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Franz Schubert (1797-1828) › Chants nocturnes

11 titres - 59:21 min

  • 1/ Nachgesang im walde, D 913 6.53
  • 2/ Grab und mond, D 893 3.30
  • 3/ der gondelfahrer, D 809 2.48
  • 4/ Gott ist mein hirt, D 706 5.03
  • 5/ Im gegenwärtigen vergangenes, D 710 6.03
  • 6/ Coronach, D 836 5.01
  • 7/ Nachthelle, D 892 5.16
  • 8/ Die nacht, D 983c 2.57
  • 9/ Ständchen, D 920 5.32
  • 10/ Gesang der geister über den wassern, D 714 10.31
  • 11/ Gott im ungewitter, D985 5.10

enregistrement

Enregistrement Avril 1997 (1,10), mai 1998, philarmonie de Berlin Kammermusisaal (1,10), Christuskirche, Berlin-Oberschöneweide. Prise de son et direction artistique : Helge Jörns.

line up

Birgit Remmert (Alto, 9) ; Werner Güra (Ténor, 5, 7) ; Philip Mayers (pianoforte) ; Scharoun ensemble (1,10) ; RIAS-Kammerchor ; Marcus Creed (Direction)

remarques

chronique

Styles
musique classique
Styles personnels
chants profanes-romantique

Chroniquer ce disque sur Guts of Darkness relève un peu de la subjectivité. Ce recueil de chants nocturnes de Franz Schubert ne concerne en effet pas seulement les ténèbres et la tristesse, mais aussi la joie, la félicité et le bonheur. Mais tous ces chants ont tout de même et incontestablement en commun la nuit comme décor, et cela transparaît dans l’atmosphère des pièces les plus enjouées, comme le magnifique «Nachtgesang… » d’ouverture, tout en chaleur chorale et ampleur nocturne, ou le subtil «Nachthelle», où un ténor d’airain récite un chant léger sur pluie de petit piano et soutient de chœur lointain. Le disque alterne rigoureusement ces chansons plus joyeuses, et de véritables joyaux de poésies tristes et douces, toutes entières baignées de l’obscurité immense, et semblant se dessiner doucement, et peu à peu, à la lueur de la lune. «Grab und mond», «Gott ist mein hirt», «Coronach» et surtout le fameux «chants des esprits sur les eaux» (gesang der geister über den wassern), sont autant d’instants de magie pure. Le chœur y est doux, et dense comme un ensemble de cordes, comme une assemblée recueillie sous la lune dans une clairière perdue. Les mélodies lentes, profondes, d’où naissent des grondements infimes de nobles barytons, sur lesquelles pleure un piano solitaire accompagné d’un chant de femmes aux cheveux d’ange… La gravité absolue, la mélancolie des lourdes cordes, et les voix qui entonnent un chant comme une complainte funèbre, unies et plurielles. Tout au long de ce disque on rencontre un Schubert qui mise toute sa matière sur la voix et le chœur. Un piano et voilà tout, seule les pièces 1 et 10 font appel aux instruments. L’extraordinaire pâte sonore de ces voix est de fait si riche et suggestive qu’elle suffit par la science miraculeuse des harmonies à évoquer la voûte céleste et ses milliers d’étoiles, par son ampleur, sa douceur et sa merveilleuse unanimité. Un disque pour ceux qui aime la nuit et la chaleur, le mystère, mais aussi le réconfort, le rêve et la douceur. Une atmosphère merveilleuse et prenante, entre nuit fraîche et feu de Saint –Jean, entre joie et tristesse.

note       Publiée le samedi 21 septembre 2002

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boumbastik › jeudi 13 septembre 2007 - 11:08  message privé !
Je ne remercierai jamais assez François Choubère, mort à 31 ans, faut-il le rappeler, pour la musique qu'il nous a laissée. Jean-Sebastien Baque a fait très fort aussi dans le genre "je ponds des chefs d'oeuvre plus vite que les poules ne pondent des oeufs". De là à croire en Dieu, faut pas déconner quand même...
le.cardinal › vendredi 8 août 2003 - 19:51  message privé !
J'aime beaucoup schubert mais je n'ai encore jamais ecoute celui ci. La pochette (illustration de Caspar von Friedrich) est la meme que celle de "Humain trop humain" de Nietzsche.
Tomas Chatterton › samedi 21 septembre 2002 - 23:49  message privé !
... Et avec du C. D. Friedrich en plus ... "C'est la musique qui m'a fait croire en Dieu" Musset
Note donnée au disque :