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Killing Miranda › Blessed deviant

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Shelleyan      mardi 17 janvier 2023 - 18:20

cd • 13 titres

  • 1H8Red
  • 2Burn sinister
  • 3Pray
  • 4Kelly told me
  • 5The game
  • 6Nailed
  • 7Veil of seduction
  • 8Whippinh boy
  • 9Blackeyed
  • 10Send in the clowns
  • 11Ballad of Torrens Street
  • 12Dreaming
  • 13Touched by Jesus (Intra-Venus remix)

line up

Richard Pyne (chant, clavier), Alien Dave, Irish Dave (guitare), Chris Wareham (basse), Belle Star (programmation)

remarques

chronique

Quand on parle de goth rock, on pense facilement aux grands noms de la scène anglaise; cependant malgré la continuité de sa popularité à la suite des 80’s, le pays en question se trouva plutôt dépourvu en matière de labels pour accueillir les petits nouveaux. Une maison de disques fonctionnant par mode et celle-ci ayant beaucoup changé, ils étaient d’emblée condamnés à l’underground et les structures alternatives friandes de gothique matière n’étaient pas légions. Pour les formations qui n’allèrent pas frapper aux portes de labels étrangers, deux grands noms se détachèrent: les discrets Resurrection Records et le plus imposant Nightbreed qui en vint bientôt à signer tout ce qui passait à portée de tir. Le genre lui-même connaissait une forme de mue en la Perfide Albion (plutôt classique en la matière comparée à la Belgique ou l’Allemagne) en intégrant une part électronique qui n’avait pas échappée au boss Trev Bamford, lui-même un pionnier en la matière avec son projet Midnight Configuration. Il n’eut donc de cesse d’aider les jeunes groupes se profilant dans l’exercice. Un peu trop. Nouveauté ne rimant pas avec qualité, son catalogue se trouva rempli d'un bon paquet de boulets n’ayant pas marqué l’histoire. Killing Miranda en est le parfait exemple. Si l’on jette un œil au portrait robot dressé par le dessinateur nous trouvons un combo typique de son époque: influences goth rock, usage décomplexé de l’électronique, vocaux clairs et juvéniles en lieu et place de mines de goudron, production fraiche… Un peu comme Rosetta Stone, Children of Stun, Dream Disciples, et… Donc, oui, la concurrence est déjà en place depuis belle lurette et ce que Killing Miranda apportent est fade. La carte à jouer aurait été un ou deux hits massifs pour dancefloors mais ils n’en proposent pas réellement. Comme ils débutent, la formule n’est pas au point, le chanteur au timbre trop gentil tente par moment de sonner plus méchant (‘Pray’) mais ce n’est pas pertinent, les guitares grossières sont complètement écrasées par la production, les structures sont maladroites, l’ensemble manque de relief et de punch, les textes sont cliché à fond (c’est le moindre des maux)… Bref, c’est un roquet à collier clouté plus qu’un doberman ténébreux qui sort la niche. Oui, tout n’est pas désagréable, une chanson telle que ‘Kelly told me’ est cool mais elle sonne tellement Children on Stun (en moins bien fait) qu’on frise la plagiat. ‘Pray’ sonne ok (usage efficace de l’électronique) de même que ‘Send in the clowns’ maladroitement batcave mais ça fait maigre face à l’électro pop de ‘The game’, la rustrerie vide de ‘Nailed’, l’espèce de trip hop new age cheap à la Enigma de ‘Dreaming’, ce d’autant que les titres tirent plutôt vers les 6 minutes plus même parfois). Autant dire qu’on s’ennuie ferme avant même d’avoir épelé le mot; le remix technoïde de ‘Touched by Jesus’ (leur seul vrai hit) sonne presque comme une délivrance, c’est dire. Un skeud qui n’a de goth que le paquet (ah non, même pas) condamné au bac à soldes où je l’y dénichai pour deux livres. Son prix conseillé.

note       Publiée le mardi 17 janvier 2023

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Dun23 Envoyez un message privé àDun23

Ils en ont fait au moins un autre, un pote me l'avait filé, c'est clairement pas cette pochette (tire vers les tons bleus de souvenir), je sais pas comment il s'appelle non plus et j'en garde pas un souvenir étincelant. Mais je me souviens de leur nom. C'est déjà pas si mal.