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Coroner › No More Color

cd | 8 titres | 34:22 min

  • 1 Die by My Hand [03:46]
  • 2 No Need to Be Human [04:31]
  • 3 Read My Scars [04:32]
  • 4 D.O.A. [04:19]
  • 5 Mistress of Deception [04:57]
  • 6 Tunnel of Pain [04:30]
  • 7 Why It Hurts [03:47]
  • 8 Last Entertainment [04:00]

enregistrement

Enregistré par Steve Rispin au Sky Track, Berlin-Ouest, RFA. Mixé par Scott Burns et Dan Johnson au Morrisound, Tampa, Floride. Produit par Pete Hilton.

line up

Tommy T. Baron (guitare), Ron Royce (basse, chant), Marquis Marky (batterie)

Musiciens additionnels : Steve Rispin (claviers)

remarques

Sorti en vinyle, cd, cassette. Plusieurs rééditions cd par Noise Records. Dernière réédition CD en 2013 par Death Cult Switzerland (c'est à dire par le groupe lui-même). Photographie par Martin Becker.

chronique

Alors je me regardais « The Terminator » l’autre jour ; et j’écoute du Coroner aujourd’hui, et je me dis que ça l’aurait bien fait en BO ! Dire que Coroner c’est froid, mécanique, agile et impitoyable, ça fait la gueule et c’est efficace, c’est un peu faire le portrait de ce cyborg qui se sert dans les armureries pour tirer dans le tas avec une précision démoniaque. Après des albums posant bien les bases, avec ce son froid donc, cette complexité guitaristique, ces solos bizarres, cette voix grognée / criée dégueue, « No More Color » va nous emmener dans un monde encore plus cohérent et plus flippant où définitivement l’espoir s’est fait la malle avec toutes les bonnes choses bourrées au fond de la valise. Le propos n’est pas non plus ultra speed mais pourtant des tas de notes bien agencées se bousculent dans la tête et si on est un peu triste, on se la prend (la tête), et on pleure ; ou alors voit-on tout en noir, « plus de couleur », c’est fini, c’est noir et blanc. Que dire de plus avenant pour ceux qui ne connaitraient pas le groupe ? Ben déjà, le groupe a un logo très cool, que je n’ai jamais réussi à vraiment comprendre, c’est comme le « C » dans Carrefour, je suis sûr que c’est très simple, mais le fait d’apposer son estampille sur un disque, je trouve que c’est se poser comme AOC(oroner). Et je trouve ça fort. Moui, et puis ? Des riffs tristes, des sonorités bizarres, une voix dérangeante, une production qui tue l’amour pour qui a été biberonné par Pantera, et bien sûr une envie de reviens-y finalement assez commune à leurs autres albums. Et pourtant il m’en a fallut du temps pour « rentrer » dans le genoux de Coroner avec mon lit à roulettes. J’ai forcé, et au bout de, allez, quinze ans ça a pété. Pourquoi ? Parce que, au bout d’un moment j’ai réussi à écouter du death metal ou du thrash dit « technique » sans me dire : « oh, mais ils pourraient pas mettre moins de notes là ? Moins de breaks ? Qui a emmené ce synthé ? ». Et là, Coroner, parmi les premiers dans le genre sut allier sobriété et cette dite « technicité » pour balancer des mandales qui vibrent dans mes oreilles, ça tape dans la gueule de manière physique et ils m’ont donné finalement plus envie d’aller me balader du côté « math » du metal, du rock, du punk, de la noise, de la musique électronique, voire de la folk occitane plutôt que celui blues, moule-burnes et bandanas des petits californiens qui reprenaient du Aerosmith, même si Coroner a repris lui-même du Jimi Hendrix et du Beatles. A sa manière : c’est à dire qu’on va pas bien tripper là-dessus, ça va être étouffant et aiguisé comme une dague assassine. Et voilà comment on se met à faire la gueule alors qu’un jour tout était beau, les chemises à bûcherons étaient belles, les doc montantes faisaient envie. Aujourd’hui je pleure en regardant des pubs pour des crocs martens fabriquées par des enfants et sur des vaches coupées de manière sagittale hurlant comme des dromadaires en rut. Quoi, il y a des choses plus graves dans la vie ? Oui, je sais, j’essaye juste de me rassurer après m’être écouté la discographie de CORONER. Plusieurs fois d’affilée. En plus il pleut. Plus d’espoir. Merci du rappel, Coroner. Ah, tiens, ils doivent ressortir un album en 2017, après un coffret « rétrospectif » comme si ça suffisait pas ! Les mauvais augures sont donc de retour, préparez votre soupe à la grimace.

note       Publiée le lundi 8 août 2016

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Richter › samedi 23 février 2019 - 22:30  message privé !

Mon Coroner préféré !

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nicliot › vendredi 26 janvier 2018 - 20:14  message privé !

Parfait

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Klarinetthor › vendredi 19 août 2016 - 02:27  message privé !

meme quand ca ne part - je dirais meme surtout quand ca ne part pas dans des delires de soli... ca arrache bien. Break simples, axplosion a la face, son parfait. Clinique, ce last entertainment.

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louloulou › vendredi 19 août 2016 - 01:38  message privé !

Une merveille du trash, un style que je n'apprécie pourtant pas beaucoup. Mais les Coroner sont incroyables.

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Rastignac › lundi 8 août 2016 - 19:36  message privé !
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boumbastik : il y eut une chronique, et des commentaires, puis il n'y eut plus de chronique, puis il ne fut plus possible de lire les commentaires, puis il re-eut une chronique, et là on peut donc relire les commentaires. Mais juste une chronique. Voilà !

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