, un épitomé des années 90. Popularisé par internet, cet album n’a été physiquement distribué que de manière confidentielle, mais comme personne ne connaît, son tarif demeure raisonnable. Completistes de la galaxie Suicidal, je vous recommande cet objet bizarre et le conseille même aux allergiques des pattoneries, dont je fais un peu partie, parce qu’il y a cette vibe décomplexée, d’un album que l’on croirait produit en écriture automatique, une idée après l’autre. Funk-metal instantané, à prise rapide, coupé à l’eau du Pacifique, forcément.

Bon
      
Publiée le mardi 25 avril 2023

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