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Cosey Fanni Tutti › Delia Derbyshire: The Myths And The Legendary Tapes
- 2022 • Conspiracy International CTIDELIACD2022 • 1 CD digipack
cd • 18 titres
- 1Cornet lament
- 2Four bebe
- 3Sirens
- 4Brainwaves & clogs
- 5Delia tones
- 6Animals
- 7Psychedelic projections
- 8Reverse adrenalin
- 9Snuff chorus
- 10Corridor
- 11Cosmic static noise wasps
- 12An individualist
- 13Ceiling of sickening sound
- 14Dream dinner party
- 15Guitar (Twickenham Studio 3)
- 16Labyrinthe
- 17Samson Pub
- 18Tatum Ergo
informations
line up
Cosey Fanni Tutti (voix, musique)
Musiciens additionnels : Caroline Catz (voix), Chris Carter (mastering)
chronique
Le 16 avril 1958 meurt Rosalind Franklin, pionnière de la biologie moléculaire, elle sera la première à formuler la structure hélicoïdale de l’ADN mais, victime de l’effet Matilda, se verra spoliée de sa découverte par ses collègues James Dewey Watson et Francis Crick. Ce 8 mars permet donc de lui rendre hommage, à elle, aux autres dont une autre pionnière, dans le domaine de la musique industrielle cette fois: Cosey Fanni Tutti dont l’apport bien que reconnu a parfois été légèrement masqué par le charisme de son ancien collègue Genesis P-Orridge. Elle signe ici en solo la B.O. du film ‘Delia Derbyshire: the myths and the legendary tapes’, film que je n’ai pas vu consacré à la musicienne concrète anglaise connue notamment pour les arrangements du générique de la série ‘Doctor Who’ mais aussi par la reconnaissance de musiciens tels que Aphex Twin, Throbbing Gristle ou les Chemical Brothers. Bonne nouvelle, du moins je l’espère, voilà un disque qui s’écoute avec plaisir même sans avoir visionné le film ni écouté la moindre mélodie de Derbyshire, ce qui est mon cas. Cosey Fanni Tutti s’est apparemment servi de carnets de notes de la musicienne pour façonner cette bande originale, très dark ambient dans son intégralité (malgré la splendide ouverture au cornet, nettement plus cabaret funèbre). Pratiquement pas de rythmes en tant que tels (‘Psychedelic projections’ constituant une exception en la matière), nous avons affaire à un travail de sculpture sonore, qu’il s’agisse de nappes synthétiques, d’expérimentations analogiques (‘Animals’), de recherches sur les bruitages, de collages. On oscille entre bribes de musique concrète, dark ambient, musique électronique, pour des atmosphères généralement obscures, intimistes, peu agressives mais sonnant suffisamment expérimentales, rêches (‘Guitar’), pour éviter le piège du planant facile. L’approche non conventionnelle toujours adoptée par Cosey Fanni Tutti permet une restitution marquée d’un grain old school créant un lien avec les travaux de Delia Derbyshire plus tout neufs, à tel point qu’on imaginerait aisément les deux femmes collaborant dans un studio pour ce travail. Une belle vision en ce 8 mars.
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- kranakov › Envoyez un message privé àkranakov
Bon, maintenant que je le connais mieux, je suis bien forcé de lui reconnaître un petit côté tunnel tout de même... Autant le début est très beau, contrasté, varié (ah ! retrouvez ce son de trompette, quel bonheur... même si TG est loin). Le virage ambient plus classique, plus nappes, quoi, qui se trâine jusqu'à la piste 16 est relou. Reste la conclusion, plus dense, plus tenue des deux dernières.
- Note donnée au disque :
- kranakov › Envoyez un message privé àkranakov
Commencé à l’écouter ce matin et dessus depuis, malgré un interlude Michel Legrand, réclamé par mon fils (satanées vacances !)…
Jamais trop retenu par les disques solo de Newby, celui-ci me parle plus. Le parti pris old school des bandes magnétiques au grain si particulier et des accidents de manipulation lui donnent plus de matière que sur ses albums précédents, je trouve. La brièveté de chaque pièce concourt également au plaisir que je prends à parcourir ces cinquante-six minutes.
Ça ne révolutionne rien mais voilà un très compétent (faute d’être aventureux) hommage à tous ces studios radiophoniques des années 50 et 60.
Voilà qui me donne également envie de lire le livre qu’elle a consacré à ce travail.
- Note donnée au disque :
